Arte Magazine n°2017-10 4 mar 2017
Arte Magazine n°2017-10 4 mar 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-10 de 4 mar 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : les fausses confidences.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOCUMENTAIRE SYRIE LES SECRETS D’UNE IMPASSE Dans les pas du médiateur de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, la réalisatrice Anne Poiret (Bienvenue au Réfugistan) propose une immersion inédite dans les coulisses de négociations qui n’ont pu endiguer la férocité de la guerre, six ans après son déclenchement. THIBAULT DELAVIGNE Mardi 7 mars à 20.50 SYRIE  : MISSION IMPOSSIBLE Lire page 17 Dans votre documentaire, vous racontez le conflit syrien et l’affrontement russo-américain de l’intérieur de l’ONU. Comment y êtes-vous parvenue ? Anne Poiret  : Un personnage fait office de fil rouge, l’envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura. Après les échecs de ses prédécesseurs, Kofi Annan et Lakhdar Brahimi, qui ont tous les deux démissionné, ce pur produit de l’ONU essaie depuis l’été 2014 de trouver une impossible solution politique au conflit syrien. Nous avons eu la chance d’être dans ses pas sur des périodes de deux, trois, quatre jours, depuis août dernier. Il s’agit là de cou- 8 N°10 – Semaine du 4 au 10 mars 2017 – ARTE Magazine lisses exceptionnelles car l’ONU n’avait encore jamais accepté, dans le cadre de cette guerre en Syrie, d’ouvrir ses portes de la sorte. Parallèlement, nous avons interviewé les plus proches collaborateurs de Kofi Annan et Lakhdar Brahimi, l’ex-ambassadeur américain pour la Syrie, Robert Ford, le Russe Vitali Naoumkine, qui fait le go-between entre le Kremlin et l’ONU… Quel éclairage apporte cet accès inédit ? Il offre de nouvelles clefs de compréhension sur le fonctionnement des Nations unies, les rapports de force entre les membres du Conseil de sécurité, États-Unis et Russie en tête, l’échec de la communauté internationale… Il est très facile de tirer à boulets rouges sur l’ONU, de taxer les diplomates d’incompétence ; mon ambition est de rentrer dans la complexité de l’institution, de décrypter sa mécanique, tout en pointant certaines responsabilités. Que raconte, selon vous, ce fiasco de l’ONU ? L’échec de la médiation politique et plus généralement des Nations unies en Syrie – je pense aux questions humanitaires, de droits de l’homme – préfigure un monde différent et très préoccupant. Le conflit syrien marque évidemment le grand retour russe au Moyen-Orient, le désinvestissement américain et la mise à l’écart de l’Occident. Il marque aussi très vraisemblablement la mort du droit humanitaire. Mais pas la mort des Nations unies ? Non. Un nouveau secrétaire général, António Guterres, vient de succéder à Ban Ki-moon, très critiqué pour sa gestion du conflit syrien. Par ailleurs, la machine peut très vite fonctionner à nouveau, notamment si Trump et Poutine s’entendent. Mais quoi qu’il se passe, il y aura un avant et un après conflit syrien pour l’institution. Propos recueillis par Raphaël Badache LOUAI BESHARA/AFP
LEEMAGE.COM CH. LARTIGE ILS SONT SUR ARTE PIERRE BOULEZ PAPE DE LA MUSIQUE SÉRIELLE et vigoureux polémiste, compositeur aussi novateur que radical, il fut aussi un pédagogue généreux, professeur au Collège de France, créateur puis directeur de l’Ircam (Institut de recherche et de coordination acoustique/musique) et de l’Ensemble intercontemporain. Monument de l’avant-garde musicale du XX e siècle, celui qui a dirigé sans baguette les plus prestigieux orchestres, de Cleveland à Bayreuth, s’est éteint en janvier 2016, à l’âge de 90 ans. On entendra résonner ses œuvres sous la direction de son ami Daniel Barenboim le 4 mars prochain à Berlin, lors du concert d’inauguration de la salle Pierre-Boulez, conçue par l’architecte star Frank Gehry. Concert d’ouverture de la salle Pierre-Boulez à Berlin, dimanche 5 mars à 18.10 N°10 – Semaine du 4 au 10 mars 2017 – ARTE Magazine AFP ROSAMUND PIKE LE FEU SOUS LA GLACE  : c’est ainsi qu’apparaît la très hitchcockienne actrice anglaise dans Gone girl, le thriller de David Fincher. Une prestation plébiscitée par le public et la critique, douze ans après sa révélation en James Bond girl dans Meurs un autre jour (2002). Diplômée d’Oxford, Rosamund Pike promène avec aisance son charme raffiné des productions made in Britain (Orgueil et préjugés de Joe Wright ou We want sex equality de Nigel Cole) aux blockbusters américains (Jack Reacher, avec Tom Cruise). Après une apparition terrifiante dans un clip de Massive Attack l’année dernière, on la verra dans pas moins de quatre films en 2017, dont HHhH du Français Cédric Jimenez, où elle incarnera la femme du nazi Reinhard Heydrich. We want sex equality, mercredi 8 mars à 20.55 CALYPSO ROSE SON PÈRE, PASTEUR BAPTISTE, VOYAIT DANS LE CALYPSO «L’EXPRESSION DU DIABLE». Cela n’empêchera pas Linda McArtha Monica Sandy-Lewis d’embrasser, dès 1964, cette musique traditionnelle du carnaval de Trinidad, où elle héritera de son nom de scène, Calypso Rose. Bousculant un milieu alors très masculin, elle aligne les textes féministes et politiques sur des rythmes chaloupés. En attestent des titres tels que «No madame» (1974), dénonçant l’exploitation des domestiques et repris sur son dernier album, Far from home, l’opus produit par Manu Chao qui l’a fait connaître en France. Nommée aux Victoires de la musique dans la catégorie «Album de musiques du monde», la sémillante Caribéenne entamera en avril 2017 une tournée hexagonale – après celle de l’an dernier –, qui la mènera à l’Olympia le 12 mai prochain. Calypso Rose à La Cigale, vendredi 10 mars à 23.50 9



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