Arte Magazine n°2016-49 3 déc 2016
Arte Magazine n°2016-49 3 déc 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-49 de 3 déc 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : cannabis.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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JEAN-CLAUDE LOTHER Comment passe-t-on d’un premier film d’auteur à Cannabis ? Lucie Borleteau  : Les productrices Tonie Marshall et Véronique Zerdoun m’ont envoyé les scénarios des premiers épisodes après avoir vu Fidelio, l’odyssée d’Alice. J’ai d’abord aimé l’histoire  : le fait qu’il n’existe aucun point de vue policier et, bien sûr, les personnages, complexes, excitants, avec, en haut de la pyramide, El Feo, un méchant shakespearien, et Shams, un héros solaire qui suscite l’empathie, comme son pendant féminin Anna. Quelle couleur vouliez-vous donner à l’histoire ? Je n’ai pas cherché à révolutionner les codes, plutôt à me les approprier. La multiplicité des personnages, des territoires et des langues nous offrait la possibilité de changer régulièrement de ton. Une diversité que nous avons valorisée au montage, notamment à travers la musique, très présente, qui dessine un patchwork d’univers très variés. Avez-vous effectué des recherches sur le milieu du trafic de stupéfiants ? Je me suis appuyée sur le travail des scénaristes, très précis, et j’ai étoffé mes connaissances pendant la préparation du tournage. Le comportement et la manière de parler des dealers sont soumis à des modes qui évoluent tout le temps, donc mieux valait ne pas les imiter. Dans les cités où nous avons tourné – qui sont devenues celle, imaginaire, de la Roseraie –, j’ai pu observer des détails qui nous ont aidés à rendre la mise en scène concrète et à nourrir le travail des comédiens. Quant à la partie qui se déroule en Espagne, moins documentée, elle laissait plus le champ à l’imagination et au romanesque. EN COUVERTURE LE ROMANESQUE DE L’OMBRE Après un premier long métrage à la fois intimiste et aventurier, Fidelio, l’odyssée d’Alice, la réalisatrice Lucie Borleteau change de registre avec Cannabis, une série romanesque captivante qui plonge dans l’univers du trafic de drogue, entre la France et l’Espagne. 4 N°49 – Semaine du 3 au 9 décembre 2016 – ARTE Magazine LUCIA FARAIG Comment avez-vous conçu votre casting ? J’avais posé comme condition de choisir les comédiens. Cannabis traite du milieu de l’ombre, c’était donc important de ne pas avoir la vue brouillée par la présence d’acteurs connus. Dans la lignée de Fidelio…, Cannabis propose plusieurs portraits de femmes évoluant dans un univers masculin… Heureusement, aujourd’hui, on peut raconter des histoires avec des figures féminines qui ne sont ni des victimes ni des femmes fatales, et qui naviguent dans des univers qu’on pensait virils, comme celui du trafic de drogue. Propos recueillis par Jonathan Lennuyeux-Comnène
Jeudi 8 décembre à 20.55 CANNABIS (1-3) Lire pages 22-23 artei EDITI N Disponible en coffret 2 DVD à partir du 7 décembre 2016 JEAN-CLAUDE LOTHER LUCIA FARAIG QUATUOR TRANCHANT Cannabis s’appuie sur quatre personnages hauts en couleur. Galerie de portraits. SHAMS (YASIN HOUICHA) Enfant de la cité de la Roseraie, Shams travaille sous les ordres de Morphée. Simple guetteur au départ, il gère aujourd’hui la vente de cannabis dans toute la cité. Ambitieux, doué et professionnel, il reste attaché à sa grand-mère Djemila, son père ayant été longtemps emprisonné. Préférant la ruse à la force, il se retrouve pris dans un engrenage de violence qui met à l’épreuve sa détermination. ANNA (KATE MORAN) Fille d’un escroc, Anna vit à Marbella avec son mari Farid, l’oncle de Shams. Fière de leur vie bourgeoise et de leurs beaux enfants qui fréquentent l’école française, elle ferme les yeux sur les activités illégales de son mari. Mais lorsque ce dernier disparaît, son monde vacille. Cette épreuve va réveiller la guerrière qui sommeille en cette mère de famille d’apparence fragile. N°49 – Semaine du 3 au 9 décembre 2016 – ARTE Magazine JEAN-CLAUDE LOTHER LUCIA FARAIG MORPHÉE (CHRISTOPHE PAOU) C’est «l’homme qui vous endort d’une droite». Animal à sang froid et intimidant, il a su s’adapter aux évolutions d’un trafic, qu’il contrôle, sachant habilement blanchir l’argent et déléguer pour éviter de se mouiller. Un des secrets de sa longévité  : sa discrétion absolue. Personne, pas même Shams, ne sait qu’il habite une garçonnière dans Paris où il cache un secret. EL FEO (PEDRO CASABLANC) Omar el-Fassi, dit «El Feo» («Le laid» en espagnol), est un baron de la drogue craint de tous. Cruel, violent, cultivé, fin stratège, il mène une vie discrète dans la banlieue de Marbella en compagnie de Soukaïna, la femme qui l’a recueilli jeune dans la rue. Lorsqu’il ne torture pas ses ennemis, El Feo viole des jeunes filles vierges et séduit son médecin, Ines, avec qui il entretient des conversations passionnées et raffinées. 5



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