Arte Magazine n°2017-22 27 mai 2017
Arte Magazine n°2017-22 27 mai 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-22 de 27 mai 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : le bel âge.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°22. LE PROGRAMME DU 27 MAI AU 2 JUIN 2017 12 Dimanche 28 mai à 22.40 Documentaire L’extravagant monsieur Piccoli Lire page 17 Profession comédien « J’ai toujours voulu sortir des sentiers battus. […] Le propre de notre métier est de plaire et, moi, je ne cherche pas tellement à plaire, je cherche à impressionner. Je n’ai jamais voulu me cantonner à un créneau et dans mes choix, j’ai été attentif à la diversité des œuvres que je pouvais jouer. Des œuvres folles, des œuvres intelligentes, des œuvres effrayantes, des œuvres qui peuvent chahuter, déplaire, étonner, insupporter, et dont on ne sait jamais si elles vont échouer ou avoir du succès. » Acteur populaire et exigeant, Michel Piccoli s’est tracé une route singulière dans le septième art. Il revisite son propre parcours dans un émouvant portrait documentaire d’Yves Jeuland. Extraits choisis. Michel Piccoli « Je cherche à impressionner » « Le mépris » de Jean-Luc Godard « C’était un peu entrer par la grande porte, et en même temps, c’était assez dangereux, car c’était le rôle d’un personnage plutôt lâche, qui n’arrêtait pas de se faire insulter par la plus belle star du cinéma mondial [Brigitte Bardot], à laquelle je disais  : ‘Je t’en supplie, sois gentille, embrasse-moi.’Et elle n’arrêtait pas de me dire  : ‘Tu me dégoûtes, tu me dégoûtes.’Il y avait de quoi ruiner la carrière cinématographique d’un acteur ! » Luis Buñuel « Pour moi, tout le monde devrait être comme lui. Pour un acteur et en tant qu’homme, c’est quelqu’un de merveilleux, si généreux, avec un grand sens de l’humour. […] Il n’aime pas beaucoup les acteurs mais il est très précis et lorsqu’on comprend son esprit, on peut se sentir totalement à l’aise avec lui, se confier complètement. Buñuel, c’est notre maître à tous. » « La grande bouffe » de Marco Ferreri « On dit que c’est un film sur l’horreur, c’est le contraire. C’est un film d’éveil, pour se réveiller. On parle aussi de vulgarité et de sexe, mais c’est parce que les gens ont encore peur des choses. […] Les pets, on ne parle que des pets, mais tout le monde pète ! » Romy Schneider « Elle était vraie, plus vraie que ses rôles parfois. Par le mystère du talent mais aussi par l’obstination à ne jamais mentir, à ne jamais tricher. Une star est un mirage, Romy est une star, mais, un jour, ayant connu des tours de valse, des coups de cœur, des bonheurs lumineux comme son sourire, des rencontres fulgurantes et des chagrins, insupportables, un jour, Romy cessa d’être un mirage pour devenir un miroir. Celui où se reflètent les joies et les peines du plus grand nombre. » Christine Guillemeau GETTY IMAGES/2017 THE ASSOCIATED PRESS
2017 THE ASSOCIATED PRESS/COURTESY OF REUTERS Michael Kirk Mardi 30 mai à 21.45 Documentaire L’homme qui murmure à l’oreille de Trump Lire page 23 Le sulfureux M. Bannon Pourquoi avoir enquêté sur SteveBannon ? Michael Kirk  : Pour mesurer le changement politique en cours à Washington. La plupart des présidents, après leur élection, délaissent leur rhétorique de campagne pour des positions plus modérées. Pas Trump. Son discours inaugural, écrit en partie par Bannon, a abasourdi la planète et une partie des Américains tant l’avenir qu’il préfigurait était sombre. Avec une poignée d’autres personnes, Trump et Bannon sont résolus à agir en accord avec cette funeste vision du monde, en se passant de l’avis de la communauté internationale comme des dizaines de milliers de fonctionnaires et de députés qui forment le gouvernement et le Congrès, qu’ils appartiennent ou non à leur propre parti. Ce discours annonçait clairement un programme de rupture radicale. Comprendre SteveBannon est essentiel pour saisir ce que Donald Trump a commencé à faire. Nous avons rencontré près d’une trentaine de personnes qui le connaissent bien et recoupé leurs témoignages avec ce que l’on sait de ses faits et gestes sur près de cinquante ans. Quelles sont les étapes marquantes de son parcours ? Ex-officier de marine et banquier, il a gagné des millions de dollars grâce à la série Seinfeld, puis s’est affiché à Hollywood comme un républicain conservateur, notamment en réalisant des documentaires polémiques – beaucoup l’ont décrit alors comme un mélange de Michael Moore et de Leni Riefenstahl. En 2012, il est arrivé à la tête du site Breitbart News Network, ce qui lui a conféré un pouvoir significatif dans le petit monde de la droite ultraconservatrice. Mais il n’était guère connu du grand public avant de prendre en main la campagne de Donald Trump, à l’été 2016. Après son portrait du président Trump, le journaliste Michael Kirk lève le voile sur le plus clivant et influent de ses conseillers, SteveBannon, réputé proche de l’extrême droite. Son rôle décisif dans la victoire et sa promotion de ce qu’il nomme le « populisme nationaliste » l’ont rendu populaire à la droite du parti. Mais son supporter le plus important est Donald Trump lui-même. On peut dire sans se tromper que Bannon est son conseiller politique le plus écouté. Son récent départ du Conseil national de sécurité a pourtant été interprété comme une disgrâce… Oui, mais il est difficile aujourd’hui de savoir ce qui se passe réellement à la Maison-Blanche. Comme pour tout ce qui concerne le duo Trump/Bannon, seul le temps (et le bon journalisme) permettront de le dire. Peut-on considérer Bannon comme un idéologue d’extrême droite ? Sous sa direction, Breitbart a publié, entre autres, des articles ouvertement racistes, antisémites et pronazis, et « l’alt-right » * a trouvé sa place sur le site, mais là encore, il est malaisé de cerner clairement sa position vis-à-vis de ces idéologies. En tout cas, selon sa conception du monde, à la fois apocalyptique et manichéenne, une bataille de civilisation oppose aujourd’hui les nations occidentales – France, Allemagne, Royaume-Uni et États-Unis – et les forces du mal, au nombre desquelles il range l’islam. Pour lui, l’Amérique doit se défendre. Propos recueillis par Shila Meyer-Behjat * Ou droite alternative, comme se désignent divers mouvements d’extrême droite qui ont milité pour l’élection de Donald Trump. ARTE MAG N°22. LE PROGRAMME DU 27 MAI AU 2 JUIN 2017 13



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