Arte Magazine n°2017-12 18 mar 2017
Arte Magazine n°2017-12 18 mar 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-12 de 18 mar 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : saga Travolta.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MGM EN COUVERTURE TRAVOLTA DE BAS EN HAUT(S) La trajectoire de John Travolta, de son succès fulgurant suivi d’un monumental passage à vide jusqu’à sa résurrection, est devenue légendaire. Flash-back sur quelques-uns de ses rôles fondateurs. 4 N°12 – Semaine du 18 au 24 mars 2017 – ARTE Magazine Dimanche 19 mars à partir de 20.55 SOIRÉE TRAVOLTA Lire pages 13-14 1977. Roi du disco dans La fièvre du samedi soir. Le film qui propulse le jeune acteur de 23 ans au firmament des stars d’Hollywood. Avec le rôle de Tony Manero, petit macho rouleur de mécaniques se métamorphosant le week-end en king du disco, John Travolta rafle la mise. Porté par la BO des Bee Gees, le film pulvérise le box-office et confère à son interprète le statut de sex-symbol grâce à sa chorégraphie – en pattes d’eph’et talons – sur dancefloor clignotant et à son jeu, plus nuancé qu’il n’y paraît. Sans oublier son allure d’Apollon italo-irlandais et cette obsession du peigne  : « Me décoiffe pas ! » 1978. Blouson noir gominé dans Grease. Une dégaine à la Elvis Presley, banane noir de jais et déhanchements survoltés inclus, un duo électrisant avec la chanteuse Olivia Newton-John  : l’immense succès de cette comédie musicale narrant les idylles – à peine – contrariées de tourtereaux lycéens sur fond d’explosion du rock’n’roll confirme Travolta en icône planétaire. 1980. Texan tendance country virile dans Urban cowboy. Dans ces aventures d’un jeune bouseux amoureux à Houston, Travolta, avec Stetson et santiags, récidive sur la piste. 1981. Preneur de son malchanceux dans Blow out. Enfin un grand rôle dramatique pour un cinéaste virtuose, Brian De Palma, lequel l’a fait débuter dans Carrie au bal du diable, en 1976. En ingénieur du son hanté par un meurtre maquillé en accident, l’acteur, casque vissé sur la tête, oscille entre vulnérabilité et rage, digne héritier d’un Al Pacino, l’idole de Tony Manero. Mais après l’échec du film, Travolta refuse Scarface, que récupère... Al Pacino. Le premier d’une série de mauvais choix qui plombent sa carrière dans des proportions dantesques. 1994. Tueur à gages philosophe dans Pulp fiction. Après plus d’une décennie de traversée du désert et quelques nanars première classe, Tarantino, fan de Blow out, offre à Travolta une tonitruante résurrection avec le rôle de Vincent Vega, tueur à gages philosophant sur la vie et les hamburgers dans ce film culte, palmé à Cannes. Empâté, un catogan peu sexy dans des cheveux rares, Travolta y entraîne Uma Thurman dans un twist de légende sur un titre de Chuck Berry. Depuis, la star a encore changé maintes fois de visage et de registre, d’un duo avec Nicolas Cage dans Volte/face, de John Woo à son rôle de pseudo Bill Clinton dans Primary colors. Marie Gérard CC)NEMA De ses répliques cultes à ses looks en passant par son statut d’icône et ses fans, neuf vidéos pour tout savoir sur Travolta.
MARC DOZIER DOCUMENTAIRE LA FORÊT ASSASSINÉE C’est un lanceur d’alerte pas tout à fait comme les autres. Le chef papou Mundiya Kepanga parcourt le monde pour dénoncer les ravages de la déforestation en Papouasie- Nouvelle-Guinée. Le réalisateur Marc Dozier l’a filmé au cours de ses périples. Entretien. Dans quelles circonstances avez-vous fait la connaissance du chef Mundiya Kepanga ? Marc Dozier  : Nous nous sommes rencontrés il y a vingt ans  : il était mon guide alors que je réalisais un reportage sur sa tribu des Hulis. Depuis, je suis le parcours de ce personnage incroyablement charismatique au fil de mes différents films. Il porte un message de tolérance, d’humanité et de prise de conscience de l’environnement qu’il me semble essentiel de partager. Avec Luc Marescot, le coréalisateur, et toute l’équipe, nous avons ainsi souhaité nous mettre à son service afin de mettre en valeur sa vision du monde, teintée d’humour, de philosophie et de poésie. MARC DOZIER Quelle est l’ampleur de la déforestation en Papouasie-Nouvelle-Guinée ? Ce drame majeur, même s’il se déroule à l’autre bout du monde, nous concerne tous, car il a un impact direct sur le réchauffement climatique. Il est souvent éclipsé par celui de l’Amazonie, beaucoup plus médiatisé. Pourtant, la Papouasie-Nouvelle-Guinée est devenue en 2014 le premier pays exportateur de bois exotique. Du fait d’un changement législatif récent, des territoires autrefois protégés sont devenus des terrains à louer. Le gouvernement autorise des compagnies asiatiques à raser la forêt, à condition de la remplacer par des projets d’agriculture. Mais, comme aucun contrôle n’est exercé, celles-ci abattent les arbres et ne développent rien. Ce qui s’annonçait comme un levier de développement fonctionne comme un outil d’appauvrissement et de destruction de l’environnement, dans des proportions colossales, au détriment des Papous. On leur avait promis monts et merveilles, et ils se retrouvent sans ressources. Existe-t-il une opposition organisée chez les Papous ? Des associations, comme Greenpeace ou Oakland Institute, des journalistes ou le gouverneur de la province d’Oro, Gary Juffa, qui apparaît dans le film, dénoncent ce pillage, mais faute de moyens et d’éducation, les Papous sont rares à s’y opposer. Récemment, grâce à l’aide d’une ONG, une tribu a gagné un procès contre une société forestière, mais cela reste très marginal. La population est mise sous pression et craint d’être battue ou incarcérée, car les policiers sont impliqués dans la combine. Un état de corruption à grande échelle d’autant plus étonnant qu’il s’agit d’un pays démocratique. Mundiya a la chance de disposer d’une tribune, de voyager, de pouvoir s’exprimer à l’Unesco. Mais très peu partagent cette opportunité. Les opposants ne parviennent pas à se fédérer. Propos recueillis par Augustin Faure Samedi 18 mars à 20.50 FRÈRES DES ARBRES L’APPEL D’UN CHEF PAPOU Lire page 11 N°12 – Semaine du 18 au 24 mars 2017 – ARTE Magazine 5



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