Arte Magazine n°2016-35 27 aoû 2016
Arte Magazine n°2016-35 27 aoû 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-35 de 27 aoû 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'île Mystérieuse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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filmlance international/ab/Johan Paulin en couverture Une chaleur à mourir La série suédoise à succès fait son grand retour, avec trois nouvelles saisons diffusées tous les jeudis. Voici trois excellentes raisons de partir sur l’île de Sandhamn… à condition d’aimer le soleil et les meurtres. Dépaysement assuré Beaucoup de showrunners le diront, une série, c’est une atmosphère. Les vieilles pierres pleines de secret d’Ainsi soient-ils, les labos chimiques et les déserts rougeoyants de Breaking bad… À ce petit jeu-là, les Suédois sont imbattables. Vous n’êtes jamais allé en Suède ? Un pays magnifique, à découvrir d’urgence. Mais il existe une alternative au voyage  : regarder les séries locales, qui se servent intelligemment de ces décors naturels splendides, qu’ils soient froids et désolés, ou au contraire, comme dans Meurtres à Sandhamn, absolument enchanteurs. Sandhamn, cette petite station balnéaire au sable fin, déploie son cortège de maisons en bois aux couleurs vives, constamment baignées par le soleil. Et la grande réussite de la série réside dans ce contraste entre la beauté étourdissante de l’endroit et la violence des meutres qui s’y produisent. Il y fait bon vivre, même si tout le monde semble s’obstiner à y mourir. Des intrigues délicieusement inextricables Débordant d’arrogance, vous lâchez à la huitième minute du premier épisode  : «Je suis sûr que c’est le jardinier.» Vous vous trompez et vos enfants se moquent de vous. L’auteure Viveca Sten, reine du polar suédois, se fait un point d’honneur à rendre ses enquêtes le plus complexe possible. Multiplication des intrigues, des suspects, des «harengs rouges» (terme scénaristique désignant une fausse piste destinée à tromper le spectateur)… Pour sa troisième saison, Meurtres à Sandhamn mêle à son enquête policière une vision sombre de la famille, qui protège, dissimule et venge, et rend plus difficile la tâche de la police. Ainsi que votre travail d’apprenti détective. Qui a fait le coup ? De délicieux nœuds aux cerveaux sont à prévoir, mais vous adorez ça, c’est plus fort que vous. Des séries nordiques au top de la création Mais qu’ont-ils de plus que nous ? On ne va pas se mentir, sur le créneau des sagas à suspense, tout ce qui est scandinave a une navette d’avance, accumulant succès de librairie et cartons d’audience. Impossible de trouver un seul détective au chômage au nord de la Pologne. Avec plus de 27 millions de téléspectateurs en Suède et un franc succès pour les deux premières saisons diffusées par ARTE, Meurtres à Sandhamn a gagné sa place aux côtés de Bron, Jordskott ou The killing. Et Viveca Sten, auteure des bestsellers adaptés, a promis au moins dix tomes à son éditeur ! François Pieretti 4 N°35 – semaine du 27 août au 2 septembre 2016 – arte Magazine Jeudi 1er septembre à partir de 20.55 Meurtres à Sandhamn Les nuits de la Saint-Jean (1-3), saison 3 Lire pages 22-23
DR1.i41S I D IIRT LA GUERREeiNiEs BmgeONS EMIC 111410 « I MO cinéma nig TUITET IA GUERRE nr BOUM >ale MATH MCI SEIGNIR rà- éf. 4 hl V. Ç fl.141. N°35 – semaine du 27 août au 2 septembre 2016 – arte Magazine CA.StA MUFM1 ee 14 tpcai\MU Des guerres et des boutons «S r"Fi 1111E101i r n Alors qu’ARTE diffuse la comédie culte d’Yves Robert, retour sur les conflits en tous genres qu’a suscités le roman de Louis Pergaud. Lundi 29 août à partir de 20.55 LA GUERRE des Boutons et LA GUERRE des Boutons N’aura pas lieu Lire pages 16-17 GUILLAUME CANE1-.11.IGNOT i j’aurais su, j’aurais pas venu»  : cette réplique mythique de Petit Gibus dans la comédie au succès triomphal d’Yves Robert, en 1962, fut récemment au cœur d’une tout autre guerre, qui se joua autour d’une nouvelle adaptation au cinéma du truculent roman de Louis Pergaud. Tombée dans le domaine public en 2010, l’œuvre de l’écrivain franc-comtois, portée à l’écran dès 1936 par Jacques Daroy et Eugène Deslaw sous le titre La guerre des gosses, avec les tout jeunes Mouloudji et Aznavour, suscite l’enthousiasme du producteur Marc du Pontavice. Il est le premier à lancer une nouvelle adaptation de ce livre publié en 1912 et confie le projet au cinéaste YannSamuell (Jeux d’enfants) dès l’été 2010. C’est sans compter Christophe Barratier et son producteur Thomas Langmann, qui s’emparent à leur tour de cette histoire de batailles rangées en culottes courtes entre les gamins de deux villages rivaux. Le réalisateur des Choristes avait exprimé dès 2008 son désir de filmer une Nouvelle guerre des boutons. Ce sera d’ailleurs le titre retenu in extremis pour différencier l’adaptation de celle de son rival, toutes deux sorties en salles à une semaine d’intervalle, en septembre 2011. Deux Guerre des boutons à l’affiche en même temps, la première avec de nombreux enfants ainsi que Mathilde Seigner, éric Elmosnino et Alain Chabat, la seconde interprétée par d’autres nombreux enfants autour de Guillaume Canet, Laetitia Casta et Kad Merad  : de quoi donner… des boutons aux distributeurs comme aux spectateurs, ces derniers boudant d’ailleurs in fine les deux versions. Fini de jouer Si le roman initial, publié en 1912, se déroule à la fin du xix e siècle, Barratier a choisi de situer son intrigue en 1944, créant un personnage de petite fille juive protégée par le jeune héros rebelle Lebrac. YannSamuell et son producteur collent davantage à l’époque et à l’adaptation d’Yves Robert, dont ils souhaitent utiliser la fameuse réplique de Petit Gibus et offrir un rôle à l’interprète de ce dernier, Martin Lartigue. Celui-ci refuse, en l’absence d’un scénario, tenu secret par crainte d’une fuite au profit de l’ennemi. Refus aussi de la part de Danièle Delorme, veuve et légataire d’Yves Robert, fidèle à la volonté de son mari, déçu par la version britannique de 1994, La guerre des boutons, ça recommence de John Roberts, transposée sur la côte irlandaise et métaphore à peine voilée du conflit nord-irlandais. Une vraie guerre, celle-ci, où l’on ne perd pas seulement des boutons de chemises et des bretelles, mais la vie, tout comme Louis Pergaud lui-même, mort au combat à 33 ans en avril 1915. S’il aurait su, il aurait pas venu. Marie Gérard 5



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