Arte Magazine n°2016-36 3 sep 2016
Arte Magazine n°2016-36 3 sep 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-36 de 3 sep 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : la cour de Babel.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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septembre 5 lundi e KG prod/Je suis bien content 20.05 28 minutes Le magazine quotidien d’actualité 100% bimédia présenté par Élisabeth Quin. Après un été sans vacances sur le front de l’info, 28 minutes passe en mode rentrée, et retrouve sa formation originale. Élisabeth Quin s’installe à nouveau dans son fauteuil d’animatrice et Renaud Dély s’acquitte du rôle de co-intervieweur qu’il occupe depuis la naissance de l’émission en janvier 2012. Saison après saison, la quotidienne d’ARTE s’est imposée comme une référence en matière d’émission de débats grâce à son regard décalé sur l’actualité et à son ossature éditoriale. À retrouver du lundi au vendredi.. 1 Sur le Web, les internautes peuvent, avant l’émission, poser des questions via le site et les réseaux sociaux, mais aussi discuter entre eux pendant la diffusion, voir le replay et découvrir des bonus. Magazine présenté par Élisabeth Quin (France, 2016, 43mn) - Coproduction  : ARTE France, ALP 20.50 Blaise Débat d’idées Une chronique impitoyable de notre société déboussolée, à travers un trio familial de bobos mal dans leur peau. Entre la jungle du collège et le désert de la famille, trois minutes chrono pour rire, un peu jaune, des petits et grands bobos de Blaise. Aujourd’hui  : Carole parle de politique au bureau et finit par le regretter. Série d’animation de Dimitri Planchon (France, 2016, 30x3mn), d’après sa bande dessinée (Glénat) Réalisation  : Jean-Paul Guigue Avec les voix de Jacques Gamblin (Jacques), Léa Drucker (Carole), Lyn Thibault (Blaise) Coproduction  : ARTE France, KG Productions, en association avec Je suis bien content 20.55 CINÉMA Le septième juré Un pharmacien sans histoire assassine une prostituée pour échapper au néant de sa vie provinciale. Une réflexion noire sur la solitude et la petitesse des «bonnes gens», menée par un Bernard Blier magistral. 16 N°36 – semaine du 3 au 9 septembre 2016 – ARTE Magazine collection christophel Grégoire Duval, pharmacien respectable, passe son dimanche en famille, aux abords d’un lac. Lors de sa promenade digestive, il aperçoit une jeune prostituée qui bronze seins nus, seule sur une petite plage. Il l’étrangle. En un instant, le petit pharmacien sans histoire devient un assassin. Étonné de n’éprouver ni peur ni remords, Duval reprend sa vie monotone, entre sa boutique et les soirées en compagnie des notables de la ville. Quelques jours plus tard, le pharmacien apprend que la police a arrêté un suspect, et qu’il est sur la liste des jurés pour le procès aux assises. Grégoire Duval met toute son énergie à prouver l’innocence de l’accusé, puis finit par se dénoncer. Mais personne ne le croit. Solitudes Avec Le septième juré, Georges Lautner aurait pu faire un film policier. Au lieu de cela, le réalisateur signe une réflexion splendide sur l’enfermement des vies de province, la lente dérive des hommes sans aspérités et leur solitude inhérente. Les plans longs de ruelles vides, les petites conversations des notables de la ville, tout transcrit à merveille la torpeur effrayante des bonnes sociétés provinciales, que seul le meurtre parvient à réveiller. Une œuvre noire et puissante sur la condition humaine et l’aveuglement des «bonnes gens», incapables d’admettre que l’un des leurs ait pu s’affranchir du carcan social qui les enchaîne tous. Avec un excellent Bernard Blier. Film de Georges Lautner (France, 1962, 1h40mn) - Scénario  : Pierre Laroche, d’après le roman éponyme de Francis Didelot Avec  : Bernard Blier (Grégoire Duval), Maurice Biraud (le vétérinaire), Francis Blanche (l’avocat général), Danièle Delorme (Geneviève Duval), Jacques Riberolles (Sylvain Sautral), Albert Rémy (le commissaire), Yves Barsacq (maître Abreux), Françoise Giret (Catherine) Image  : Maurice Fellous - Montage  : Michelle David - Musique  : Jean Yatove - Production  : Orex Films
