Arte Magazine n°2016-40 1er oct 2016
Arte Magazine n°2016-40 1er oct 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-40 de 1er oct 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : les années Obama.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SÉRIE ii._. DOCUMENTAIRE « DÉCAPER LES MYTHES GRECS » En vingt épisodes, la série documentaire Les grands mythes retrace les destins fascinants de Zeus, Athéna ou Icare en associant animation originale, œuvres d’art de toutes les époques et retour aux textes anciens. Décryptage avec son créateur, François Busnel. 6 N°40 – Semaine du 1er au 7 octobre 2016 – ARTE Magazine Samedi 1er octobre à partir de 17.10 LES GRANDS MYTHES Lire page 11 D’a où vient votre fascination pour la mythologie grecque ? François Busnel  : Les mythes grecs sont la source de toute littérature. Ce sont des récits de vie, des histoires de super-héros autant que des précis de métaphysique, des romans psychologiques aussi bien que des thrillers décapants. Ils nous permettent d’appréhender un sentiment, une émotion, une folie. Ils nous renseignent sur nous-mêmes. Ils représentent la part secrète mais essentielle de nos sociétés. Chaque mythe éclaire un monde où les repères sont confus. Et je crois qu’il y a des points communs entre le spectateur du V e siècle avant notre ère et le téléspectateur du XXI e siècle  : à la recherche de signes qui pourraient jalonner son trajet, chacun découvre de quelle manière ces histoires résonnent en sa propre vie. Comment l’idée de la série a-t-elle émergé ? J’ai voulu décaper les mythes grecs. Ôter les multiples couches de vernis (politique, philosophique ou artistique) que les siècles ont déposées sur ces récits. Cette série propose de raconter les mythes tels que les Grecs du V e siècle avant J.-C. se les transmettaient. Les Romains, puis l’Église chrétienne, les artistes de la Renaissance ou du Grand Siècle, les psychanalystes, les studios hollywoodiens ont « tordu » les grands mythes pour y faire entrer ce qui les intéressait, les dépouillant peu à peu de leur sublime ambiguïté  : ils ont été vidés de leur violence, de leur âpreté, de leur noirceur, de cette culture primitive et souterraine qui les caractérisait, mais surtout de la liberté de pensée qu’ils proposaient. De sorte que l’on entend aujourd’hui des versions bien étranges de l’histoire d’Œdipe ou du « choc des Titans »... J’ai donc écrit cette série, avec le romancier Gilbert Sinoué, à partir des textes grecs qui nous sont parvenus depuis le VIII e siècle avant J.-C. jusqu’au III e siècle de notre ère  : Homère, Hésiode, Pindare, Diodore de Sicile... Comment avez-vous abordé la partie graphique et iconographique ? J’avais envie d’entremêler une animation en silhouettes, réalisée en 2D et créée spécialement pour la série, avec un choix d’œuvres d’art, depuis les somptueux vases grecs jusqu’aux chefs-d’œuvre de l’époque moderne en passant par les prodiges de la Renaissance ou les dessins des Lumières. J’aime l’idée de faire dialoguer les œuvres entre elles. Les parallèles surprenants, le choc des époques, les rapprochements transhistoriques  : voilà ce qui tient la curiosité en éveil.
ROBERT JEAN-FRANCOIS « M arie Antoinette, ce n’est pas moi », prévenait-elle en 2006, lors de la sortie de son biopic sur l’épouse guillotinée de Louis XVI. Pourtant, à l’image de la souveraine, qui fut la première femme politique à comprendre que le rayonnement d’un pays passait par l’excellence de ses métiers d’art, la réalisatrice affirmait dans ce portrait intime son statut d’ambassadrice de la mode, en glissant dans le dressing OPÉRA SOFIA COPPOLA À LA MODE DE CHEZ VOUS À travers ses films et, plus récemment, sa mise en scène de La traviata, l’ancienne stagiaire de KarlLagerfeld a toujours mêlé l’histoire de ses héroïnes à la mode contemporaine, offrant aux marques de luxe un inépuisable vivier d’égéries. Samedi 1er octobre à 20.50 « LA TRAVIATA » PAR SOFIA COPPOLA & VALENTINO Lire page 12 du XVIII e siècle une paire de Converse iconique. Il faut dire que la demoiselle est tombée dans la marmite du style dès son plus jeune âge. Adolescente, elle trompe l’ennui en feuilletant des magazines de mode sur les tournages de ses parents, Francis Ford et Eleanor Coppola. À 15 ans, elle effectue un stage de prestige chez Chanel. Auprès de KarlLagerfeld, on apprend vite et bien, même en apportant le café. Sept ans plus tard, elle lance ainsi une ligne de tee-shirts, Milk Fed. ICÔNE DU CHIC Sofia Coppola aurait sans doute poursuivi sa percée dans la mode si elle n’avait pas ouvert Virgin suicides, le premier livre du romancier Jeffrey Eugenides. Des robes vaporeuses des sœurs Lisbon aux cascades d’étoffes dessinées par Valentino pour habiller sa Traviata, son œuvre tout entière porte la marque de son amour du glamour. Ainsi a-t-elle réalisé The Bling ring, l’histoire d’une bande d’ados qui, piqués de mode, traquent les célébrités sur Internet pour mieux les délester de leurs garde-robe et bijoux. Ses pellicules apparaissent par ailleurs comme de formidables viviers pour un univers du luxe en quête perpétuelle de blondes égéries  : à la reine Kirsten Dunst ont succédé Scarlett Johansson (Lost in translation) et Elle Fanning (Somewhere). Elle-même icône du chic, Sofia Coppola réalise des films publicitaires pour Dior ou la collection de Marni pour H&M. Elle termine actuellement un remake des Proies, avec Kirsten Dunst, Nicole Kidman et Colin Farrell, où, durant la guerre de Sécession, un soldat de l’armée de l’Union est retenu captif dans un pensionnat de jeunes filles. Ludovic Perrin N°40 – Semaine du 1er au 7 octobre 2016 – ARTE Magazine LA PROGRAMMATION FASHION WEEK SUR ARTE DU LUNDI 26 SEPTEMBRE AU VENDREDI 7 OCTOBRE Catherine Deneuve lit la mode, série documentaire de Loïc Prigent JEUDI 29 SEPTEMBRE Cartier  : la petite boîte rouge, documentaire de Minou Azoulai et Marie Brand, à 02.15 Borsalino – Un chapeau à Hollywood, documentaire d’Enrica Viola et Paola Rota, à 03.05 Bijoux contemporains – De l’or à la rouille, documentaire d’Élisabeth Coronel, à 4.00 VENDREDI 30 SEPTEMBRE Qu’est-ce que la haute couture, documentaire de Loïc Prigent, à 22.25 Louboutin, documentaire de Farida Khelfa, à 23.25 SAMEDI 1 ER OCTOBRE « La traviata » par Sofia Coppola & Valentino, opéra de Giuseppe Verdi, à 20.50 DIMANCHE 2 OCTOBRE La petite robe noire, documentaire d’Adolfo Conti, à 11.15 et 23.25 Jean Paul Gaultier, meneur de revue, documentaire de Hilka Sinning, à 17.20 The duchess, film de Saul Dibb, à 20.45 Paris couture (1945-1968), documentaire de Jean Lauritano, à 22.30 7



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