Arte Magazine n°2016-48 26 nov 2016
Arte Magazine n°2016-48 26 nov 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-48 de 26 nov 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Arte fait son cinéma.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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UN FILM 011 UNE SERIE MUT KM...rEN ReNIE L'UMM MEC Éticatir.£) WEB LES AFOGILIF OtJA GÉnie (IL F-UT BIEN.INALYU LÀ CONCURRENCE I) CaNtm UN elOGLIF) (YOM LES JIUT4Gle) graf ON REFAIT LE FILM, AVEC VOS MOTS ! Choisissez un film ou une série que vous connaissez, racontez l’histoire à votre manière, ARTE transforme vos mots en un petit film animé, rigolo et à partager sans modération. AUTOGRAF Conception éditoriale  : Anne Jaffrennou et Joris Clerté Conception graphique  : Joris Clerté Direction artistique  : Sébastien Brothier Coproduction  : ARTE France, Doncvoilà Productions En ligne à partir du 8 novembre Si un proverbe attribué à Confucius prétend qu’une image vaut mille mots, un nouvel objet Web permet d’aller vérifier l’assertion inverse. Baptisé Autograf, il propose à tout internaute de résumer un film en 400 signes maximum, avant de transformer automatiquement ses phrases en dessins. L’écran blanc de la salle laisse alors place à un cadre noir qui se remplit de ses expressions, comme autant d’images mouvantes et espiègles, qui seraient tracées à la craie au tableau par un cancre cinéphile et blagueur, pressé de raconter sa dernière séance. Plus long qu’un tweet, plus succinct qu’un épanchement sur Facebook, et définitivement à l’écart de l’écriture critique institutionnelle, Autograf 6 N°48 – Semaine du 26 novembre au 2 décembre 2016 – ARTE Magazine constitue une variation ludique autour des multiples formes d’appropriation des films à l’ère des réseaux sociaux. Simple d’utilisation, le dispositif exige un effort de concision, laquelle aboutit souvent à des raccourcis drôles et accrocheurs. Efficace, ce concept participatif paraît tellement inscrit dans l’air du temps et les nouvelles technologies qu’il semble difficile d’imaginer qu’il a été mûri pendant plus de vingt ans par Joris Clerté, son créateur. En effet, les prémices d’Autograf ont été griffonnées au début des années 1990. Tout juste diplômé des Beaux-Arts de Poitiers, Joris Clerté a d’abord confectionné des habillages et des bandesannonces animées pour les programmes de La Sept. « L’idée directrice était d’emblée  : un mot, un dessin. Nous jouions déjà avec une forme de grammaire », se rappelle Joris Clerté. À la suite de dizaines de ces formats courts, obligeant à une créativité et à une spontanéité toujours en éveil du fait d’un rythme hebdomadaire, l’idée s’est solidement ancrée dans l’esprit du dessinateur, et a survécu à la disparition de La Sept, bientôt réincarnée en ARTE. Mise en sommeil, elle sort aujourd’hui de son hibernation, réanimée par les progrès technologiques en matière d’interactivité. Enfin concrétisé, le dispositif sera mis en ligne le 8 novembre, en attendant peutêtre d’autres développements. « L’angle cinématographique n’est qu’une possibilité parmi d’autres. Mais Autograf, c’est d’abord la réalisation d’un fantasme  : celui de taper un texte qui se transforme instantanément en film. » Emmanuel Raspiengeas CONEMA En partenariat avec 1044
En 2017, elle devrait conquérir Dubai et New Delhi. Près de deux cents ans après l’ouverture de son premier musée à Londres, Madame Tussaud continue à étendre son empire. C’est auprès de son oncle, à l’aube de la Révolution française, que la jeune Marie apprend l’art du modelage anatomique à la cire chaude. En composant les têtes décapitées de Robespierre et de Marie-Antoinette, la Strasbourgeoise aurait-elle pu imaginer que son concept de théâtre de cire reproduisant les célébrités de l’époque portait en lui les germes d’un phénomène mondialisé, aujourd’hui coté en bourse ? Décliné dans une vingtaine de pays, de Las Vegas à Hong Kong, le musée Madame Tussauds reste l’une des attractions les plus populaires de Londres, attirant près de 2,5 millions de visiteurs par an. Et avec son ticket d’entrée à trente euros, l’affaire se révèle juteuse. En 2007, le groupe Merlin Entertainments, mastodonte de l’industrie des loisirs, a d’ailleurs mis un milliard de livres sur la table pour acquérir la poule aux œufs d’or. « TWERKER » AVEC BEYONCÉ À l’ère de la réalité virtuelle, comment expliquer le succès d’une attraction si analogique ? Pourquoi des jeunes adeptes de Wii et d’Instagram viennentils se presser ici pour un selfie avec Barack Obama ou Kim Kardashian ? C’est que Madame Tussauds a misé sur une manne intarissable  : la fascination pour les stars. En permettant aux visiteurs de s’en approcher au plus près, elle leur offre l’expérience la plus troublante de réalité augmentée  : le public peut désormais toucher le torse nu, tatoué et transpirant de Justin Bieber, « twerker » avec Beyoncé ou frémir auprès des serial killers de la chambre aux horreurs. Une proximité savamment entretenue par le musée, qui a supprimé cordes et panneaux « Do not touch » séparant les visiteurs des statues. Autre clé du succès  : de la même façon que les députés de la Constituante demandaient leur portrait, faire son entrée chez Madame Tussauds relève aujourd’hui encore de la consécration. Les people, dont chaque figurine coûte environ 150 000 livres, ne demandent nul droit à l’image, NINA BARBIER DOCUMENTAIRE DE CIRE ET D’OR Comment l’habile Madame Tussaud, née à Strasbourg en 1761 et exilée à Londres, a constitué un empire de l’industrie des loisirs avec ses célébrités en cire... Un documentaire-fiction retrace son extraordinaire success story. prêtant parfois même leurs vêtements à leur réplique de cire. La direction du musée surfe également habilement sur l’actualité, faisant de chaque entrée, sortie ou déplacement de figurines un événement médiatique. En septembre dernier, elle annonçait officiellement avoir séparé les statues de Brad Pitt et d’Angelina Jolie. Au musée de Washington, on attend aussi avec impatience les résultats des élections pour savoir qui, de Donald Trump ou de Hillary Clinton, sera ajouté dans le hall des quarante-quatre présidents américains. Laetitia Møller N°48 – Semaine du 26 novembre au 2 décembre 2016 – ARTE Magazine Samedi 26 novembre à 20.50 L’ÉTONNANTE HISTOIRE DE MME TUSSAUD ET DE SES THÉÂTRES DE CIRE Lire page 11 7



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