Arte Magazine n°2016-51 17 déc 2016
Arte Magazine n°2016-51 17 déc 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-51 de 17 déc 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : les mondes perdus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LUCKY COMICS Dimanche 18 décembre à 17.35 LUCKY LUKE LA FABRIQUE DU WESTERN EUROPÉEN Lire page 13 >_. DOCUMENTAIRE SUR LA PISTE DE LUCKY LUKE Derrière le célèbre lonesome cowboy s’affairait le discret et talentueux Maurice De Bevere, dit Morris. Pour les 70 ans de son héros et la sortie d’un nouvel album, retour sur les destins entremêlés de ces deux figures de la BD belge, en quatre dates clés. 1946 UN COW-BOY AUX COULEURS BELGES La première apparition de Lucky Luke est recensée à la fin de l’année 1946, dans L’almanach Spirou, à travers une aventure intitulée Arizona 1880. Le personnage est encore embryonnaire, ressemblant à un ersatz de Popeye, loin de sa forme finale épurée. Nourri par le cinéma d’animation américain, Morris en fait pourtant d’emblée un personnage ancré dans la culture francophone. Un détail le prouve  : avec sa chemise jaune, son veston noir et son foulard rouge, Lucky Luke est habillé aux couleurs... du drapeau belge ! 1948 L’AVENTURE AMÉRICAINE Entré au magazine Spirou, et très lié à Franquin et Jijé, Morris part avec ses deux amis pour un voyage au long cours à travers les États-Unis. Cette traversée du continent, où il s’installera pendant sept ans, se révélera déterminante. D’abord pour son passage au mythique magazine satirique 6 N°51 – Semaine du 17 au 23 décembre 2016 – ARTE Magazine Mad, qui lui permet d’exercer son insolence de manière décomplexée et de se familiariser avec les codes culturels du pays qui le fascine depuis toujours. Surtout, pour sa rencontre, au beau milieu du Connecticut, avec son futur scénariste, René Goscinny, qui l’aidera à peaufiner son personnage de cow-boy solitaire, en butte à l’inépuisable bêtise humaine. 1955 L’ARRIVÉE DE GOSCINNY Pour autant, leur collaboration ne débute officiellement qu’en 1955, date du retour de Morris en Europe. N’ayant que peu de goût pour l’élaboration des scénarios de ses albums, le dessinateur confie à son ami l’écriture des Rails sur la prairie, premier des cinquante tomes qu’ils réaliseront ensemble, jusqu’à la mort du romancier en 1977. En plus de consolider définitivement l’identité de Lucky Luke, Goscinny permet à Morris de contourner les censures française et belge en maniant avec dextérité le sous-entendu et l’allusion. Conciliant, il se pliera au veto de son commanditaire, qui lui interdit formellement les jeux de mots. 1983 EXIT, LA CIGARETTE À la demande du studio Hanna Barbera, qui coproduit une série animée autour de Lucky Luke aux États-Unis, l’iconique mégot du cow-boy est supprimé. Un comble pour un dessinateur partageant son patronyme de plume avec le plus grand fabricant de cigarettes au monde... Le mégot est remplacé par un brin de paille, encore mal accepté par certains aficionados, qui perçoivent cette permutation comme une trahison du personnage. Des considérations qui n’empêchent pas le cow-boy le plus rapide de l’Ouest de continuer à tracer sa route. Emmanuel Raspiengeas
THE LEGACY COLLECTION/PHOTOSHOT/ABACA CINÉMA KIRK DOUGLAS TOUJOURS REBELLE En trois films, ARTE célèbre une carrière d’exception menée avec une énergie pugnace et marquée par un engagement sans cesse renouvelé pour la défense des libertés, à l’écran comme dans la vie. À partir du dimanche 18 décembre à 20.50 CYCLE KIRK DOUGLAS Lire pages 13 et 16-17 Dernier des géants du vieil Hollywood, l’acteur à la célèbre fossette au menton s’apprête à fêter ses 100 ans, le 9 décembre prochain. Né à New York, issu d’une très modeste famille d’émigrés fuyant les pogroms de la Russie tsariste, Issur Danielovitch Demsky doit se battre pour s’en sortir. Il devient champion de lutte à l’université puis intègre l’Académie d’art dramatique de New York, où il côtoie la toute jeune Lauren Bacall. C’est cette dernière qui, une fois star, intervient auprès du N°51 – Semaine du 17 au 23 décembre 2016 – ARTE Magazine producteur Hal B. Wallis pour que l’acteur, devenu Kirk Douglas à l’état civil, obtienne un second rôle dans L’emprise du crime, un film noir de 1946 réalisé par Lewis Milestone. Suivront d’autres pellicules du même genre, notamment le classique de Jacques Tourneur La griffe du passé, au côté de Robert Mitchum. Très vite cependant, Kirk Douglas fait preuve d’une indépendance farouche  : il affirme des choix audacieux en jouant un boxeur incorruptible dans Le champion (1949), dont le succès inattendu le consacre définitivement aux yeux du public, puis des personnages ambigus dans Le gouffre aux chimères (1951) de Billy Wilder ou Les ensorcelés (1952) de Vincente Minnelli. Libéré de son contrat avec la Warner, il crée sa propre société de production en 1955, la Bryna, du nom de sa mère. DÉMOCRATE CONVAINCU Films d’aventures, mélodrames, tout lui réussit. Il tourne aussi des westerns, pro-Indiens dans La captive aux yeux clairs de Howard Hawks et La rivière de nos amours d’André De Toth. Pour King Vidor, il incarne dans L’homme qui n’a pas d’étoile un outsider épris de liberté, le type de rôle qu’il affectionne par-dessus tout, comme dans ce qui reste son film favori, Seuls sont les indomptés (1962). Acteur-producteur avisé, il joue le peintre torturé de La vie passionnée de Vincent Van Gogh, le héros borgne des Vikings, et confie à un jeune cinéaste, Stanley Kubrick, la réalisation du brûlot antimilitariste Les sentiers de la gloire (1957). Démocrate convaincu et courageux, Douglas est un des premiers à engager sous son nom le scénariste blacklisté Dalton Trumbo pour Spartacus, son rôle le plus emblématique, à nouveau dirigé par Kubrick. Si sa carrière s’essouffle au cours des années 1970 et 1980, son «énergie sans limites», relevée par Vincente Minnelli, le pousse vers l’écriture  : une autobiographie, des romans, mais aussi un blog sur Myspace et, en septembre dernier, une tribune du Huffington Post, où il met en garde ses concitoyens contre les dangers d’un vote pour Donald Trump... Marie Gérard 7



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