Arte Magazine n°2017-41 7 oct 2017
Arte Magazine n°2017-41 7 oct 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-41 de 7 oct 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : invitation au voyage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 8 octobre Auteur de génie, père de la bande dessinée moderne, René Goscinny a légué à la France un héritage d’une importance capitale  : une culture populaire de qualité. Astérix, Lucky Luke, Iznogoud, Le petit Nicolas, Le viager, le journal Pilote...  : mort en 1977, René Goscinny laisse derrière lui une œuvre pléthorique et nombre d’expressions cultes passées dans le langage courant. Après avoir grandi en Argentine, le jeune auteur passe sept ans à New York où il vit chichement et apprend le métier de scénariste aux côtés de Harvey Kurtzman et de l’irrévérencieuse équipe du futur Mad Magazine. De cette période, Goscinny conservera une fascination prononcée pour le dynamitage des codes incarné par la revue américaine. Impertinence, liberté de ton, superposition de différents niveaux de lecture...  : Goscinny réinjecte ces grandes lignes dans ses scénarios, puis dans les pages de Pilote. Créé avec Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier, le journal révolutionne la bande dessinée française, accueillant les futurs grands, si nombreux qu’on ne peut tous les citer  : Moebius, Mézières, F’murrr, Gotlib, Bretécher, Mandryka, Bilal, Tardi, Reiser... Une génération entière parrainée par l’auteur, qui accouchera plus tard de Charlie hebdo, L’écho des savanes, Fluide glacial ou Métal hurlant. Et tout cela grâce ARTE MAG N°41. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 OCTOBRE 2017 14 17.35 Le documentaire culturel René Goscinny, notre oncle d’Armorique JEAN-PIERRE COUDERC au succès d’Astérix, dont l’univers aurait surgi, selon la légende, en deux heures sur un coin de table... EXIGEANT ET POPULAIRE La frontière s’est brouillée entre l’homme et l’auteur. De son personnage récurrent dans Achille Talon, où il est représenté sous les traits de l’irascible rédacteur en chef du magazine Polite, jusqu’à ses nombreux passages à la télévision, marqués par le même humour pince-sans-rire (« Je ramperai pour passer devant un objectif, devant un micro, je suis prêt à n’importe quelle bassesse ») , Goscinny est devenu pour tous une « star » à part entière. L’inventif documentaire de Guillaume Podrovnik déborde d’images d’archives insolites (la version pirate de Lucky Luke, produite par la Turquie dans les années 1970, vaut son pesant d’or), de témoignages de l’auteur et de ceux à qui il a donné une chance. Il brosse le portrait d’un homme dont le travail exigeant et populaire aura fédéré un pays entier, riant comme un seul homme devant la satire malicieuse de ses pires défauts... Lire page 8 Documentaire de Guillaume Podrovnik (France, 2017, 52mn) - Coproduction  : ARTE France, Jaraprod WARNERBROS 20.55 Cinéma Blade Runner Alors qu’Harrison Ford reprend son rôle dans Blade Runner 2049, retrouvailles avec l’original, magistral thriller d’anticipation de Ridley Scott dont la réalité ne cesse de confirmer la force visionnaire. Los Angeles, 2019. Fuyant la Terre, de moins en moins vivable, l’humanité a colonisé une partie de l’espace, et s’est dotée d’esclaves  : des androïdes appelés « répliquants », car proches de l’être humain. Après la révolte de certains des plus perfectionnés, les Nexus 6, génération dotée d’une force et d’une intelligence surhumaines, on a proscrit leur usage et une unité policière d’élite, les « Blade Runners », a eu mission de les éliminer. Quand un petit groupe de ces hors-laloi débarque dans la mégalopole, Rick Deckard, un Blade Runner démissionnaire, devenu flic privé, est contraint par son ancien patron de reprendre du service. Son enquête débute au siège de la puissante firme Tyrell, qui a conçu ces répliquants « plus humains que l’humain ».
LA FLEUR DE L’ÂGE Tout, dans Blade Runner, a fait date  : les décors, inspirés d’une mégapole asiatique hybride, noyée de pluie et de solitude, où des palais aveugles semblent flotter dans la nuit, régnant sur un cloaque grouillant d’une faune étrange ; les dialogues rares, mais évocateurs ; le face-à-face habité de Rutger Hauer et de Harrison Ford, Marlowe inoubliable et cabossé de mauvais temps à venir ; les mystères du scénario (Deckard est-il lui-même un répliquant ?) ; et le destin improbable de l’œuvre, film maudit traficoté par la production et boudé par le public, pour devenir culte au fil de sept versions successives. Rien ne vieillissant aussi vite que le futur, on pouvait craindre que les aventures du « porte-lame » Deckard ne soient désormais bien datées. Il n’en est rien  : trente-cinq ans après sa sortie, alors que la réalité accrédite en partie les idées noires de Philip K. Dick et le talent visionnaire du cinéaste, la poésie et la mélancolie de Blade Runner, comme adoucies par la patine du temps, demeurent intactes. Lire page 7 Film de Ridley Scott (États-Unis/Hongkong, 1982, 2h02mn, VF/VOSTF) Scénario  : Hampton Fancher, David Peoples, d’après le livre de Philip K. Dick Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? - Avec  : Harrison Ford (Rick Deckard), Rutger Hauer (Roy Batty), Sean Young (Rachael), Daryl Hannah (Pris) Production  : The Ladd Company, Sir Run Run Shaw Productions, Warner Bros., Blade Runner Partnership Version restaurée director’s cut de 2007. NOVA PRODUCTION 22.45 Les mondes de Philip K. Dick Une plongée dans la vie et les écrits d’un extraordinaire écrivain de science-fiction, dont l’œuvre a anticipé comme aucune autre le monde paranoïaque et technologique de notre XXI e siècle. L’œuvre de K. Dick est souvent comparée à celle de Kafka, Orwell et Asimov, mais plus de trente ans après sa disparition, l’écrivain semble être le plus visionnaire de l’ère digitale. Figure de la contre-culture, mais méconnu de son vivant, il fait partie de ces auteurs dont le nom est devenu un adjectif  : « dickien ». Il existe un sentiment dickien de l’existence, fait de doute et d’angoisse sur la nature du réel, mais aussi de questionnements sur la notion d’humanité. Agoraphobe, l’écrivain n’a quasiment jamais quitté sa banlieue californienne, mais a voyagé en esprit à travers un nombre incalculable d’univers – souvent avec l’aide d’amphétamines. Il décrit nombre des thèmes qui hantent nos vies aujourd’hui  : les mondes virtuels, les sociétés totalitaires, les technologies asservissantes ou les désastres écologiques. PROPHÈTE PARANO YannCoquart et Ariel Kyrou s’appuient sur les témoignages de ceux qui l’ont connu, dont ceux de sa veuve et de son biographe, pour fouiller la personnalité de K. Dick, révélant un personnage aussi fascinant que tourmenté  : paranoïaque, persuadé de se souvenir du futur, attiré par les femmes « mourantes, malades ou abîmées », selon les mots de son psychothérapeute. Grâce aussi aux archives rares de l’auteur, à la présence de l’acteur Rutger Hauer et d’autres témoins, le film révèle toute la puissance et la folie d’un visionnaire de génie considéré comme l’un des plus grands écrivains de science-fiction. Lire page 7 Documentaire de YannCoquart et Ariel Kyrou (France, 2015, 56mn) - Coproduction  : ARTE France, Nova Production - (R. du 2/3/2016) dimanche 8 octobre ARTE MAG N°41. LE PROGRAMME DU 7 AU 13 OCTOBRE 2017 15



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