Arte Magazine n°2016-34 20 aoû 2016
Arte Magazine n°2016-34 20 aoû 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-34 de 20 aoû 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : la reine Comaneci.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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AOÛT 21 DIMANCHE URBAN ZINTEL 18.30 MAESTRO « TABLEAUX D’UNE EXPOSITION » DE MOUSSORGSKI La version symphonique, conçue par Maurice Ravel, des merveilleux Tableaux d’une exposition de Modest Moussorgski. C’est en 1874, après avoir visité une exposition dédiée à Viktor Hartmann, un ami artiste récemment décédé, que le compositeur russe Modest Moussorgski crée la suite pour piano Tableaux d’une exposition  : un hommage musical dans lequel chaque phrase représente une toile du peintre. En 1922, à la demande du chef d’orchestre Serge Koussevitzky, Maurice Ravel écrit l’orchestration symphonique de l’œuvre de Moussorgski. C’est cette version, la plus connue aujourd’hui, qu’interprète l’Orchestre symphonique allemand de Berlin, réputé pour son engagement en faveur de la musique contemporaine. Tugan Sokhiev, son directeur artistique depuis 2012, dirige l’un de ses derniers concerts avec l’orchestre, qu’il doit quitter d’ici la fin de l’année. Une version brillante et colorée des Tableaux, qui illustre la belle complicité unissant la formation et son chef, après quatre ans passés ensemble. arte. CONCERT Concert (Allemagne, 2016, 41mn) Direction musicale  : Tugan Sokhiev Avec  : l’Orchestre symphonique allemand de Berlin - Réalisation  : Michael Beyer WARNER BROS. ENTERTAINMENT, INC. 20.50‹1.35 SUMMER OF SCANDALS Les impasses et les surprises du désir conjugal selon Kubrick, les ruses d’Hollywood avec la censure et une vue imprenable sur l’électron libre Dennis Hopper. Pour cette ultime soirée du « Summer », le scandale fait son cinéma. 14 N°34 – Semaine du 20 au 26 août 2016 – ARTE Magazine 20.50 CINÉMA EYES WIDE SHUT Dans son ultime chef-d’œuvre, Kubrick le démiurge réunit un couple de stars hollywoodiennes alors mariées, Tom Cruise et Nicole Kidman, et les plonge avec un brin de perversité dans les fantasmes et les errances du désir conjugal. Bill et Alice Harford forment un couple apparemment modèle  : ils sont jeunes, beaux et ont une charmante petite fille. Peu avant Noël, lors d’une réception, ils ont chacun l’opportunité de commettre une infidélité, mais s’y refusent. Le lendemain soir, Alice révèle à son mari qu’elle a songé à le quitter l’été précédent pour un officier de marine. Bouleversé par cet aveu, Bill est appelé peu après au chevet d’un malade. Commence alors une longue nuit pour le docteur Harford… ODYSSÉE DE L’AMOUR CONJUGAL Stanley Kubrick voulait porter à l’écran La nouvelle rêvée d’Arthur Schnitzler depuis la fin du tournage de 2001  : l’odyssée de l’espace (qu’ARTE diffuse le 15 août à 20.55), en 1968. Une fois de plus, c’est l’humain, son fonctionnement, ses failles et ses débordements qui se trouvent au centre de son œuvre.
