Arte Magazine n°2016-35 27 aoû 2016
Arte Magazine n°2016-35 27 aoû 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-35 de 27 aoû 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'île Mystérieuse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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août 29 lundi 20.50 Blaise Petit con Un trait mordant et original pour une chronique impitoyable de notre société déboussolée, à travers un trio familial de bobos mal dans leur peau. C’est la crise, certes, mais pour Jacques et Carole, heureusement, ça va. La classe moyenne, de bons boulots… Du coup, ils se concentrent plutôt sur leurs soucis, leur image, leur ego, et se soumettent, un peu critiques mais consentants, aux codes que leur impose ce coquin de système. Ils en oublient en toute inconscience leur rejeton, Blaise, préado effacé au physique ingrat. Petit et grands bobos À travers ce trio familial de bobos, moyennement intellos et sérieusement névrosés, Dimitri Planchon s’amuse à dynamiter les codes de la sitcom pour tenir la chronique, mordante et pince-sans-rire, d’une société qui ressemble furieusement à la nôtre. Une société de discriminations, sans rêves et sans véritable avenir, dont l’égoïsme et l’aveuglement se cachent derrière de grandes valeurs proclamées. Dialogues à sens unique, petites lâchetés entre amis, obsession des apparences, racisme ordinaire, mots d’ordre absurdes de médias «peopolisés»… Entre la jungle du collège et le désert de la famille, trois minutes pour rire, un peu jaune, des petits et grands bobos de Blaise. Aujourd’hui  : notre héros va avoir 12 ans, mais ses parents ont passé l’âge de fêter les anniversaires. Lire aussi page 8 Série d’animation de Dimitri Planchon (France, 2016, 30x3mn), d’après sa bande dessinée (Glénat) Réalisation  : Jean-Paul Guigue - Avec les voix de Jacques Gamblin (Jacques), Léa Drucker (Carole), Lyn Thibault (Blaise) Coproduction  : ARTE France, KG Productions, en association avec Je suis bien content PRODUCTIONS DE LA GUEVILLE 20.55 CINÉMA La guerre des boutons S’inspirant librement du roman éponyme de Louis Pergaud, Yves Robert signe une chronique truculente et poignante sur l’enfance. Un succés populaire rarement égalé dans le cinéma français et jalonné de répliques cultes. Alors qu’ils vendent des timbres antituberculeux, Grand Gibus et Petit Gibus, deux des gosses du village de Longeverne, sont pris à partie par des enfants de Velrans, le village voisin. Canardés et insultés, ils rapportent leur mésaventure à Lebrac, le grand de la bande. Celui-ci réplique par un  : «Tous les Velrans sont des peigne-culs», tracé à la craie sur un mur du village. La guerre est déclarée ! À l’issue d’un affrontement, un des enfants de Velrans est fait prisonnier. Pour l’humilier, Lebrac le dépouille de ses boutons, de ses lacets et de ses bretelles. Tambour battant Mené tambour battant, le film, qui comptabilisa neuf millions d’entrées lors de sa sortie, connut un succès rarement égalé dans le cinéma français (loin devant les deux versions de 2011). Quelques-unes de ses répliques sont devenues cultes, comme la fameuse  : 16 N°35 – semaine du 27 août au 2 septembre 2016 – arte Magazine «Si j’aurais su, j’aurais pas venu», proférée à l’envi par Petit Gibus. Au casting  : Jean Richard, Jacques Dufilho, Pierre Tchernia et Michel Galabru s’en donnent à cœur joie dans cette chronique intemporelle et truculente sur l’amitié et l’honneur. Lire aussi page 5 Prix Jean-Vigo, 1962 Film d’Yves Robert (France, 1962, 1h30mn) - Scénario  : François Boyer et Yves Robert, d’après le roman éponyme de Louis Pergaud - Avec  : André Treton (Lebrac), Martin Lartigue (Petit Gibus), François Lartigue (Grand Gibus), Pierre Trabaud (l’instituteur), Jean Richard (le père de Lebrac), Yvette étievant (la mère de Lebrac), Michel Isella (L’Aztec), Michel Galabru (le père de Bacaillé), Claude Meunier (Bacaillé), Jacques Dufilho (le père de L’Aztec) - Image  : André Bac - Montage  : Marie-Josèphe Yoyotte - Musique  : José Berghmans - Production  : Les Productions de la Guéville
