Arte Magazine n°2016-42 15 oct 2016
Arte Magazine n°2016-42 15 oct 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-42 de 15 oct 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Hergé, à l'ombre de Tintin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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OCTOBRE 17 LUNDI 1936 –SUCCESSIONS JULIEN DUVIVIER ET CHARLES SPAAK 20.50 CINÉMA LA BELLE ÉQUIPE Des ouvriers au chômage mettent en commun un pactole gagné à la loterie pour transformer une ruine en accueillante guinguette. En version restaurée, un grand classique du cinéma français, qui offrit à Gabin l’un de ses premiers grands rôles. Cinq ouvriers parisiens au chômage gagnent une petite fortune à la loterie nationale. L’un d’eux a une idée  : se servir du pactole pour acheter un vieux lavoir de banlieue en ruine et le transformer en guinguette dont ils seraient les copropriétaires. La confiance des débuts s’effrite rapidement et l’équipe, victime d’un destin capricieux et du charme d’une certaine Gina, finit par imploser. L’ESPRIT DU FRONT POPULAIRE Voir La belle équipe aujourd’hui permet de (re)découvrir un classique du cinéma français longtemps invisible pour des raisons juridiques. Si le film avait disparu des écrans, son mythe n’a jamais connu d’éclipse. Il symbolise à jamais, avec Le crime de monsieur Lange de Jean Renoir, l’esprit du Front populaire. L’histoire de ces cinq amis chômeurs illustre les vifs espoirs des Français à l’arrivée de la gauche au pouvoir. Mais loin de l’exaltation de la victoire et des lendemains qui chantent, Duvivier, avec la complicité de son scénariste Charles Spaak, exprime une nouvelle fois sa vision pessimiste, et hélas prophétique, du monde. La belle équipe impressionne par ailleurs par ‹ z w C) w 16 N°42 – Semaine du 15 au 21 octobre 2016 – ARTE Magazine sa mise en scène, ses mouvements de caméra sophistiqués et lyriques, sa direction artistique, ses acteurs fabuleux… Jean Gabin, génial en héros prolétaire, séduisant et énergique, campe l’un de ses premiers grands rôles au cinéma, un an après La bandera, autre chef-d’œuvre de Duvivier. La première apparition de l’acteur, vociférant contre un gérant d’hôtel peu scrupuleux, est inoubliable, au même titre que de nombreuses séquences du film. CYCLE JULIEN DUVIVIER Retrouvez l’intégralité de la critique sur le blog d’Olivier Père, directeur du Cinéma d’ARTE France. Film de Julien Duvivier (France, 1936, 1h39mn) - Scénario  : Charles Spaak, Julien Duvivier - Avec  : Jean Gabin (Jean/Jeannot), Charles Vanel (Charles/Charlot), Viviane Romance (Gina), Raymond Aimos (Raymond/Tintin), Charles Dorat (Jacques), Raphael Medina (Mario), Micheline Cheirel (Huguette), Jacques Baumer (M. Jubette) - Image  : Marc Fossard, Jules Kruger - Musique  : Maurice Yvain - Montage  : Marthe Poncin Production  : Ciné-Arys - Version restaurée
22.35 CINÉMA LA FIN DU JOUR La vie paisible d’une maison de retraite pour comédiens se trouve chamboulée par l’arrivée d’un obscur séducteur. Un hommage à l’art du jeu, diffusé en version restaurée. Près de Tarascon, l’abbaye de Saint- Jean-la-Rivière abrite une maison de retraite pour comédiens désargentés. Un havre de paix à peine perturbé par les facéties de certains vieux cabots qui refusent de s’assagir malgré le temps qui passe. L’arrivée de Saint-Clair, un séducteur cynique et mythomane, va semer la pagaille dans l’établissement… COMPOSITIONS EXCEPTIONNELLES Film aux multiples facettes, La fin du jour est bâti autour de trois personnages principaux  : Saint-Clair (Louis Jouvet), Marny (Victor Francen), acteur talentueux qui n’a jamais connu le succès, accablé d’amertume par l’échec de sa vie professionnelle et sentimentale, et Cabrissade (Michel Simon), cabotin farceur qui a passé sa carrière en coulisses, condamné au rôle de doublure. Ce film offre ainsi aux trois acteurs l’occasion de compositions exceptionnelles  : Jouvet et Simon accentuent avec un plaisir évident l’aspect monstrueux et pathétique de Saint- Clair et Cabrissade. La noirceur de Duvivier se retrouve dans leurs portraits, son pessimisme sans illusions dans celui de Marny. Dédié aux petits, aux obscurs, aux sansgrades du théâtre, La fin du jour est aussi, plus prosaïquement, un film sur la vieillesse, mis en scène avec beaucoup de précision et de virtuosité, comme souvent chez Duvivier. Film de Julien Duvivier (France, 1939, 1h40mn) Scénario  : Charles Spaak, Julien Duvivier Avec  : Louis Jouvet (Raphaël Saint-Clair), Michel Simon (Cabrissade), Victor Francen (Marny), Madeleine Ozeray (Jeannette), Alexandre Arquillière (monsieur Lucien), Charles Granval (Deaubonne) - Image  : Alex Joffre, Christian Matras, Armand Thirard - Musique  : Maurice Jaubert - Montage  : Marthe Poncin - Production  : Regina - Version restaurée CYCLE JULIEN DUVIVIER artpCNEMA Retrouvez l’intégralité de la critique sur le blog d’Olivier Père, directeur du Cinéma d’ARTE France. N°42 – Semaine du 15 au 21 octobre 2016 – ARTE Magazine ZDF/ERNESTO PARDO 0.15 LA LUCARNE UN PAYS DANS LA TOURMENTE TEMPESTAD Un réquisitoire glaçant contre des autorités mexicaines corrompues qui, au nom d’une prétendue lutte contre le crime organisé, s’en prennent à des êtres innocents et vulnérables. Miriam a été arrêtée un matin avec d’autres collègues sur son lieu de travail, à l’aéroport de Mexico. Elle deviendra l’une de ces pagadores, les personnes qui paient pour les crimes des autres parce que les autorités se doivent de «faire du chiffre». Accusée sans preuves de trafic de personnes, cette jeune mère a été incarcérée à deux mille kilomètres de son domicile et marquée à vie par des conditions de détention abominables. Clown dans un cirque, Adela, elle, pleure sa fille étudiante, Monica, enlevée il y a dix ans, et subit d’odieux chantages pour abandonner ses recherches. Deux femmes, deux destins emblématiques dans un pays gangrené par une guerre qui ne dit pas son nom. De Matamoros à Cancún, la réalisatrice Tatiana Huezo, auteure du déjà remarqué El lugar más pequeño, nous entraîne dans un roadmovie à travers des paysages sinistres où se succèdent des barrages routiers tenus par des hommes lourdement armés, dont on ne sait jamais vraiment à quel camp ils appartiennent. Un film coup de poing, où la beauté surgit de l’horreur. Documentaire de Tatiana Huezo (Mexique, 2016, 1h41mn) - Production  : Pimienta Films, Cactus Films, Terminal OCTOBRE LUNDI 17 17



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