Arte Magazine n°2017-41 7 oct 2017
Arte Magazine n°2017-41 7 oct 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-41 de 7 oct 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : invitation au voyage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°41. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 OCTOBRE 2017 6 Chaque jour, Invitation au voyage donne à découvrir trois destinations par le prisme de la culture ou de l’histoire. Embarquement immédiat avec Linda Lorin, sa présentatrice. Du lundi au vendredi à 16.30 Émission Invitation au voyage Lire page 20 Comment définiriez-vous l’identité d’Invitation au voyage ? Linda Lorin  : C’est un rendez-vous quotidien de découverte, qui allie, avec des angles originaux, l’évasion à la culture. Chaque jour, notre équipe de réalisateurs passionnés nous emmène vers trois destinations différentes, avec des thèmes forts et inattendus. D’abord, nous partons filmer un lieu qui a inspiré un écrivain, un peintre, un poète, un musicien ou un couturier. Par exemple, en Éthiopie, sur les traces de Rimbaud, ou à Grasse, où Patrick Süskind a imaginé Le parfum. « L’inspiration », le titre de cette première partie, offre donc un regard à double entrée, une autre vision, plus riche, plus surprenante, d’un site exceptionnel. La deuxième séquence, « L’héritage », s’attache à un lieu façonné par les hommes. Le nord de la Norvège, par exemple, L’art de la fugue serait totalement différent sans les villages sur pilotis des îles Lofoten, créés pour la pêche. Et que seraient les États-Unis sans la Route 66, et l’épopée humaine, mais aussi commerciale, qui l’a engendrée ? Quant à la troisième partie, « L’incontournable », elle raconte l’anecdote peu connue, l’histoire secrète, d’un lieu célèbre. Qui sait, par exemple, que Cinecittà, le Hollywood italien créé par Mussolini en 1937 pour réaliser des films de propagande, a aussi servi de camp de réfugiés pendant la Seconde Guerre mondiale ? Sans oublier « l’encadré » de Thomas Chauvineau, un pas de côté au ton malicieux sur l’inspiration du jour. En quoi l’émission s’inscrit-elle dans la ligne éditoriale d’ARTE ? L’accès à la culture pour tous, l’ouverture permanente sur le monde font partie de l’ADN de la chaîne. C’est important de nous inscrire dans cette ligne éditoriale. Notre ambition, c’est aussi de donner envie de voyager, ou de faire rêver ceux qui nous regardent. À travers de superbes images, tournées aux quatre coins de la planète, l’émission offre trente-huit minutes d’évasion, entre plaisir et émotion. Comment reflète-t-elle les manières contemporaines de voyager ? Aujourd’hui, la planète est à portée de main  : le voyage se démocratise. Nos destinations s’adressent à ceux qui souhaitent découvrir des lieux inhabituels, des chemins de traverse. Bon nombre de gens aspirent à une rencontre plus riche, plus chaleureuse avec le monde qui les entoure. Propos recueillis par Pascal Mouneyres BERTRAND NOEL
WARNER BROS Film atmosphérique Chef-d’œuvre maudit puis objet de culte, Blade Runner continue de fasciner trente-cinq ans après sa sortie. Retour sur une œuvre fondatrice de la sciencefiction contemporaine. 1979  : Ridley Scott, jeune réalisateur britannique, terrorise le monde et révolutionne la science-fiction avec Alien, un survival spatial détournant la majorité des conventions du genre. 1982  : trois ans à peine après ce coup de maître, le cinéaste prouve que ce renversement esthétique n’était que le prélude à un dynamitage plus ambitieux encore. En adaptant un roman de Philip K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, Scott remanie presque entièrement le matériau existant, s’attachant à tourner ce récit d’anticipation comme un polar des années 1940. En faisant de Deckard un flic désabusé, errant dans les méandres d’un Los Angeles essentiellement nocturne, englué dans la pollution, il peint, à la mauvaise lueur des néons, une version dégénérée et suintante du Grand sommeil d’Howard Hawks. Dans son trench-coat dégoulinant de pluie, Harrison Ford évoque un Humphrey Bogart du futur, lancé à la poursuite des « répliquants », des robots doués de sentiments à la recherche de leur âme et échappant à tout contrôle. MAGNIFIQUE ACCIDENT Si le film est aujourd’hui un classique indiscutable, cette consécration ne s’est pas faite sans heurts. Entre les multiples réécritures du scénario, un tournage tendu à cause des exigences du réalisateur et de l’interventionnisme débridé des producteurs, Blade Runner va connaître un destin mouvementé  : pas moins de sept versions ont été présentées au public au fil de son exploitation ! Remodelé à sa sortie, avec l’insertion d’une fin heureuse, il écope d’un échec public retentissant. Il faudra que Ridley Scott attende dix ans pour qu’une version plus proche de ses ambitions ressorte en 1992, avant qu’une ultime variation ne soit dévoilée en 2007 et dûment avalisée par son auteur comme la copie définitive. Entre-temps, le film aura lentement infusé les esprits de ses contemporains, pour acquérir peu à peu une aura culte. Il influencera durablement un grand nombre d’œuvres, de Terminator de James Cameron dès 1984 à A.I. – Intelligence artificielle de Steven Spielberg en 2001. Hanté par une tristesse insondable et un spleen lancinant, ce film atmosphérique a longtemps été un prototype unique, un magnifique accident dans l’histoire balisée du genre, avant que le Québécois Denis Villeneuve (Premier contact) ne lui offre une suite, Blade Runner 2049 (en salles le 4 octobre), située trente ans après l’original, et chapeautée par Ridley Scott lui-même à la production. Augustin Faure Dimanche 8 octobre à 20.55 Film Blade Runner Suivi à 22.45 du documentaire Les mondes de Philip K. Dick Lire pages 14-15 7ARTE MAG N°41. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 OCTOBRE 2017



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