Arte Magazine n°2016-45 5 nov 2016
Arte Magazine n°2016-45 5 nov 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-45 de 5 nov 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : let's dance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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NOVEMBRE 6 DIMANCHE Anaprod 17.25 LE DOCUMENTAIRE CULTUREL BERNARD BUFFET, LE GRAND DÉRANGEUR Il a connu la gloire puis la chute, avant d’accéder à la reconnaissance posthume. À l’occasion d’une grande rétrospective au musée d’Art moderne de la ville de Paris, une passionnante immersion dans la vie et l’œuvre de Bernard Buffet. Imposteur ou précurseur ? Aussi célèbre que Picasso après-guerre, Bernard Buffet a connu précocement une immense popularité, inédite pour un artiste vivant, affichant un luxe dérangeant. Un succès phénoménal qui le prive dans le même temps de l’estime des milieux de l’art, lesquels le jugent de mauvais goût. Mais si ses fameux clowns tristes et autres chardons ont été reproduits et diffusés dans le monde entier au cours des Trente Glorieuses, l’essentiel de sa production monumentale et torturée – quelque huit mille toiles – reste largement méconnu. Jeune prodige radical, cet ami de Cocteau et Giono puise dans ses blessures d’enfant de la guerre une représentation tout à la fois cruelle et humaniste du monde, saturée de traits noirs. Pourtant, la vogue de l’abstraction démode bientôt ce grand figuratif, plébiscité à l’étranger, et notamment au Japon, où un musée lui est dédié. Avant la reconnaissance posthume, qui le consacre précurseur du pop art. PORTRAIT INTIME À partir d’archives rares, le film pénètre en profondeur l’œuvre du peintre – aujourd’hui revisitée –, dévoilant, au fil des toiles, sa puissance et sa cohérence. Surtout, il dessine un portrait tout en finesse de Bernard Buffet, à travers l’émouvant témoignage de Pierre Bergé, son premier amour, et celui de son fils Nicolas. Lire aussi page 7 En partenariat avec Documentaire de Stéphane Ghez (France, 2016, 52mn) - Coproduction  : ARTE France, Anaprod 19.05 PERSONNE NE BOUGE ! SPÉCIAL WOODY ALLEN Portrait en pied du névrosé new-yorkais le plus célèbre au monde. Story Né en 1935 dans le Bronx, Woody entretient avec New York une histoire d’amour qui dure. Garde-robe L’inusable pantalon en velours côtelé. Scandale ! En 1992, Mia Farrow, compagne officielle, découvre que sa fille adoptive, Soon-Yi, a une liaison avec Woody. Clipologie En 2009, Scarlett Johannson, nouvelle muse du maître, chante «Relator», en duo avec Pete Yorn. Star-system Découvrez la méthode «ersatz de Woody» dite, en anglais, du «Woody proxy». Icône Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (1972). Perle rare En 1969, le jeune réalisateur de Prends l’oseille et tire-toi explique pourquoi il a voulu devenir un truand. Lire aussi page 9 Revue culturelle de Philippe Collin, Xavier Mauduit et Frédéric Bonnaud (France, 2016, 35mn) - Coproduction  : ARTE France, Ex Nihilo 14 N°45 – Semaine du 5 au 11 novembre 2016 – ARTE Magazine 2012 GETTY IMAGES Pathé Films 20.45 CINÉMA VALMONT Miloš Forman fait souffler sur les Liaisons dangereuses, bible du libertinage d’Ancien Régime, un vent de liberté et de fantaisie. À l’instigation de sa maîtresse, la marquise de Merteuil, le vicomte de Valmont s’attache à séduire deux proies innocentes. L’une, la toute jeune Cécile de Volanges, est promise en mariage à un autre amant de la Merteuil, que celle-ci veut punir en le cocufiant avant la noce. L’autre, la belle et dévote Mme de Tourvel, est réputée imprenable, et sa conquête fait l’objet d’un pari entre les deux libertins. Mais l’amour vient troubler le jeu. LE CHAGRIN DES LIBERTINS Sortie quelques mois après la version de Stephen Frears, cette adaptation des Liaisons dangereuses se distingue par sa sensualité et sa fantaisie. Miloš Forman s’est volontairement éloigné des personnages froids et cruels de Laclos, insufflant à ce vénéneux roman un vent de liberté