22.25 La guerre des boutons n’aura pas lieu Cette tendre chronique d’une enfance à Landresse, le village franc-comtois qui inspira à Louis Pergaud son célèbre roman, détricote en douceur les idées reçues. Landresse, 231 habitants recensés en 2012, dans le Doubs. C’est ce village paisible que Louis Pergaud, qui y fut instituteur durant deux ans, a immortalisé sous le nom de Longeverne dans son premier et plus célèbre roman, La guerre des boutons, devenu après sa mort un véritable mythe national (le collège, la place de la mairie et le lycée de Besançon s’appellent tous Louis-Pergaud !). Qui sont les Lebrac, Tigibus, La Crique ou Camus d’aujourd’hui ? Pour le savoir, Frédéric Compain (Émirats, les mirages de la puissance) a tenu sur deux années la chronique de Landresse dans les pas de gamins du village âgés, comme les héros du livre, de 7 à 14 ans  : de parties de pêche en repas de famille, de fêtes villageoises en journées d’école, Guillaume, Tom, Hortense, Léo, Jolan et leurs copains ouvrent les portes de leur petit monde. Jetant un pont entre passé et présent, réalité et roman, ces instantanés d’enfance défont aussi en douceur quelques idées reçues sur le monde rural et la Communale du siècle passé, si souvent idéalisés aujourd’hui. Des voix et des visages rares à la télévision, auxquels Frédéric Compain rend un hommage truculent et tendre. Lire aussi page 5 Documentaire de Frédéric Compain (France, 2015, 1h20mn) Coauteurs  : Frédéric Compain et Bertrand Rothé Coproduction  : ARTE France, Point du Jour - (Déprogrammation du 12/8/2015) N°35 – semaine du 27 août au 2 septembre 2016 – arte Magazine Point du Jour Paramount Pictures, Inc., Victor Milner 23.45 CINÉMA Un cœur pris au piège Les amours à rebondissements d’un fils à papa un peu naïf et d’une belle aventurière. Un bijou de comédie américaine. Sur le bateau qui le ramène à New York après un voyage en Amazonie, un riche et naïf Américain, Charles Pike, fils du roi de la bière, constitue une proie toute trouvée pour la séduisante aventurière, Jean Harrington, en campagne pour dégoter un mari. Mais à la suite d’un malentendu, leur idylle tourne court. Décidée à ne pas lâcher Charles, Jean se déguise alors en lady anglaise… Comédie du remariage Avec son troisième film, Sturges participe à l’avènement d’un genre que le cinéma ne cessera d’exploiter ensuite  : la comédie de remariage. Sur ce schéma efficace (tricherie, rupture, vengeance, réconciliation), le cinéaste construit une joyeuse comédie servie par des acteurs talentueux, un indéniable sens de la satire et des dialogues drôles et incisifs. Barbara Stanwyck y forge ses premières armes de femme fatale, avant Assurance sur la mort, de Billy Wilder. (The lady Eve) Film de Preston Sturges (États-Unis, 1941, 1h30mn, noir et blanc, VOSTF) - Avec  : Henry Fonda (Charles Pike), Barbara Stanwyck (Jean Harrington/Lady Eve Sidwich), Charles Coburn (le colonel Harrington) - Image  : Victor Milner - Montage  : Stuart Gilmore - Musique  : Sigmund Krumgold, Clara Edwards - Production  : Paramount Pictures - (R. du 27/10/2005) août 29 lundi 17



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