Arte Magazine n°2016-50 10 déc 2016
Arte Magazine n°2016-50 10 déc 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-50 de 10 déc 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : le passe-muraille.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DÉCEMBRE 11 DIMANCHE 19.05 PERSONNE NE BOUGE ! SPÉCIAL CHARLIE CHAPLIN La revue culturelle et décalée de Collin, Mauduit et Bonnaud. Au menu  : les débuts londoniens de Charles Spencer Chaplin au music-hall et sa première tournée en Amérique ; le chapeau melon ; son expulsion des États- Unis pour cause de chasse aux sorcières ; le rappeur J-Five bougrement bien inspiré par la BO des Temps modernes ; la méthode de la silhouette qui en jette ; Le dictateur, visionnaire et culte, et une interview émouvante du cinéaste, en promo pour Un roi à New York en 1957. arte.tv/pnb Revue culturelle de Philippe Collin, Xavier Mauduit et Frédéric Bonnaud (France, 2016, 35mn) Coproduction  : ARTE France, Ex Nihilo 20.15 VOX POP L’EUROPE PROTÈGE- T-ELLE LES CRIMINELS DE GUERRE ? Chaque semaine, Vox pop enquête sur la société européenne. Le « Vox report »  : ces mères allemandes qui regrettent d’avoir eu un enfant. L’enquête de la semaine  : Vox pop s’intéresse à la présence de criminels de guerre, notamment syriens, sur le sol européen. Doit-on et peut-on les juger ? Enquête en Suède, où des réfugiés tentent de démasquer eux-mêmes leurs anciens bourreaux. L’interview de la semaine  : Carla Del Ponte, ex-procureure auprès du Tribunal pénal intenational, membre de la Commission d’enquête sur la Syrie de l’ONU. Le tour d’Europe des correspondants  : quel sort réservent nos voisins aux criminels de guerre ? arte.tv/vox-pop En partenariat avec News Republic Magazine présenté par John Paul Lepers (France, 2016, 28mn) - Coproduction  : ARTE France, Magneto Presse Farabola/LEEMAGE 20.45 CINÉMA LE GUÉPARD En témoin vieillissant mais lucide d’une époque finissante, Burt Lancaster irradie un film crépusculaire, magistralement mis en scène par Luchino Visconti. Une œuvre intemporelle, diffusée dans sa version restaurée. Palerme, 1860. Don Fabrizio, prince de Salina, règne en maître sur sa famille et sur ses gens. Alors que les troupes de volontaires républicains menés par Garibaldi viennent de débarquer en Sicile, Tancrède, son neveu préféré, choisit de rallier leur cause, moins par idéalisme que par calcul. Dans sa villégiature de Donnafugata, où le patriarche est parti se réfugier avec les siens, le jeune homme tombe amoureux de la belle Angelica, fille du maire roturier. Malgré la mésalliance, Salina consent au mariage  : don Calogero est riche et le prince sait que son temps est passé… DERNIERS FEUX On peut difficilement se lasser de voir le vieux « guépard » solitaire jeter un dernier regard clairvoyant sur un monde en train de basculer. Avec cette fresque flamboyante, dont l’étourdissante scène de bal est l’un des moments culminants, Luchino Visconti met en scène l’éclat et l’élégance d’un monde ancien heurté de plein fouet par la modernité. Faisant parler la poudre et l’énergie féconde de la jeunesse, le cinéaste saisit avec maestria le basculement d’une 14 N°50 – Semaine du 10 au 16 décembre 2016 – ARTE Magazine société aristocratique appelée à s’effacer. Réunissant une distribution étincelante – Burt Lancaster, Alain Delon, Claudia Cardinale…–, Visconti règle avec un soin extrême chacun de ses plans. La splendeur de l’image, la justesse des acteurs, la finesse de l’analyse, la palette des émotions et l’envoûtante présence de la Sicile font du Guépard un chef-d’œuvre éternel. Palme d’or, Cannes 1963 SPÉCIAL ITALIE HOMMAGE À LUCHINO VISCONTI Lire aussi pages 6-7 et 9 (Il gattopardo) Film de Luchino Visconti (Italie, 1963, 2h50mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Luchino Visconti, Suso Cecchi d’Amico, Pasquale Festa Campanile, Enrico Medioli, Massimo Franciosa, d’après le roman éponyme de Giuseppe Tomasi di Lampedusa Avec  : Burt Lancaster (le prince de Salina), Claudia Cardinale (Angelica), Alain Delon (Tancrède), Paolo Stoppa (don Calogero), Serge Reggiani (don Ciccio), Rina Morelli (Maria Stella) - Image  : Giuseppe Rotunno - Décors  : Ferdinando Giovannoni - Costumes  : Piero Tosi - Musique  : Nino Rota et Verdi Production  : Titanus, Pathé Cinéma, SGC - (R. du 27/11/2011)
