Arte Magazine n°2017-01 31 déc 2016
Arte Magazine n°2017-01 31 déc 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2017-01 de 31 déc 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : 2017... année silex !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DOCUMENTAIRE JAMES BALOG LE GARDIEN DES GLACES Portrait du photographe américain James Balog, dont un documentaire retrace l’incroyable épopée. Au chevet des glaciers qui fondent sous l’effet du changement climatique, il n’a de cesse d’alerter l’opinion sur la catastrophe à l’œuvre. Aux alentours de son premier quart de siècle, James Balog a bifurqué de la route toute tracée qui le menait à une carrière confortable de géomorphologiste. Rebuté par le versant statistique de la science, il se tourne vers la photographie sans aucun bagage technique, afin de se reconnecter physiquement à un monde qu’il ne veut plus lire à travers de froides données. Dans la lignée des pionniers du genre, tel son compatriote Ansel Adams, il s’efforce d’immortaliser l’immensité de la nature. Son observation quotidienne de la planète lui fait prendre conscience que des changements pernicieux la minent. Celui qui se définissait au départ comme un climatosceptique se rend à l’évidence  : la surface terrestre est affectée à un rythme effréné. Mais comment sensibiliser l’opinion publique à cette catastrophe ? Pour y parvenir, James Balog tourne son regard vers la glace, cette matière solide et néanmoins vulnérable aux variations de températures. En 2007, il crée le projet «Extreme ice survey» (EIS). Plaçant une multitude d’appareils photo et de caméras aux abords de plusieurs grands glaciers à travers le monde, il les laisse enregistrer leur évolution avant de compiler les clichés sous une forme accélérée. James Balog donne à voir un spectacle cataclysmique  : des titans vieux de plusieurs millions d’années se désintègrent sous l’effet d’une chaleur chaque jour plus implacable. Certains d’entre eux ont plus reculé durant les dix premières années du XXI e siècle qu’au cours des cent précédentes… DÉSASTRE EN COURS Le coup d’éclat de son projet est également le plus tragique. En mars 2008, son équipe filme le fjord d’Ilulissat au Groenland, le plus grand de l’hémisphère Nord, qui perdra en un peu plus d’une heure l’équivalent de la superficie de Manhattan. Ce phénomène, appelé vêlage, contribue à la hausse du niveau des eaux, en pourvoyant les océans de milliers d’icebergs supplémentaires. Aujourd’hui, les appareils continuent d’enregistrer le désastre en cours. Telle une vigie lilliputienne, postée sur les contreforts glacés d’un monde déréglé, James Balog assiste au charnier écologique. Impuissant, mais convaincu de faire la seule chose dont il soit capable face au désastre, lui qui assure photographier les mille nuances de la glace comme Richard Avedon le faisait des visages. Emmanuel Raspiengeas 6 N°1 – Semaine du 31 décembre 2016 au 6 janvier 2017 – ARTE Magazine Mardi 3 janvier à 20.55 CHASING ICE CLIMAT EN PÉRIL  : LA PREUVE PAR L’IMAGE Lire page 19 *
SIPA GRIMM OU PERRAULT * DOCUMENTAIRE CENDRILLON L’INÉPUISABLE MUSE Dimanche 1er janvier à 16.50 DANS LES PAS DE CENDRILLON Lire page 13 Alors que Cendrillon se dévoile dans un foisonnant documentaire, passage en revue des multiples œuvres d’art que la jeune fille au pied délicat a inspirées au fil des siècles. N°1 – Semaine du 31 décembre 2016 au 6 janvier 2017 – ARTE Magazine LITTÉRATURE FÉÉRIQUE CHEZ PERRAULT, ÉMANCIPÉE CHEZ POMMERAT Élu à l’Académie française en 1671, Charles Perrault est passé à la postérité pour ses Contes de la mère l’Oye et ses Contes du temps passé, où il apporte à des histoires populaires une touche de féérie et de morale. Reprenant des récits oraux – près d’une quarantaine de versions recensées –, il publie en 1697 Cendrillon ou la petite pantoufle de verre, donnant, pour la première fois en France, ses lettres de noblesse à une héroïne dont on trouve la trace dans la lointaine Chine du IX e siècle. Un peu plus d’un siècle plus tard, en 1812, en Allemagne, les frères Jacob et Wilhelm Grimm livrent leur propre version du conte. Le soulier devient d’or et Cendrillon n’est plus obligée de quitter le bal avant minuit. Plus près de nous, le romancier Éric Reinhardt en a transfiguré le matériau pour composer un foisonnant roman sur les dérives du capitalisme moderne (Cendrillon, 2007). Le metteur en scène Joël Pommerat a fait de même, en 2011, avec sa pièce Cendrillon, qui raconte la douloureuse émancipation d’une jeune fille. OPÉRA ALLÈGRE CHEZ ROSSINI Sur un livret de Jacopo Ferretti, Gioacchino Rossini fait de La cenerentola («Cendrillon» en italien) un spectacle joyeux et pétillant. Créé à Rome en 1817, le dernier opéra bouffe qu’il donne à l’Italie s’émancipe de la trame originelle en ne convoquant ni fée, ni citrouille, ni soulier. Monté pour la première fois à l’Opéra-Comique en 1932, il est entré au répertoire de l’Opéra de Paris en 1977. Deux siècles après sa création, le spectacle sera mis en scène au palais Garnier, en juin-juillet 2017, par Guillaume Gallienne. Éric Ruf, le patron à la Comédie-Française, en signera les décors. CINÉMA STAR SUR GRAND ÉCRAN Georges Méliès fut l’un des premiers à adapter le conte au cinéma. Après Cendrillon, un court métrage sorti en 1899 et partiellement colorisé, il récidive en 1912 avec un moyen métrage  : Cendrillon ou la pantoufle mystérieuse. En 1950, c’est au tour des Studios Disney de s’emparer du mythe. Réalisé par Clyde Geronimi, Wilfred Jackson et Hamilton Luske, Cinderella (son titre original) est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de l’animation Disney. Mêlant des ingrédients du conte de Perrault et de celui des frères Grimm, il a fait rêver des générations de petites filles. De nombreux cinéastes se sont aussi inspirés de l’héroïne  : Billy Wilder (Sabrina, 1954), Garry Marshall (Pretty woman, 1990), Andy Tennant (À tout jamais, une histoire de Cendrillon, 1998) ou Kenneth Branagh (Cendrillon, 2015). Christine Guillemeau 4(- **** 7



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