Arte Magazine n°2016-31 30 jui 2016
Arte Magazine n°2016-31 30 jui 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-31 de 30 jui 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : l'âme de Rio.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Gédéon Programmes en couverture Rio Grande 4 N°31 – semaine du 30 juillet au 5 août 2016 – ARTE Magazine
Samedi 30 juillet à 20.50 Rio de Janeiro, ville merveilleuse ? 450 ans d’histoire Lire pages 8-9 Jon Arnold/hemis.fr Cité baroque et polymorphe, mégapole tentaculaire, Rio de Janeiro reste l’éternelle vitrine du Brésil, même si elle a perdu son statut de capitale il y a un demi-siècle. À la veille des JO, plongée dans sa flamboyante et chaotique histoire. Origines L’extraordinaire topographie de la cité portuaire, hérissée de formations rocheuses, est liée à des épisodes géologiques majeurs. Il y a six cents millions d’années, deux continents entrent en collision, avant de se détacher voici cent trente millions d’années pour former l’Amérique du Sud et l’Afrique. Les verdoyantes collines de la ville, les morros, dont le célébrissime Pain de sucre, résultent de ces phénomènes. Découverte Ironie de l’histoire  : quand les Portugais débarquent en janvier 1502 dans la sublime et très poissonneuse baie de Guanabara, ils sont convaincus de pénétrer dans l’embouchure d’un fleuve, qu’ils baptisent Rio de Janeiro, « rivière de janvier ». Expulsion des Français Au XVI e siècle, une communauté huguenote française tente de s’implanter à Rio, sur l’île de Serigipe (aujourd’hui, Villegagnon), dans la baie de Guanabara. En s’appuyant sur une main-d’œuvre amérindienne, les colons y élèvent le fort Coligny. Ils en sont chassés par les Portugais dès 1560. L’éphémère « France antarctique » a vécu. L’or et l’esclavage La découverte de l’or du Minas Gerais précipite le développement de Rio. Devenue port principal de l’Amérique portugaise, la cité prospère se pare d’or dans le plus pur style baroque. L’explosion du commerce avec l’Afrique contribue alors à son essor, tandis que les esclaves, destinés à l’exploitation minière, y sont débarqués en masse – plus de six cent mille. Un passé longtemps occulté. Mais en 2012, à la faveur de travaux pour les JO, la découverte du cemitério dos Pretos novos (le « cimetière des nouveaux Noirs ») , esclaves morts à peine arrivés, fait resurgir la mémoire douloureuse de la Ville merveilleuse, rappelant l’ampleur de la traite négrière, indissociable des plantations de café, dans le dernier pays du continent à abolir l’esclavage, en 1888. Capitale jusqu’en 1960 Après l’invasion du Portugal par Napoléon en 1807, le futur monarque portugais João VI et la famille royale, fuyant Lisbonne, s’installent avec la cour dans la cité tropicale, pourtant jugée peu sûre. Unique capitale européenne hors du continent, la ville accueille une nouvelle élite intellectuelle. Lors N°31 – semaine du 30 juillet au 5 août 2016 – ARTE Magazine de l’indépendance de l’empire du Brésil en 1822 puis, à partir de 1889, après la proclamation de la jeune République, Rio de Janeiro conserve son statut de capitale. Une couronne qui lui est ravie en 1960 par l’utopique Brasilia. Art déco, plages et Corcovado Copacabana, Ipanema, Flamengo, Botafogo, Urca…  : avec la valorisation du front de mer à partir des années 1920 et l’engouement pour l’exotisme tropical émergent des quartiers entiers, inspirés par une nouvelle logique urbanistique. Marqués par l’esthétique transatlantique – et par celle du Normandie qui y fait escale –, des édifices Art déco, dont la gare Central do Brasil, surgissent partout dans la ville. Un style que représente à lui seul le Christ rédempteur du Corcovado (1 145 tonnes), imaginé par le sculpteur français Paul Landowski et conçu par l’ingénieur brésilien Heitor da Silva Costa. Favelas Partie intégrante de l’âme de Rio et dégringolant de ses collines, les favelas (« taudis ») participent de son chaos formel. Considérées comme illégales, ces mosaïques d’habitats – plus de sept cents aujourd’hui –, en constante évolution, sont depuis les années 1980 insérées dans le tissu urbain officiel, et désormais dotées d’équipements, d’écoles et de services. Résultat  : une gentrification qui s’accélère et repousse les plus pauvres en périphérie lointaine. Maracanã Ce temple mondial du ballon rond a largement contribué au brassage des Cariocas. Capable d’accueillir deux cent mille spectateurs, le stade de Rio a été inauguré pour la première Coupe du monde au Brésil en 1950, et rénové pour la dernière en date, en 2014. Carnaval et samba Né place XI, un quartier emblématique de la communauté afro-brésilienne, le carnaval incarne la reconnaissance de la culture noire par les autorités de la ville, qui décrètent, dès 1935, que le jour du défilé sera fête officielle. Héritière des rythmes du nord de l’Afrique, la batida de samba fait depuis danser toute la cité. Quant aux écoles de samba, véritables passerelles sociales, elles ont permis aux Noirs de s’intégrer à l’élite, et ont forgé, à l’instar du football, l’identité plurielle de Rio. 5



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