Arte Magazine n°2017-36 2 sep 2017
Arte Magazine n°2017-36 2 sep 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-36 de 2 sep 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Belmondo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°36. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 SEPTEMBRE 2017 6 Entre 1960 et 1970, Jean-Paul Belmondo a tourné dans plus de trente-cinq longs métrages, alternant cinéma d’auteur et grands films populaires. Une décennie en or qui fera de lui l’acteur préféré des Français. La décennie flamboyante Dimanche 3 septembre à 20.50 Soirée Belmondo Lire page 14 En 1960, À bout de souffle de Godard révèle un jeune acteur de 27 ans à la gueule un peu cabossée, future incarnation idéale de la Nouvelle Vague et de sa liberté de filmer. Sa désinvolture, son insolence et son jeu très physique collent à l’esprit de la décennie qui s’ouvre. Après des années ingrates au théâtre, les débuts de Jean-Paul Belmondo au cinéma s’avèrent aussi foisonnants qu’éclectiques  : il joue avec Jeanne Moreau dans une adaptation de Duras (Moderato Cantabile de l’Anglais Peter Brook), accompagne les premiers pas à la réalisation de Claude Sautet (Classe tous risques) et de Jean Becker (Un nommé La Rocca) et s’offre une échappée transalpine, notamment sous la direction de Vittorio De Sica (La Ciociara). Mais c’est le compagnonnage avec des cinéastes aussi différents que Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Melville, Philippe de Broca ou Henri Verneuil – trois films chacun – qui consacre Belmondo comme le comédien français emblématique des années 1960. Totalement affranchi chez Godard, le jeune acteur y est voyou, amoureux, nihiliste, à la fois sauvage et drôle face à Anna Karina ou Jean Seberg – Une femme est une femme et, pur joyau, Pierrot le fou. À l’opposé, il intègre sans effort les tournages sous contrôle absolu de Melville, qui lui offre le contreemploi de Léon Morin, prêtre (où il trouble Emmanuelle Riva), lui fait endosser chapeau mou et trenchcoat de film noir dans Le Doulos et, pour L’aîné des Ferchaux, filme sur un ring cet ancien boxeur amateur. FOLLE LIBERTÉ Les aptitudes sportives de Belmondo et son goût pour les cascades font aussi merveille dans les comédies d’aventure à succès signées de Broca, pour qui il caracole avec humour et panache dans Cartouche, L’homme de Rio et Les tribulations d’un Chinois en Chine, séduisant les belles Claudia Cardinale, Françoise Dorléac et Ursula Andress. Dans ses films grand public, Verneuil lui propose un duo d’ivrognes d’anthologie avec Jean Gabin (Un singe en hiver), un face-à-face viril avec Lino Ventura (Cent mille dollars au soleil) et le plonge dans l’enfer de la guerre avec Week-end à Zuydcoote (diffusé le dimanche 3 septembre à 20.50). En 1969, Belmondo explose le box-office avec Le cerveau de Gérard Oury, éblouit dans La sirène du Mississippi, le film incompris de Truffaut, et surprend avec Un homme qui me plaît de Claude Lelouch. Si le succès de Borsalino, en 1970 avec Alain Delon, annonce un « Bébel » de plus en plus commercial, c’est la folie libertaire du Belmondo des sixties qui marquera les mémoires. Marie Gérard RAYMOND CAUCHETIER
BERTRAND NOËL Émilie Aubry Les cartes en main Le dessous des cartes, le magazine géopolitique d’ARTE, revient chaque samedi dans une nouvelle formule présentée par Émilie Aubry, qui en dévoile ici les grandes lignes et les enjeux. Comment en êtes-vous venue à reprendre le flambeau de Jean-Christophe Victor ? Émilie Aubry  : Après sa disparition brutale l’année dernière, ARTE m’a proposé d’animer l’hommage rendu par la chaîne. Je présente depuis plusieurs années les soirées Thema du mardi soir qui sont régulièrement consacrées à des thématiques géopolitiques. À ce titre, dans un souci de cohérence, la chaîne m’a proposé de reprendre la présentation de l’émission. Je ne suis ni géographe ni chercheur, mais mon métier de journaliste, de passeuse, me pousse à me mettre dans les pas de Jean-Christophe Victor en assumant cette responsabilité et cette différence. Avec l’équipe, nous souhaitons conserver la même exigence, la même rigueur et la même générosité dans notre volonté de transmettre, de donner à voir et à comprendre le monde. Que représente pour vous cette émission ? J’ai commencé à la regarder dès ses débuts. J’ai toujours été fascinée par le fait qu’on puisse raconter le monde simplement avec des cartes et de l’infographie et que cela continue de fonctionner même à l’heure du « tout images » et des réseaux sociaux. Cet ovni télévisuel est aujourd’hui d’une incroyable modernité, d’autant que la géopolitique bénéficie d’un regain d’intérêt du fait de la mondialisation des enjeux. Nous avons plus que jamais l’obligation de donner des clefs de compréhension et d’éclairer le public sur les enjeux géopolitiques du monde qui nous entoure. Et toujours en partant de ce qui fait la spécificité de l’émission, les cartes. Comment sont choisis les thèmes abordés dans l’émission ? Le Lépac (Laboratoire d’études prospectives et d’analyses cartographiques), dirigé par Virginie Raisson-Victor, propose des thématiques et apporte la base scientifique de l’émission. Dans un deuxième temps, une équipe de réalisateurs travaille sur la mise en adéquation du propos et des images de l’émission. Les deux premiers numéros seront consacrés aux relations entre la Chine et la Russie et à l’histoire de Boko Haram. Nous travaillons aussi à une émission sur le Balouchistan, cette province stratégique du Pakistan. Nous aborderons également des sujets plus transversaux, comme les aires marines protégées ou la géopolitique du charbon. Propos recueillis par Laure Naimski Tous les samedis à 19.30 Magazine Le dessous des cartes Lire page 10 Nouveaux jeux de cartes Avec le concours du fonds cartographique de la société PlanetObserver, Le dessous des cartes, nouvelle formule, se dote de fonds géoréférencés en très haute résolution et de données d’élévation qui permettent de parfaitement visualiser les reliefs et la topographie des lieux. L’agence La Brigade du titre a, quant à elle, revu les codes visuels, l’habillage et les animations cartographiques de l’émission pour enrichir la narration et faciliter la compréhension. 7ARTE MAG N°36. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 SEPTEMBRE 2017



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