Transposé de la Vienne provocatrice du début du XX e siècle au cosmopolitisme new-yorkais de la fin des années 1990, Eyes wide shut exhale un léger parfum de malaise. L’aspect subtilement irréel des rues de New York, reconstituées en studio, la beauté d’une prostituée et l’extrême théâtralité de l’orgie sexuelle dans laquelle s’aventure le docteur Harford, tout évoque le rêve éveillé. Mais la réalité est pourtant bien là, dans un quotidien routinier annoncé dès la première image. Décédé juste après la fin du montage, Kubrick clôt une carrière magistrale par une odyssée de l’amour conjugal qui pourrait aussi s’appeler, comme son tout premier opus en 1953, Fear and desire, « la peur et le désir ». Lire aussi page 9 Prix Bastone bianco de la critique, Mostra de Venise 1999 Film de Stanley Kubrick (États-Unis/Royaume-Uni, 1999, 2h32mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Stanley Kubrick, Frederic Raphael, d’après La nouvelle rêvée d’Arthur Schnitzler - Avec  : Tom Cruise (le docteur William Harford), Nicole Kidman (Alice Harford), Sydney Pollack (Victor Ziegler), Marie Richardson (Marion), Vinessa Shaw (Domino) - Image  : Larry Smith Montage  : Nigel Galt - Musique  : Jocelyn Pook - Production  : Pole Star, Hobby Films Ltd. - (R. du 22/11/2007)C. CHRISTOPHEL/COLUMBIA PICTURES CORPORATION ROBERT GRISCHEK Soirée présentée par Iggy Pop 23.25 HOLLYWOOD CONFIDENTIAL LES ÉGOUTS DU PARADIS Comment, des années 1920 à nos jours, l’usine à rêves, par ses excès privés et ses audaces filmiques, a suscité la censure et rusé avec elle. Dès les années 1920, l’industrie naissante du cinéma forge ses propres règles. Dans ce petit monde à part, les excès privés font écho aux audaces affichées à l’écran et horrifient les puissantes ligues de vertu. Une décennie plus tard, leur mobilisation contre ce qu’elles considèrent comme une nouvelle Sodome est si forte qu’elle met en danger les profits des studios. Ceux-ci adoptent alors le code de censure Hays qui, de 1934 au milieu des années 1960, obligera les scénaristes et les réalisateurs à rivaliser de sophistication pour évoquer sans les montrer directement la violence, l’addiction ou le sexe. Un moralisme qui commence à vaciller dès les années 1950, sous les influences conjuguées de la télévision, du cinéma européen et de la liberté d’expression croissante. En partenariat avec En En partenariat avec En avec partenariat avec N°34 – Semaine du 20 au 26 août 2016 – ARTE Magazine LE MIROIR DE L’AMÉRIQUE À travers les témoignages du cinéaste Peter Bogdanovich et de l’historien du cinéma Peter Biskind, et en s’appuyant sur des films emblématiques comme Scarface de Hawks, La mort aux trousses et Psychose d’Hitchcock, L’homme au bras d’or d’Otto Preminger, Orange mécanique de Kubrick ou Taxi driver de Scorsese (photo), ainsi que sur les trajectoires individuelles de figures comme Judy Garland, dont la toxicomanie fut cyniquement instrumentalisée par les studios, ce film déroule un siècle de scandales cinématographiques. Un miroir qui reflète aussi, en creux, l’évolution de la société américaine. Documentaire de Jérôme Korkikian (France, 2016, 59mn) Coproduction  : ARTE GEIE, ITV France STEFAN JONAS 0.25 DENNIS HOPPER REBELLE D’HOLLYWOOD Un road-movie en forme d’hommage au comédien, réalisateur, poète, peintre et photographe américain, disparu en 2010. De son enfance dans la poussière du Kansas à la folie d’Apocalypse now, du Nouveau-Mexique des hippies et des drogues au glamour d’Hollywood, de la liste noire des studios au statut d’icône, de ses échecs au boxoffice à ses films indépendants acclamés, le parcours de l’acteur et réalisateur d’Easy rider a oscillé entre chaos et brio. À l’occasion des 80 ans de sa naissance, HermannVaske nous entraîne dans un road trip à la découverte du mythe construit autour de Dennis Hopper, explorant la fascination qu’il exerce sur le public et les nombreuses contradictions dont sa vie a été émaillée  : disparu en 2010, il fut tour à tour artiste ou charlatan, rebelle ou égérie publicitaire, junkie ou ascète – une incarnation de la culture et de la contre-culture américaines. Nourri de témoignages de ses compagnons de route (Wim Wenders, Kris Kristofferson, Frank Gehry…), ce portrait révèle un artiste tourmenté, animé par une soif inextinguible de vivre et de créer. Suivi à 1.25 du dernier volet de Scandales de la mode. Documentaire de HermannVaske (Allemagne, 2016, 54mn) - AOÛT DIMANCHE 15 21



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