23.35 LUCHINO VISCONTI ENTRE VÉRITÉ ET PASSION Nourri d’émouvants témoignages, le portrait contrasté d’un créateur à la personnalité complexe, guidé par l’amour du travail, mort il y a quarante ans. Né à Milan en 1906, Luchino Visconti a vécu une enfance et une jeunesse dorées dans le luxe rococo d’un palais familial, entre des parents exigeants et aimants. Son père, descendant d’une longue lignée d’aristocrates apparentés à la famille régnante de Savoie, joue la comédie en amateur. Sa mère, issue de la grande bourgeoisie et héritière d’un groupe pharmaceutique, aime tout ce qui est beau. « Il n’avait aucun complexe par rapport à ses origines aristocratiques et à sa fortune personnelle, mais il avait un impératif dans la vie  : le travail », note Caterina D’Amico, conservatrice des archives Visconti à l’Institut Gramsci de Rome et fille de Suso Cecchi D’Amico, scénariste fétiche du maître italien. À l’adolescence, brièvement fasciné par les funestes promesses du fascisme et du nazisme, il leur tournera le dos après une gifle paternelle, confie son neveu et filleul, Luchino Gastel. Ayant rejoint la route des communistes et, pendant la Seconde Guerre mondiale, celle de la Résistance – une de ses fiertés –, Luchino Visconti est devenu cinéaste grâce à sa rencontre avec Jean Renoir, dont il a été l’assistant. Bourreau de travail, il tourne, met en scène Maria Callas à la Scala, monte au théâtre les classiques mais aussi Cocteau, Sartre ou Tennessee Williams, et dirige même sur les planches Alain Delon, qu’il vient de filmer dans Rocco et ses frères  : « Je n’aurais pas pu trouver meilleur professeur que Visconti », assure alors le jeune acteur… CONDÉ NAST FIN LETTRÉ Fasciné par la transgression, le mal et l’interdit, Visconti a bâti une œuvre marquante et troublante. D’Ossessione à L’innocent, des Damnés à Mort à Venise, Élisabeth Kapnist déroule un fil chronologique pour mettre en perspective son cinéma et sa vie. Réunissant extraits de films, interviews, témoignages et images d’archives, son film donne l’occasion d’entendre la fine fleur du cinéma transalpin (Magnani, Mastroianni…) s’exprimer dans un français impeccable. Partant sur les traces du cinéaste au travers des lieux qui ont marqué son existence – du berceau familial milanais à Rome, où il a vécu jusqu’à sa mort en 1976 –, ce portrait dessine davantage que l’itinéraire d’un homme hors du commun  : il redonne vie à un monde à jamais disparu. SPÉCIAL ITALIE HOMMAGE À LUCHINO VISCONTI Lire aussi pages 6-7 Documentaire d’Élisabeth Kapnist (France, 2016, 1h) - Auteurs  : Élisabeth Kapnist, Christian Dumais-Lvowski - Coproduction  : ARTE France, Bel Air Media, INA, Avrotros, ORF N°50 – Semaine du 10 au 16 décembre 2016 – ARTE Magazine REPORTERS ASSOCIATI & ARCHIVI  : 3 ; 49111 6 lee 711111N.. Ï.% r‘ 0.35 MARCELLO MASTROIANNI L’ITALIEN IDÉAL De film en film, il a incarné la quintessence de l’Italien. Un émouvant portrait documentaire de « Marcello ». Marcello Mastroianni a grandi dans un milieu modeste et a vécu une jeunesse triste, gâchée par le fascisme, qu’il aimait peu évoquer. Il a appris le métier au théâtre en interprétant dix ans durant les grands auteurs, sous la direction de Visconti. À côté, les bluettes que le cinéma lui propose ensuite lui paraissent faciles. Mais avec les belles années de Cinecittà, qui tourne à plein régime après la guerre, un nouveau genre apparaît  : des comédies caustiques qui épinglent avec délice la naissance de la petite-bourgeoisie italienne et font émerger une nouvelle génération d’acteurs, dont il est une figure phare. LATIN LOVER Ce documentaire retrace la vie, les nombreuses amours et la prolifique carrière de l’acteur disparu en 1996. De nombreux extraits de films et images d’archives, parfois comiques, émaillent le récit, comme ce talk-show où Sophia Loren le titille sur son charme de latin lover. Des témoignages de collaborateurs, d’acteurs et de proches – notamment un entretien touchant avec sa fille aînée Barbara – dessinent le portrait d’un homme délicat et chaleureux, fuyant la solitude, que tout le monde n’a eu de cesse d’appeler tendrement « Marcello ». SPÉCIAL ITALIE Documentaire d’Emmanuelle Nobécourt (France/Italie, 2015, 52mn) - Coproduction  : ARTE France, Program33 - (R. du 25/5/2015) DÉCEMBRE DIMANCHE 15 11



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