et de légèreté. Ici, les libertins ne sont pas d’impitoyables calculateurs, mais des êtres blasés et malheureux. Colin Firth donne à son Valmont une humanité troublante et son charme est un poison que l’on déguste avec délectation. Quant à la marquise de Merteuil (la piquante Annette Bening), ce n’est plus un monstre, mais une intrigante superficielle et faussement enjouée. À noter, enfin, une photographie, des décors et des costumes de toute beauté, récompensés par deux César en 1990. Meilleurs décors, meilleurs costumes, César 1990 Film de Miloš Forman (France/États-Unis, 1989, 2h20mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Jean-Claude Carrière, d’après Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos - Avec  : Colin Firth (le vicomte de Valmont), Annette Bening (la marquise de Merteuil), Meg Tilly (Mme de Tourvel), Fairuza Balk (Cécile de Volanges), Sian Phillips (Mme de Volanges), Jeffrey Jones (M. de Gercourt), Henry Thomas (le chevalier Danceny), Fabia Drake (Mme de Rosemonde) Image  : Miroslav Ondricek - Montage  : Alain Heim, Nena Danevic - Musique  : Christopher Palmer Theodor Pistek, Carine Sarfati - Décors  : Pierre Guffroy - Production  : RennProductions, Timothy Burrill Productions - (R. du 18/5/2006) Agat Films & Cie 23.00 LE DOCUMENTAIRE CULTUREL HISTOIRES DE CINÉMA HISTOIRES DE SEXE Comment, des Valseuses à La vie d’Adèle, montrer le sexe à l’écran reste une inépuisable source de défi pour le septième art. Pendant longtemps, le cinéma a fait l’amour en éteignant la lumière. Si, dans les années 1920, les films «au contenu explicite», réservés à des cercles très privés, rivalisaient d’audaces érotiques, la censure y avait mis bon ordre. Et le célèbre «coup du feu de bois», censé figurer les flammes de la passion tout en ne choquant personne (y compris dans Le diable au corps), a connu de longues heures de gloire. Il a fallu attendre les audaces de Louis Malle (Les amants) et surtout la révolution sexuelle des années 1970 pour que le cinéma s’empare d’un des derniers territoires qui lui résistait  : la sexualité. Pourtant, alors qu’Internet a fait de la pornographie un produit de consommation courante, la représentation d’actes sexuels explicites à l’écran provoque toujours, de plus en plus peut-être, la polémique. Comment expliquer le déchaînement d’attaques contre La vie d’Adèle et L’inconnu du lac, en 2013, plus de quarante ans après Le dernier tango à Paris (1972), plus de vingt après Basic instinct (1992) ? RACOLER N’EST PAS FILMER Pour ce troisième numéro d’Histoires de cinéma, Alain Guiraudie, Paul Verhoeven, Bernardo Bertolucci, Catherine Breillat (Romance), Bertrand Bonello (Le pornographe) et Bertrand Blier (Les valseuses) dialoguent avec finesse, par montage interposé, sous la figure tutélaire des grands aînés Buñuel (Belle de jour) et Pasolini (Théorème, Saló ou les cent vingt journées de Sodome). Et expliquent à Frédéric Bonnaud pourquoi, à l’opposé du racolage généralisé dont il fait l’objet de la part des commerçants de l’image, le sexe dans sa représentation cinématographique reste une inépuisable source de défi pour l’artiste comme pour le spectateur. Lire aussi page 6 Documentaire de Frédéric Bonnaud (France, 2016, 52mn) Réalisation  : Florence Platarets - Coproduction  : ARTE France, Agat Films et Cie N°45 – Semaine du 5 au 11 novembre 2016 – ARTE Magazine 23.55 MOZART À PRAGUE ROLANDO VILLAZÓN RENCONTRE DON GIOVANNI C’est à Prague que fut créé en 1787 l’opéra de Mozart, sous la direction du compositeur lui-même. Un retour aux sources de l’œuvre, guidé par le célèbre ténor. Rolando Villazón nous guide à la découverte de la Prague du XVIII e siècle, sur les traces de Mozart et de son Don Giovanni – l’opéra qu’il préfère depuis l’enfance. Après la réception enthousiaste des Noces de Figaro dans la capitale tchèque, en 1786, le compositeur avait accepté bien volontiers la commande d’un nouvel opéra pour les Praguois. Don Giovanni fut donc créé l’année suivante, avec Mozart en personne à la baguette, et un énorme succès public. Rolando Villazón livre des détails passionnants sur la création de l’œuvre (mise en scène et directives du maestro) puis sa représentation, de l’écriture du livret à la fabrication des costumes et décors. Cette balade mozartienne se termine par la présentation du finale de l’opéra telle que les Praguois l’ont découverte en 1787, dans la mise en scène, les décors originaux et les effets spéciaux de la première, mais aussi avec un orchestre composé d’instruments d’époque. Rolando Villazón présente aussi les jeunes talents musicaux de demain, ce dimanche à 18.20. En partenariat avec I Documentaire de Guy Evans (France/République tchèque, 2016, 1h) NOVEMBRE DIMANCHE 15 6



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