Arte Magazine n°2016-50 10 déc 2016
Arte Magazine n°2016-50 10 déc 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-50 de 10 déc 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : le passe-muraille.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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leemage.com PROGRAMMATION SPÉCIALE VILLA MÉDICIS MADE IN ROME Pour célébrer les 350 ans de l’Académie de France à Rome, un passionnant documentaire dévoile les trésors de la Villa Médicis. Zoom sur trois des chefs-d’œuvre conçus entre ses murs. LA BAIGNEUSE de Jean-Auguste-Dominique Ingres, dite aussi La baigneuse Valpinçon (1808) Lorsque le jeune Ingres (1780-1867), alors pensionnaire à la Villa Médicis, adresse, en 1808, à Paris, l’un de ses travaux de Rome, La baigneuse, il ne reçoit de la critique qu’un accueil mitigé, voire indifférent. Il faut attendre l’Exposition universelle de 1855 pour que ce grand nu, inspiré de l’Antiquité et surtout des fresques de Raphaël, que le peintre a admirées à Rome, soit reconnu à sa juste valeur. Le découvrant à cette occasion, Baudelaire salue « une volupté profonde » qui se dégage de la sensualité chaste du modèle. Ingres restera hanté toute sa vie par cette toile, à tel point qu’il la reprendra sans cesse, jusqu’au fameux Bain turc (1852-1862). Aujourd’hui, c’est au Louvre que ses baigneuses se laissent caresser du regard. Asou ArstinetTA LA ANIVEa vi 7 ; r k 7r Vielontelle. ; Pian le.01.E IleCiOr BERLIOZ LA CAPTIVE d’Hector Berlioz (1832) irp.r Yi. à « La sotte caserne »  : c’est ainsi que le compositeur Hector Berlioz (1803- 1869) qualifie la Villa Médicis dans ses Mémoires. D’abord, parce qu’il juge les chambres inconfortables, ensuite parce que Rome ne constitue pas l’épicentre des arts, à l’inverse du Paris de cette époque. Lorsqu’il y arrive en 1831, pour un séjour de quinze mois, il craint donc de s’y ennuyer. Pour se distraire, il entreprend de visiter l’Italie et notamment les Abruzzes. C’est là qu’il emprunte à un compagnon le recueil de Victor Hugo Les Orientales, dont le poème « La captive » le subjugue  : « J’entends la musique de ce poème. Il faudrait que je l’écrive sinon je vais l’oublier », confie-t-il. De retour à Rome, il compose en quinze jours une pièce pour chant, violoncelle et piano, qui connaît d’emblée un succès foudroyant. 6 N°50 – Semaine du 10 au 16 décembre 2016 – ARTE Magazine leemage.com LA CHAMBRE TURQUE de Balthus (1965-1966) Privilège rare, le documentaire dévoile la très secrète « chambre turque » de la Villa, sans doute la plus belle, véritable joyau aux ornements orientaux raffinés qui fut conçue en 1833 par le peintre et directeur de l’époque, Horace Vernet. Elle servit de décor à ce célèbre tableau de Balthus (1908- 2001), peint alors qu’il se trouvait lui-même à la tête de l’institution, de 1961 à 1977. S’inspirant des odalisques d’Ingres, Balthus s’inscrit avec malice dans la filiation de ses prédécesseurs pour mettre en scène sa compagne Setsuko, lascivement allongée sur un des canapés de la chambre. On peut admirer la toile au Centre Pompidou. Laure Naimski L’exposition « 350 ans de création, les artistes de l’Académie de France à Rome de Louis XIV à nos jours » se tient à la Villa Médicis jusqu’au 15 janvier 2017.
Fondazione Centro SPERIMENTALE di CINEMATOGRAFIA LUCHINO VISCONTI TUTEUR DE DAMES Grand ausculteur des âmes, peintre de mondes en déshérence, le cinéaste esthète, auquel ARTE consacre un portrait documentaire, fut aussi un génial découvreur d’actrices. Homme de culture raffiné, metteur en scène de cinéma, de théâtre et d’opéra, Luchino Visconti vouait une passion volontiers tyrannique aux acteurs, qui ne l’en aimaient pas moins. Son rôle de pygmalion (voire davantage) auprès des jeunes Alain Delon et Helmut Berger est entré dans la légende du cinéma, tout comme son talent à révéler les facettes insoupçonnées de comédiens déjà célèbres, comme Burt Lancaster (Le Guépard, Violence et passion). Sur les scènes de théâtre et d’opéra, l’aristocrate milanais s’efforce aussi de modeler ses interprètes, de Marcello Mastroianni à la Callas. Car il aime tout autant les actrices, qu’elles soient débutantes ou divas. Ses figures maternelles restent inoubliables, avec Anna Magnani, première vedette à jouer pour lui (Bellissima), puis Silvana Mangano, à travers laquelle il évoque, dans Mort à Venise, sa propre mère bienaimée. Mais il fut aussi le père artistique des jeunes Annie Girardot, Claudia Cardinale, Charlotte Rampling et Romy Schneider, qui lui doivent l’envol de leurs carrières. ROCCO ET SES SŒURS Alors qu’à 27 ans Annie Girardot est surtout reconnue au théâtre, Visconti la dirige sur les planches dans Deux sur la balançoire en 1958, à Paris. Puis il fait d’elle l’émouvante et tragique Nadia de Rocco et ses frères (1960), où elle bouleverse face à Alain Delon, candide comme jamais. Repérée dans Rocco, Claudia Cardinale, jeune Italienne de Tunis, devient dans Le Guépard (1963) la splendide roturière Angelica. Le maestro lui souffle  : « Tes yeux doivent dire ce que tes mots ne disent pas. » En 1965, il lui écrit une partition sur mesure avec Sandra, drame familial inspiré des tragédies grecques, couronné du Lion d’or à Venise. Fasciné par la déchéance de mondes condamnés par l’histoire, le cinéaste confie à Charlotte Rampling, dans Les damnés (1969), le premier d’une longue suite de rôles sulfureux. Quant à Romy Schneider, qu’il met en scène sur les planches en 1961 (Dommage qu’elle soit une putain), puis dans un très sensuel épisode du film à sketchs Boccace 70, elle lui doit de rompre définitivement avec le personnage sucré de Sissi. Avant que le cinéaste ne lui offre, ultime revanche, sa version altière de l’impératrice d’Autriche dans le monumental Ludwig (1973). Marie Gérard N°50 – Semaine du 10 au 16 décembre 2016 – ARTE Magazine SCHUCH PRODUCTIONS SPÉCIAL ITALIE Le dimanche 11 et le lundi 12 décembre, de la Villa Médicis à Luchino Visconti, une programmation spéciale entre cinéma, spectacle et documentaire. DIMANCHE 11 DÉCEMBRE Nobles demeures de Toscane à 9.50 La nouvelle architecture alpine – Le Tyrol du Sud à 11.20 Metropolis à 11.50 L’Italie par la côte à partir de 13.00 Cuisines des terroirs – Le Trentin-Haut-Adige à 16.45 La Villa Médicis, pour l’amour des arts à 17.10 Concert sur la place du Dôme de Milan à 18.05 SOIRÉE VISCONTI à partir de 20.45, avec le film Le guépard et le documentaire Luchino Visconti – Entre vérité et passion à 23.35 Marcello Mastroianni – L’Italien idéal à 0.35 Maurizio Pollini, de main de maître à 1.30 Récital Maurizio Pollini à 2.25 Histoires de la Scala à 2.50 LUNDI 12 DÉCEMBRE Rocco et ses frères à 20.50 7



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