DR 22.35 CINÉMA L’ombre d’un doute L’un des films préférés d’Hitchcock car, disait le maître, «il ramène enfin le meurtre et la violence au sein de la famille, là où ils se doivent d’être». Philadelphie. Charlie Oakley apprend par sa logeuse que deux hommes l’ont demandé. Comprenant qu’il est recherché, il décide de se rendre chez sa sœur Emma, à Santa Rosa. Il y retrouve sa jeune nièce (prénommée Charlie, comme lui), qui lui voue une admiration sans limites. Au même moment, deux hommes arrivent en ville. Jack Graham se dit agent du gouvernement, Fred Saunders est son photographe. Ils mènent une enquête sur la famille américaine type. Emma est fière d’avoir été choisie, mais Charlie Oakley refuse de se laisser prendre en photo. Jack avoue à la jeune Charlie qu’il est en réalité un policier et qu’il enquête sur le criminel responsable de la mort de plusieurs riches veuves… Un assassin idéaliste «L’oncle Charlie est un assassin idéaliste. Il fait partie de ces tueurs qui sentent en eux une mission de destruction. Peut-être les veuves méritaient-elles ce qui leur est arrivé, mais ça n’était pas son boulot de le faire. Un jugement moral est porté dans le film, n’est-ce pas, puisque Cotten est détruit à la fin, même accidentellement, par sa nièce. Cela revient à dire que tous les méchants ne sont pas noirs et que tous les héros ne sont pas blancs. Il y a des gris partout. L’oncle Charlie aimait beaucoup sa nièce, mais toutefois pas autant qu’elle l’aimait. Mais elle a dû le détruire, car n’oublions pas qu’Oscar Wilde a dit  : ‘On tue ce qu’on aime’» (Alfred Hitchcock dans Le cinéma selon Hitchcock de François Truffaut, Robert Laffont, 1966). (Shadow of a doubt) Film d’Alfred Hitchcock (États-Unis, 1943, 1h43mn, noir et blanc, VF/VOSTF) - Scénario  : Thornton Wilder, Sally Benson, Alma Reville - Avec  : Teresa Wright (Charlotte «Charlie» Newton), Joseph Cotten (Charlie Oakley), Macdonald Carey (Jack Graham), Henry Travers (Joseph Newton), Patricia Collinge (Emma Newton), Hume Cronyn (Herbie Hawkins), Edna May Wonacott (AnnNewton), Wallace Ford (Fred Saunders) - Image  : Joseph Valentine - Montage  : Milton Carruth - Musique  : Dimitri Tiomkin - Production  : NBC Universal International, Skirball Productions, Universal Pictures - (R. du 27/2/2012) N°36 – semaine du 3 au 9 septembre 2016 – ARTE Magazine rouge international 0.20 la lucarne Ganesh yourself Anthropologue et chercheur au CNRS, Emmanuel Grimaud mène une expérience inédite  : avec un «robot Ganesh», il déambule en Inde à la rencontre des fidèles et des curieux. En Inde, le dieu éléphant Ganesh est censé absorber tous les malheurs du monde. Et, miracle, à la fin du mois d’août 2014, dans la tumultueuse Mumbai, son double contemporain est apparu. Ou plutôt son double androïde, un certain Bappa 2.0. Lors de la fête de Ganesh, cet étrange robot à l’apparence éléphantine a souhaité interagir avec la population indienne pour mieux interroger les croyances populaires. Pour la première fois dans l’histoire des religions, des humains ont pu se mettre à la place d’une divinité, et les dévots ont pu dialoguer avec elle… Pas facile d’être un dieu L’histoire était belle mais l’arrivée sur Terre du «robot Ganesh» ne résulte pas du divin. Il faut y voir la patte de l’anthropologue Emmanuel Grimaud, qui voulait mener cette expérience unique. Bappa 2.0, créé par le roboticien Zaven Parré, permettait à quiconque le souhaitait de le piloter et de prendre sa voix. L’occasion de voir des prêtres hindous s’en servir pour retransmettre des incantations, des astrologues l’utiliser pour énoncer des prédictions et des militants diffuser par son biais des revendications sociales. L’occasion, aussi, de découvrir qu’il n’est pas facile d’être un dieu. Lire aussi page 9 Documentaire d’Emmanuel Grimaud (France, 2016, 1h06mn) - Production  : Rouge International, en association avec ARTE France-La Lucarne septembre lundi 17 5



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