Arte Magazine n°2017-09 25 fév 2017
Arte Magazine n°2017-09 25 fév 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-09 de 25 fév 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : beau séjour.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CURTIS BROWN DOCUMENTAIRE TATIANA DE ROSNAY « CHEZ DAPHNÉ DU MAURIER, IL N’Y A PAS DE HAPPY END » Dimanche 26 février à 22.55 DAPHNÉ DU MAURIER SUR LES TRACES DE REBECCA Lire page 14 La romancière Tatiana de Rosnay a été conseillère littéraire du riche documentaire qu’Élisabeth Aubert Schlumberger consacre à Daphné du Maurier. Fascinée par son œuvre, elle est l’auteure de la première biographie française de l’écrivaine britannique *. 8 N°9 – Semaine du 25 février au 3 mars 2017 – ARTE Magazine Qu’est-ce qui vous a poussée à vous plonger dans la vie de Daphné du Maurier ? Tatiana de Rosnay  : La raison est simple, c’est elle qui m’a donné envie de devenir écrivain. Quand j’avais 11 ans, ma mère, qui est anglaise, m’a offert un exemplaire de Rebecca pour Noël. Après l’avoir dévoré, captivée par son style, sa force et sa noirceur, j’ai lu ensuite tout ce qu’elle a publié. Quand, vers 12-13 ans, je me suis lancée dans l’écriture, en symbiose avec elle, il m’est arrivé de signer mes textes « Tatiana du Maurier » ou « Daphné de Rosnay ». Tout ce que j’ai pu écrire porte, je crois, son estampille, et cela m’a semblé un juste retour que de la faire redécouvrir. Comment avez-vous mené à bien votre enquête ? Étonnamment, je ne connaissais pas vraiment la vie de mon écrivaine préférée. J’ai donc effectué le même type de recherches que sur la rafle du Vel’d’Hiv pour Elle s’appelait Sarah ou sur le Paris d’Haussmannpour Rose. Je me suis rendue en Cornouailles, à Fowey, où j’ai rencontré son fils. J’ai eu accès à tout ce qui a été écrit sur elle en langue anglaise ainsi qu’à des passages de son journal intime. J’ai essayé de traiter cette abondante matière en adoptant une objectivité littéraire qui tienne à l’écart mes propres projections. Ce qui m’a le plus étonnée a été de découvrir qu’elle parlait couramment français et qu’elle adorait la France  : sa rencontre avec Fernande Yvon, la directrice du pensionnat où ses parents l’avaient envoyée jeune fille, l’a marquée toute sa vie. Pour quelles raisons mérite-t-elle d’être lue encore aujourd’hui ? Daphné du Maurier a produit une œuvre inclassable, mais parce qu’elle a vendu des millions de livres dans le monde, on l’a cataloguée à tort « auteure à l’eau de rose », ce qui l’a fait beaucoup souffrir. Dans chacune de ses histoires, elle bouscule et dérange en faisant émerger les sentiments les plus confus, les plus obscurs chez ses personnages. Chez elle, il n’y a pas de happy end  : elle n’a pas peur de faire ouvrir à ses héroïnes la porte du mauvais choix, qui entraîne le lecteur dans un no man’s land d’inconfort. Ce n’est pas un hasard si Hitchcock l’a adaptée trois fois au cinéma… Propos recueillis par Christine Guillemeau * Manderley for ever (Albin Michel/Héloïse d’Ormesson, 2015).
GETTY IMAGES PIPPO DELBONO C’EST SA MÈRE ITALIENNE, FERVENTE CATHOLIQUE, qui, avant de mourir, lui a soufflé l’idée de son dernier spectacle, Vangelo (Évangile), revue musicale présentée récemment au Théâtre du Rond-Point. Pippo Delbono y convoque sa troupe hors norme, à la manière aimante de Tod Browning dans Freaks, dans une sorte de journal intime, à la fois religieux et profane, provocant et poétique, à l’image de l’homme-orchestre qu’il est. L’évangile selon un non-croyant, ou un hymne à la vie et à l’humanité, qui lui a aussi inspiré un film, centré sur sa rencontre avec des migrants. En mai au TNT de Toulouse, l’acteur et metteur en scène proposera deux autres de ses performances, l’une autour d’un texte de Bernard- Marie Koltès, l’autre autour d’un instrument qu’il chérit  : le violon. Évangile, lundi 27 février à 0.15 ILS SONT SUR ARTE ELENA ANAYA BRUNE PIQUANTE ET SENSUELLE, cette actrice espagnole au joli timbre de voix doit son premier rôle mémorable à Lucia et le sexe de Julio Medem. Dix ans plus tard, devenue muse d’Almodóvar avec La piel que habito, elle accède à la notoriété internationale. À 41 ans, celle qui a interprété l’épouse – vampire – de Dracula (Van Helsing), puis la femme – amoureuse – de Mesrine dans le film de Jean-François Richet, navigue désormais entre les deux côtés de l’Atlantique, alternant films d’auteur et cinéma commercial. Elena Anaya incarnera ainsi Dr Poison dans Wonder woman, blockbuster féminin attendu au mois de juin, en attendant La cordillera de l’Argentin Santiago Mitre, coproduit par ARTE France Cinéma. The memory of water, mercredi 1er mars à 23.50 UNIVERSAL N°9 – Semaine du 25 février au 3 mars 2017 – ARTE Magazine SIXTO RODRIGUEZ C’EST L’ANTI-HÉROS D’UNE ÉTONNANTE HISTOIRE. Laquelle ressemble à une légende, dont il n’est pas même l’artisan. Songwriter aux deux albums vite oubliés dans les années 1970, le poète folk américain d’origine mexicaine, plébiscité sans le savoir dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, est brutalement révélé au monde quatre décennies plus tard, grâce au documentaire Sugar man, qui retrace son parcours. Musicien passionné, ancien étudiant en philosophie devenu ouvrier dans le bâtiment, citoyen engagé dans la politique de sa ville d’adoption, Detroit, et star à retardement, Sixto Rodriguez, homme fatigué, comme dépassé par sa gloire en différé, reste une énigme. Aujourd’hui, la vague passée, le chanteur prolétaire aux airs de vieux chaman ne s’est pas arrêté de jouer – à une échelle modeste, comme lui. Sugar man, vendredi 3 mars à 22.40 AFP 9



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