Arte Magazine n°2017-05 28 jan 2017
Arte Magazine n°2017-05 28 jan 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-05 de 28 jan 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : l'empereur en majesté.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Laurent BALLESTA EN COUVERTURE MERVEILLES SOUS LA GLACE À travers l’expédition scientifique Wild-Touch Antarctica, les photographes naturalistes Vincent Munier et Laurent Ballesta révèlent les trésors du continent blanc. Regards croisés sur une aventure exceptionnelle, entre banquise et mer. Samedi 28 janvier à 20.50 et 22.20 ANTARCTICA, SUR LES TRACES DE L’EMPEREUR LES SECRETS DES ANIMAUX DES GLACES Lire pages 11 et 12 4 N°5 – Semaine du 28 janvier au 3 février 2017 – ARTE Magazine
Qu’est-ce qui vous a poussés à rejoindre l’équipe de Wild-Touch Antarctica ? Vincent Munier  : Quand Luc Jacquet m’a proposé le projet, j’étais très enthousiaste car je n’étais jamais allé en terre Adélie. Habituellement, je pars photographier seul. En Arctique, je suis complètement indépendant, sans assistance, ce qui est impossible en Antarctique. Il faut partir à plusieurs et dépendre d’une logistique comme celle de l’Institut polaire français. Grâce à cette expédition, j’ai pu rapporter des images dont je rêvais. Je voulais montrer ces tempêtes et ces animaux laminés par des rafales de vent. Laurent Ballesta  : Lors d’un précédent voyage en Antarctique, j’avais pu réaliser des plongées en eaux profondes et apercevoir quelques secondes durant la richesse de la biodiversité des fonds marins. Je voulais absolument y retourner pour tenter des explorations plus longues. Grâce à Wild-Touch, nous avons pu plonger à 70 mètres de profondeur alors que la limite est Laurent BALLESTA habituellement fixée à 20 mètres, et rapporter des images inédites qui ont une vraie valeur scientifique. À chaque plongée, nous avions devant nous des espèces qui n’avaient jamais été photographiées. Près d’un millier de clichés ont pu être mis à la disposition des scientifiques de la base Dumont-d’Urville. En tant que photographe, comment se préparet-on à affronter des températures aussi extrêmes ? V. M.  : En photographie animalière, la difficulté est de rester immobile pendant plusieurs heures. Notre voyage se déroulait au début du printemps, nous avons eu des températures de - 20 °C. Ce ne sont pas les plus froides, mais si l’on reste statique, cela devient assez rapidement handicapant. Il est donc important de bouger régulièrement. Des médicaments permettent aussi de fluidifier le sang afin d’éviter les gelures.L. B.  : La clé pour photographier en profondeur, c’est de rester longtemps dans l’eau, malgré des températures de - 2 °C. Il est donc indispensable d’être bien équipé pour éviter l’hypothermie. Nous avons pu développer pendant un an et demi des combinaisons spécifiques avec des chauffages électriques intégrés qui permettent de mieux résister au froid. Tout cela est un peu difficile à gérer, mais on oublie très vite toutes ces contraintes quand on découvre des merveilles sous la glace. Quels sont les moments qui vous ont le plus marqués ? V. M.  : J’ai beaucoup aimé le voyage de onze jours à bord du navire polaire L’astrolabe. Nous avons eu des tempêtes très impressionnantes avec des creux de 10 à 15 mètres. Mais je garde un souvenir particulier des premiers plongeons des poussins manchots empereurs. Nous avons attendu plusieurs jours avant de pouvoir vivre ce moment unique qui marque pour eux le début d’une longue route dans les océans. Nous avions vraiment le sentiment de vivre un instant privilégié. Cette proximité est très rare. Leur caractère peu craintif m’a permis de saisir au plus près ce moment.L. B.  : Je retiendrai évidemment les jardins des profondeurs. Je ne m’attendais pas à de telles lumières juste sous la banquise, à quelques mètres de ce que l’on connaît de l’Antarctique. C’était un feu d’artifice de couleurs. Je garde aussi en mémoire l’aventure collective  : je ne me suis jamais senti aussi proche de mes coéquipiers. Et les moments d’entraide pendant les plongées difficiles m’ont beaucoup ému. Propos recueillis par Hélène Porret N°5 – Semaine du 28 janvier au 3 février 2017 – ARTE Magazine LUC JACQUET DES VIDÉOS VR 360 SPECTACULAIRES Douze ans après La marche de l’empereur, Luc Jacquet est retourné en Antarctique avec l’expédition Wild-Touch Antarctica. À travers trois vidéos spectaculaires tournées en 360 ° avec Jeanne Guillot, le réalisateur propose de s’immiscer en réalité virtuelle dans les coulisses du tournage. À bord du brise-glace L’astrolabe, au-dessus des icebergs immaculés, sur la banquise ou sous la glace, cette expérience immersive permet de découvrir la vie au pôle Sud comme un membre de l’expédition. Sur SirtIP FUTUR et arte 360 WILD-TOUCH Fondée en 2010 par Luc Jacquet, l’ONG Wild-Touch soutient la production de projets multimédias autour des grandes thématiques environnementales. À travers le cinéma, la télévision, ou encore le webdocumentaire, l’association souhaite sensibiliser un large public à la protection de la nature. 5



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