Arte Magazine n°2016-39 24 sep 2016
Arte Magazine n°2016-39 24 sep 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-39 de 24 sep 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : indian summers.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SEPTEMBRE 25 DIMANCHE PAOLA ARDIZZONI, EMILIO PEREDA/PATHÉ 20.45 CINÉMA VOLVER Entre sa tante qui vieillit, le cadavre de son mari et le fantôme de sa mère, Raimunda a bien des soucis. Puissant alliage de drame et de légèreté, un chef-d’œuvre d’Almodóvar et l’un des plus beaux rôles de Penélope Cruz. Raimunda et Sole, deux sœurs, rendent visite à leur tante. Très âgée, celle-ci perd la tête mais semble s’en sortir au quotidien. Dans le village, le bruit court que le fantôme de la mère décédée des deux jeunes femmes veillerait sur la vieille dame. De retour à Madrid, Raimunda retrouve Paco, son mari, avachi devant la télé. Il lui annonce qu’il vient de perdre son travail. Le lendemain, Paula, la fille adolescente de Raimunda, tue son père, qui essayait de la violer. Raimunda lui ordonne de n’en rien dire et prend les choses en main… RETOUR AUX SOURCES Couvert de prix, plébiscité par la critique et le public, Volver («revenir»), magnifique tragi-comédie aux couleurs sanguines, est un des films les plus aboutis de PedroAlmodóvar. C’est un retour aux sources, aux figures maternelles et au village de son enfance, dont il reconstitue l’ambiance avec une tendre ironie. Filmées d’en haut, les voisines, toutes vêtues de noir, veillent la tante morte, en bruissant de prières et de commérages, tel un essaim de mouches venu chercher la fraîcheur. Tout dans le film semble touché par la grâce. Comme en SOIRÉE PEDRO ALMODÓVAR apesanteur, le réalisateur aborde les sujets les plus scabreux – meurtre, inceste, adultère, revenant… – sans perdre une once de sa sérénité lumineuse, aiguillonné par un sextuor d’actrices sur des charbons ardents, qui n’a pas volé son prix collectif d’interprétation à Cannes. Fesses bombées sous sa jupe de flanelle fendue, Penélope Cruz revisite le look mémère avec une sensualité folle et donne tout son peps à ce rôle complexe, où elle doit passer sans transition par toute une palette de sentiments (indignation, larmes, douceur), entrant par la grande porte dans l’Olympe des égéries d’Almodóvar. Prix du meilleur scénario et de la meilleure interprétation à l’ensemble des actrices du film, Cannes 2006 Lire aussi page 8 Film de PedroAlmodóvar (Espagne, 2006, 1h55mn, VF/VOSTF) – Scénario  : PedroAlmodóvar Avec  : Penélope Cruz (Raimunda), Carmen Maura (Irene), Lola Dueñas (Sole), Antonio de la Torre (Paco), Yohana Cobo (Paula), Blanca Portillo (Agustina), Chus Lampreave (la tante) Image  : José Luis Alcaine – Montage  : José Salcedo Musique  : Alberto Iglesias – Production  : El Deseo S.A. – (R. du 14/5/2012) 14 N°39 – Semaine du 24 au 30 septembre 2016 – ARTE Magazine ELDESEO PEDRO ALMODOVAR 22.40 PEDRO ALMODÓVAR TOUT SUR SES FEMMES En près de quarante ans de carrière, PedroAlmodóvar a toujours offert à ses actrices des rôles très forts. Ses chicas brossent avec délicatesse un portrait tout en féminité du cinéaste espagnol. Homosexuel affirmé, provocateur… En près de quarante ans de carrière, PedroAlmodóvar est paradoxalement devenu l’un des meilleurs interprètes des subtilités féminines. «Il nous comprend mieux que nous-mêmes», affirme Adriana Ugarte, l’une des deux héroïnes de Julieta, drame grâce auquel le chantre de la Movida – plus habitué aux comédies déjantées – a complété son impressionnant tableau de chasse  : Carmen Maura, Victoria Abril, Marisa Paredes, Rossy de Palma, Bibiana Fernández, Penélope Cruz… «Sa vision de l’amour est purement féminine», ajoute Emma Suárez, l’autre rôle-titre du film. FIGURE DE LA MÈRE Il faut remonter à l’enfance de PedroAlmodóvar (né en 1949) dans la société matriarcale d’un village isolé du centre de l’Espagne, sous la dictature franquiste, pour comprendre d’où lui vient sa passion des femmes. Celle-ci s’incarne avant tout dans la figure de la mère, qu’il fait tourner dans ses premiers films. À propos de Volver, le cinéaste confie  : «C’était une tentative absurde et vaine de ramener ma mère des ténèbres pour l’avoir à nouveau à mon côté». Incarnant l’icône féminine parfaite, à l’instar d’une Ava Gardner ou d’une Rita Hayworth, Penélope Cruz, l’interprète principale, est celle pour laquelle il avoue avoir éprouvé la plus grande passion. Mais chez Almodóvar, les femmes sont aussi imparfaites, travesties ou transsexuelles. Leur dénominateur commun  : constituer un formidable moteur scénaristique et un accélérateur émotionnel. Dans ce documentaire riche en archives, les chicas (et quelques chicos) d’Almodóvar racontent le cinéaste et en éclairent la flamboyante personnalité. Lire aussi page 8 SOIRÉE PEDRO ALMODÓVAR Documentaire de Sergio G. Mondelo (France/Espagne, 2015, 51mn) Coproduction  : ARTE France, Program33, Rumer Films, RTVE
