Arte Magazine n°2017-13 25 mar 2017
Arte Magazine n°2017-13 25 mar 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-13 de 25 mar 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Laura Smet, la bête curieuse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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AGAT FILMS & CIE 14% FICTION À FLEUR DE PEAU Avec La bête curieuse, Laura Smet revient au premier plan. Elle incarne avec une intensité magnétique un personnage de peu de mots, qu’on suit au plus près dans son parcours vers une renaissance. Céline Klein, après une longue peine de prison, tente de se réinsérer dans la vie sociale. Comment avez-vous appréhendé ce personnage ? Laura Smet  : Il y a forcément quelque chose, dans un rôle qu’on accepte, qui résonne en nous. Même si cela a à voir avec nos secrets. Celui de Céline est un des plus beaux que j’ai eu l’occasion de jouer jusqu’à présent. Vraiment. J’aimais l’idée de la suivre dans cette trajectoire, qui débute dans une tonalité très sombre et va progressivement vers la lumière. On est constamment avec elle, en tension, dans chaque plan. On ne sait jamais vraiment ce qui va se passer. Son histoire parle d’enfermement, de quête d’identité, et finalement d’ouverture aux autres. Vous êtes-vous documentée sur ce type de parcours ? Avec le réalisateur Laurent Perreau, nous sommes allés voir une jeune femme détenue à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, condamnée pour des faits plus graves que ceux qui sont décrits dans le film. Quelque temps plus tard, nous avons assisté à son procès. J’ai été frappée par son attitude figée, impénétrable. Ces gens-là portent un masque, pour ne pas laisser transparaître la peur, les doutes. On le voit dans les scènes où Céline se retrouve face au juge d’application des peines. J’ai aussi interrogé des personnes qui ont eu à porter un bracelet électronique. Comme on peut s’en douter, c’est très pénible… 4 N°13 – Semaine du 25 au 31 mars 2017 – ARTE Magazine Vendredi 31 mars à 20.55 LA BÊTE CURIEUSE Lire pages 24-25 Les gens qui se retrouvent en liberté conditionnelle passent leur temps à courir pour remplir leurs obligations, et ils finissent souvent avec la cheville en sang. Sur le tournage, même quand ça ne se voyait pas, je mettais le bracelet, pour être d’emblée dans le rôle. Le personnage reste, malgré tout, mystérieux. Était-ce une volonté de votre part ? Laurent Perreau voulait laisser le champ ouvert à l’imagination du spectateur. Il y a un mélange de maîtrise et de délicatesse dans son travail, qui produit cet effet-là  : le résultat est très pur, très pudique. Ce film a mis plusieurs années à se concrétiser, le personnage est donc avec moi depuis longtemps. Au moment de tourner, je le connaissais bien, et comme nous avions peu de temps, je me suis servie de cette contrainte pour jouer de manière instinctive, éviter la psychologie. J’ai fait en sorte de me laisser guider, comme une marionnette. C’est un peu ce qui arrive à Céline  : plus ça va, plus elle lâche prise. Le fait de tourner dans la chronologie de l’histoire m’a aussi aidée à incarner cette évolution. Propos recueillis par Jonathan Lennuyeux-Comnène Laura Smet sera prochainement à l’affiche des Gardiennes, de Xavier Beauvois, aux côtés de Nathalie Baye, sa mère, et de Carbone, d’Olivier Marchal.
BEALL PRODUCTIONS KÔICHI KURITA Depuis un voyage fondateur en Inde il y a vingt-sept ans, ce plasticien né au Japon en 1962 collecte quotidiennement une poignée de terre destinée à enrichir son vaste projet de «Bibliothèque des terres du monde». Étonnant inventaire que cet alignement de flacons emplis de terres préalablement nettoyées, séchées et réduites à l’état de pigments (35 000 différentes issues de 3 233 communes), qui constituent par exemple sa «Bibliothèque des terres du Japon». En France, l’artiste nippon a présenté tout récemment l’installation Terre Loire au château de Chambord. Disposés selon un rituel immuable, mille petits carrés prélevés sur les sols de la région composent une mosaïque allant du brun sombre au jaune safran, où prévalent la simplicité et l’harmonie propres aux jardins japonais, célébration de la beauté d’une terre à l’origine de toute vie. DOCUMENTAIRE JARDINS IMAGINAIRES Des impressionnistes au Land Art, la nature domestiquée du jardin et son infinie diversité n’ont cessé d’inspirer les créateurs. Focus sur trois visions singulières, croisées au fil du foisonnant documentaire Jardins, paradis des artistes. PIERRE ET GILLES Les compositions florales aux couleurs acidulées du célèbre duo Pierre (le photographe) et Gilles (le peintre) forment un éclatant écrin pop aux icônes populaires qu’ils créent ou immortalisent. Pour les deux artistes français, qui vivent et travaillent ensemble depuis leur rencontre en 1976, les représentations de fleurs, retravaillées et coloriées jusqu’à les rendre artificielles, expriment tout autant la vie et les sentiments que la nostalgie et le renouveau, dramatisant par exemple le portrait d’un éphèbe blessé dans Printemps arabe. Si Pierre a commencé par prendre en photo les fleurs des cimetières de ses balades adolescentes, Gilles, qui a la main verte, rêve d’un jardin où vivre et stimuler leur imaginaire, tel le Giverny de Monet. FRANÇOIS SCHUITEN Le père de la saga des Cités obscures a créé dans ses bandes dessinées fantastiques tout un univers rétrofuturiste dans lequel l’architecture, mélange d’Art nouveau bruxellois et de mondes rêvés par Jules Verne, occupe une place centrale. C’est l’œuvre phare de KarlBlossfeldt, photographe et représentant de la Nouvelle Objectivité allemande, Les formes originelles de l’art (1928), un recueil de clichés de plantes aux allures étranges, qui a inspiré au dessinateur belge son style «végétaliste». Une influence si déterminante que l’une des villes reconstruites dans l’album L’ombre d’un homme s’appelle Blossfeldtstad. À 60 ans, François Schuiten, que dessiner des arbres et des plantes rend tout simplement heureux, voit dans le jardin un lieu à la fois mystérieux et édénique. Marie Gérard Dimanche 26 mars à 18.05 JARDINS, PARADIS DES ARTISTES Lire page 14 artpvC)D-DVD Jardins, paradis des artistes est également édité en DVD et proposé en VOD. ARTE est partenaire de l’exposition «Jardins» organisée au Grand Palais du 15 mars au 24 juillet. N°13 – Semaine du 25 au 31 mars 2017 – ARTE Magazine 5



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