Arte Magazine n°2016-33 13 aoû 2016
Arte Magazine n°2016-33 13 aoû 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-33 de 13 aoû 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : pathé-gaumont.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Warner Bros. Entertainment, Inc. cinéma « 2001 » au futur éternel Huitième film de Stanley Kubrick, 2001  : l’odyssée de l’espace a fait entrer la sciencefiction dans un nouvel âge en repoussant les limites du cinéma. Malgré son héritage conséquent, cette œuvre reste inégalée, et fait encore réfléchir sur la place de l’homme dans l’espace et le temps. 6 N°33 – semaine du 13 au 19 août 2016 – ARTE Magazine Lundi 15 août à 20.55 2001  : l’odyssée de l’espace Lire pages 12-13 L’année 1968 apparaît comme un tournant dans l’histoire de la science-fiction au cinéma. Avec la sortie quasi concomitante de 2001  : l’odyssée de l’espace et de La planète des singes, le genre semblait soudain quitter l’adolescence (soucoupes volantes et robots en carton-pâte) pour accéder à l’âge adulte. Au-delà de leurs évidentes différences, ces deux films se rejoignaient dans une même ambition  : proposer, en plus de leurs images spectaculaires, une réflexion d’ordre philosophique sur la nature humaine. Car à l’époque, il fallait remonter jusqu’à Metropolis pour trouver un film de science-fiction ouvertement sérieux ! Les séries B des années 1950, comme Planète interdite ou Le jour où la Terre s’arrêta, n’étaient certes pas dénuées de fond, mais leur naïveté formelle les avait fait vieillir prématurément. Voyage dans l’inconscient La planète des singes concrétisait cette nouvelle ambition avec intelligence, et devint vite un succès commercial. La réception de 2001 fut, elle, plus problématique. Avec son abstraction, son rythme méditatif, son refus d’une narration classique et son dénouement énigmatique, le film de Stanley Kubrick avait des allures d’objet non identifié. Ses premiers spectateurs étaient partagés entre la fascination, l’ennui et la circonspection. Exemple avec le magazine Time, qui publia pas moins de sept critiques successives, pour finalement conclure sur une note enthousiaste. Le film n’était de toute façon pas fait pour être digéré dans l’heure qui suivait sa projection… Comme l’expliquait Kubrick dans Playboy en septembre 1968  : « J’ai essayé de créer une expérience visuelle, qui contourne l’entendement et ses constructions verbales pour pénétrer directement l’inconscient. » Aujourd’hui, 2001 brille d’un éclat unique. Peu importe si ce « futur » imaginé il y a cinquante ans appartient déjà à l’histoire ancienne, car le voyage a acquis la force intemporelle d’un mythe, dont les grands moments seront encore longtemps commentés  : l’ellipse aussi limpide que vertigineuse qui clôt la première partie, la valse des vaisseaux, la voix caressante de l’ordinateur HAL 9000, le trip de l’astronaute Bowman et la mystérieuse renaissance finale. Ce qui continue à rendre le film actuel et passionnant, c’est moins sa dimension technologique (aussi révolutionnaire fût-il, il a pris quelques rides), que la forme poétique qu’il a su donner à la question qui nous taraude tous un peu  : où allons-nous ? Jonathan Lennuyeux-Comnène Philippe Quaisse/Pasco
Gael García Bernal Le beau gosse du cinéma mexicain a surpris plus d’une fois. Révélé par AlejandroGonzáles Iñárritu dans Amours chiennes, il crée l’événement au Festival de Cannes, en 2004, en incarnant deux rôles aux antipodes  : celui du Che dans Carnets de voyage de Walter Salles et celui d’un transexuel dans La mauvaise éducation de PedroAlmodóvar. Depuis, il multiplie les grands écarts, passant de Michel Gondry (La science des rêves) à Pablo Larraín (No), qu’il retrouvera en 2017 dans le très attendu Neruda. Il enfilera ensuite le masque d’un Zorro futuriste pour une version postapocalyptique (bientôt en tournage) de Jonás Cuarón, fils du réalisateur de Gravity. No, mercredi 17 août à 23.40 Ils sont sur ARTE Mattias Edwall Zelig Films Viveca Sten Nouvelle sensation du polar scandinave et rivale de Camilla Läckberg, Viveca Sten est l’auteure d’une série policière au succès fulgurant (plus de trois millions d’exemplaires vendus dans près de quinze pays depuis la parution du premier tome, La reine de la Baltique, en 2008). À un rythme soutenu, cette ex-juriste de 57 ans a déjà publié sept tomes de sa saga best-seller, dont le quatrième – Les secrets de l’île – vient de sortir en France. Adaptées à la télévision, ses intrigues, qui se déroulent sur une île enchanteresse et dépeuplée de la mer Baltique, ont donné naissance à Meurtres à Sandhamn, série phénomène en Suède, dont ARTE rediffuse les saisons 1 et 2 avant de programmer les saisons 3, 4 et 5 à partir du 1er septembre. Meurtres à Sandhamn – La reine de la Baltique, saison 1, jeudi 18 août à 20.55 Divine « La plus belle femme du monde était un homme », selon le cinéaste underground John Waters. Quand il rencontre Harris GlennMilstead, en 1963, à Baltimore, il décide d’en faire sa muse. Sous sa houlette, l’ex-ado obèse et harcelé à l’école, issu d’une famille bien sous tous rapports, se transforme en une créature transgenre prénommée Divine (« Jayne Mansfield et Godzilla réunis », résume Waters), arborant des faux seins bonnet D et des robes criardes moulant ses 150 kilos. À force de provocations et de rôles subversifs dans les films de son pygmalion (dont les cultissimes Pink flamingos et Hairspray), le drag-queen, décédé en 1988 à l’âge de 42 ans, accède au rang d’icône trash de la contreculture. Aujourd’hui, il demeure encore le freak le plus adulé de l’Amérique. I am Divine, dimanche 14 août à 22.20 N°33 – semaine du 13 au 19 août 2016 – ARTE Magazine 7



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