SOUNDING IMAGES 23.35 DUEL D’OPÉRAS À MALTE ARTE célèbre le quarantième anniversaire de deux opéras maltais presque jumeaux et néanmoins rivaux ! Seconde île de l’archipel maltais avec ses trente mille habitants, Gozo est le seul endroit au monde à avoir deux opéras distants de… 300 mètres. De surcroît indissociables de leurs églises et saints patrons respectifs  : le Théâtre Aurora avec la cathédrale de l’Assomption dédiée à la Vierge Marie, et le Théâtre Astra avec saint Georges révéré dans la basilique. Les habitants sont aussi divisés en deux camps  : les Bleus pour Aurora et les Rouges pour Astra. Les Bleus furent les premiers, il y a quarante ans, à vouloir un opéra. Ce à quoi les Rouges ripostèrent peu après en construisant leur propre bâtiment ! Deux opéras, deux directions, deux chefs d’orchestre, deux chœurs, deux équipes techniques ! Qui organisent de véritables concours – auxquels le ténor vedette d’origine maltaise Joseph Calleja s’associe volontiers – pour savoir qui met en scène les meilleures productions. Toutes les représentations sont alors pleines à craquer… Une émulation qui ravit tous les amateurs d’opéra de Malte et des contrées voisines. Documentaire de Claus Wischmann(Allemagne, 2016, 53mn) 0.30 «HALKA»  : BIENNALE DE LA DANSE DE LYON 2016 Le plus important rendez-vous de la danse actuelle accueille en première mondiale le spectacle du Groupe acrobatique de Tanger, au Théâtre des Célestins à Lyon. Connue pour ses pyramides et ses figures circulaires, l’acrobatie est un des joyaux du patrimoine culturel marocain. C’est pour en faire connaître toute la richesse qu’a été fondé il y a plus de dix ans le Groupe acrobatique de Tanger, collectif d’acrobates traditionnels versé dans la création contemporaine. Après avoir voyagé dans le monde entier avec des pièces comme Taoub, Azimut ou Chouf Ouchouf, la troupe a décidé de revenir à ses fondamentaux. Dans leur nouvelle création, sobrement intitulée Halka, un terme qui désigne en arabe «un spectacle festif en forme de cercle», leur recherche acrobatique puise aux sources de la tradition. À travers elle, les artistes expriment les contradictions de leur monde tiraillé entre sacré et profane, goût pour le spectaculaire et présence de l’invisible, authenticité et emprunts. Leur voltige est aussi musique, entre poésie déclamée, chants et percussions. Lire aussi page 9 Spectacle (France, 2016, 1h) – Avec  : le Groupe acrobatique de Tanger – Réalisation  : Louise Narboni – Coproduction  : ARTE France, 24 Images Production N°39 – Semaine du 24 au 30 septembre 2016 – ARTE Magazine GERT WEIGELT 1.30 MARTIN SCHLÄPFER, L’ARTISTE DU MOUVEMENT Rencontre avec le danseur et chorégraphe suisse Martin Schläpfer, dont les mouvements innovants et audacieux ont conquis un large public. À la tête du Ballett am Rhein de Düsseldorf, Martin Schläpfer est une des figures les plus éminentes de la danse en Europe. Ses créations se jouent à guichets fermés en Allemagne, à Moscou, Lyon ou Tel-Aviv. L’artiste affirme détester l’immobilisme, dans sa vie comme en lui-même, et recherche en permanence le mouvement. Chorégraphe reconnu, primé à plusieurs reprises, il n’a pas hésité à revenir à ses racines de danseur avec le ballet Alltag, que son ami Hans van Manen a créé pour lui  : une histoire de chorégraphe dans laquelle il interprète le solo. Le documentaire jette un regard neuf sur l’univers de Martin Schläpfer, dont l’énergie et la créativité sans égale ont favorisé le renouveau du ballet. Des entretiens avec des collègues, des amis et des collaborateurs donnent un aperçu de son œuvre mais aussi de l’homme derrière l’artiste. Documentaire d’Annette von Wangenheim (Allemagne, 2016, 53mn) SEPTEMBRE 25 DIMANCHE 15



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