Arte Magazine n°2016-51 17 déc 2016
Arte Magazine n°2016-51 17 déc 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-51 de 17 déc 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : les mondes perdus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PHOTOS/SAINT THOMAS PRODUCTIONS artp FUTUR EN COUVERTURE ZOO D’UN AUTRE TEMPS La fascinante série documentaire Les mondes perdus part en quête des créatures qui ont accouché des espèces modernes en s’appuyant sur les recherches paléontologiques et de stupéfiantes images de synthèse. Portraits croisés. Vingt-neuf fiches explicatives sur les animaux préhistoriques (anatomie, physiologie, comportement...) et des vidéos surprenantes. Réalisation  : Bertrand Loyer (France, 2016) Production  : Saint Thomas Productions arte.tv/les-mondes-perdus CONFUCIUSORNIS (OISEAU) À l’exception des griffes au bout de ses ailes, il ressemble à s’y méprendre à un oiseau actuel ! Dans son bec, on ne trouve plus de dents comme chez ses ancêtres, les dinosaures à plumes. Il a également perdu sa longue et lourde queue osseuse au profit d’un croupion orné, chez le mâle, de deux longues plumes, sans doute utiles à la parade nuptiale. Contrairement aux petits dinosaures Microraptor ou Anchiornis, il n’arbore plus que deux ailes au lieu de quatre, et si ses plumes sont mal adaptées au vol plané, il maîtrise le vol battu. Les doigts de ses pattes sont déjà inversés, ce qui lui permet de se percher sur les branches et d’élever ses petits hors de portée des prédateurs au sol. 4 N°51 – Semaine du 17 au 23 décembre 2016 – ARTE Magazine MEGANEURA (INSECTE) Imaginez une gigantesque libellule longue de 30 centimètres, dont les ailes atteindraient une envergure de 70 centimètres. C’est le genre d’insectes qui volaient dans les marais il y a plus de trois cents millions d’années, soit soixante-dix millions d’années avant que les dinosaures ne pointent leur museau. Avec sa mandibule acérée, ses pattes en forme de crochets, ses deux énormes yeux lui permettant de voir derrière sa tête pivotante et d’évaluer parfaitement les distances, Meganeura se révélait un redoutable prédateur. Selon les chercheurs, il était capable de faire des pointes à 70 km/h et de s’élever au-dessus du sol à une vitesse de cinq mètres par seconde pour attraper ses proies, petits amphibiens et insectes.
REPENOMAMUS (MAMMIFÈRE) Court sur pattes, tronc allongé, membres trapus  : Repenomamus giganticus vivait il y a cent trente millions d’années en compagnie des dinosaures. Il mesurait plus d’un mètre de long et pouvait peser jusqu’à 14 kilos. De quoi tordre le cou aux clichés sur les mammifères d’antan, qu’on imaginait minuscules et menant une dangereuse existence au ras du sol, à la recherche de vers et d’insectes... En réalité, celui que l’on surnomme aujourd’hui «le pitbull du crétacé» était capable d’engloutir de petits dinosaures grâce à ses dents diversifiées (canines et molaires plus ou moins pointues). Maria Angelo Samedi 17 décembre à 20.50 LES MONDES PERDUS (1-3) Lire page 11 -..'-artpEDITIC)NS À la manière d’une enquête scientifique, ce livre ludique et spectaculaire, aussi exhaustif que pédagogique, redonne vie à ces mondes perdus et à leur faune. Coécrit par Emma Baus, Mary Sterb, Jean-Sébastien Steyer et Bertrand Loyer. Une coédition ARTE Éditions/Glénat, en librairie depuis le 16 novembre. DES CRÉATURES PLUS VRAIES QUE NATURE Trois questions à Emma Baus, coréalisatrice de la série Les mondes perdus. Les recherches sur ces mondes disparus ont fait un bond de géant depuis une vingtaine d’années. Pourquoi ? Emma Baus  : Ces avancées sont essentiellement liées à la découverte, à partir de 1996, de plusieurs gisements tout à fait exceptionnels dans la province du Liaoning, au nord-est de la Chine. Des éruptions volcaniques successives ont figé là, dans des sédiments très fins, des milliers de fossiles d’animaux morts il y a cent vingt à cent soixante millions d’années. La majorité des dinosaures à plumes connus à ce jour ont été identifiés grâce à ces découvertes. On y a aussi trouvé Juramaia sinensis, âgé de 160 millions d’années, le plus ancien mammifère placentaire, notre lointain cousin donc ! Vous avez pu habiller ces animaux de plumes et de poils comme s’ils existaient encore... Nous avons réalisé des animations en 3D en étroite collaboration avec les chercheurs. Dans la plupart des cas, ceux-ci sont en mesure de restituer la manière de se déplacer des animaux et la couleur des pelages. En retrouvant dans la pierre des mélanosomes, les cellules qui donnent leurs pigments aux plumes et aux poils, ils peuvent affirmer par exemple qu’Anchiornis arborait une crête bien rouge. Mais on sait aussi que la couleur des plumages actuels n’est pas déterminée uniquement par la mélanine. D’autres pigments, comme les caroténoïdes, qui se conservent mal, sont indispensables pour produire certaines couleurs vives. Les scientifiques nous décrivent peut-être des dinosaures bien plus sombres ou plus pâles qu’ils ne l’étaient en réalité, à l’image des fresques du Moyen Âge, dont les couleurs vives se sont estompées... Reste-t-il encore des animaux à découvrir ? Bien sûr ! Entre 1990 et 2006, 242 nouvelles espèces de dinosaures ont été identifiées. Pendant que nous réalisions la série, deux fossiles exceptionnels ont été décrits  : Yutyrannus, un dinosaure à plumes long de neuf mètres, et Kulindadromeus zabaikalicus, un dinosaure à plumes herbivore. Cette dernière découverte incite certains scientifiques à penser que tous les dinosaures étaient couverts de plumes. Il leur faut maintenant partir à la recherche de leur ancêtre commun. Propos recueillis par Maria Angelo N°51 – Semaine du 17 au 23 décembre 2016 – ARTE Magazine 5



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