Arte Magazine n°2016-22 28 mai 2016
Arte Magazine n°2016-22 28 mai 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-22 de 28 mai 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : Karin Viard, la belle échappée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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infographie  : wiSTiti BATiSTe ChriSTine Guillemeau Documentaire nouveau départ pour l’iran Effective depuis le 16 janvier 2016, la levée des sanctions économiques et financières imposées par la communauté internationale fait entrer l’Iran dans une nouvelle dynamique. airbus commandés pour renouveler la flotte aérienne iranienne.  : Agence de presse Tasnim 114Source 32 milliards de dollars Montant des avoirs iraniens « gelés » dans les banques internationales dont le pays va pouvoir disposer. Source  : Banque centrale iranienne + 4,3% Taux de croissance du PIB prévu sur l’exercice 2016-2017 (+ 0,1% en 2015-2016). Source  : FMI Téhéran 4 N°22 – semaine du 28 mai au 3 juin 2016 – ARTE Magazine production pétrolière X2 2 millions de barils de brut/jour envisagés fin 2016 pour l’exportation contre 1 million en 2015. Source  : Agence de presse iranienne Shana 20 000 nombre de centrifugeuses pour la transformation de l’uranium en 2015, contre 160 en 2003, au début des négociations. Des installations désormais mieux encadrées par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique). source  : le monde 12 ans de négociations pour aboutir à l’accord du 14 juillet 2015, signé à vienne par sept pays, qui a permis la levée des sanctions. Mardi 31 mai à 22.30 Iran, chronique d’une année décisive Lire page 19
Agat Films & Cie Gilles Deleuze à l'université de Vincennes en 1975. Documentaire « D’autres modèles d’éducation sont possibles » Créée après Mai-68 et détruite par le pouvoir giscardien en 1980, Vincennes fut la première université ouverte à tous. Entretien avec Virginie Linhart, réalisatrice d’un documentaire sur ces années bouillonnantes. Pourquoi avezvous souhaité faire ce film ? Virginie Linhart  : Principalement parce que c’est une histoire oubliée, que les moins de 40 ans ne connaissent pas. Je trouve qu’il est fondamental de rappeler qu’en France il y a eu des expériences, des moments où l’on inventait des choses qui allaient vers plus de générosité, d’entraide, de solidarité et que cela fonctionnait. J’ai fait ce film pour que les gens réalisent que d’autres modèles d’éducation sont possibles. Que représente Vincennes pour vous ? Vincennes, c’est ce qui a bien réussi en 1968, engendrant du progrès, de l’égalité des chances, l’espoir d’une autre vie. Il faut se rappeler qu’à l’ouverture de l’université en janvier 1969, les couches dominantes se servaient du bac comme d’un outil de discrimination  : moins de 50% d’une classe d’âge le décrochait. Or, Vincennes permettait à ceux qui n’avaient pas N°22 – semaine du 28 mai au 3 juin 2016 – ARTE Magazine Mercredi 1er juin à 23.15 Vincennes, l’université perdue Lire page 21 pu l’obtenir – souvent pour des raisons sociales – d’accéder aux études supérieures. C’était à la fois révolutionnaire et novateur. D’autant plus que de grands professeurs enseignaient à Vincennes, comme Michel Foucault, Gilles Deleuze, Jean-François Lyotard, Hélène Cixous… C’est aussi ce qui me touche dans cette histoire  : on proposait à ceux qui n’étaient pas forcément les mieux nés le meilleur de l’éducation supérieure. Aujourd’hui, les très bons professeurs exercent pour la plupart dans les grandes écoles, et non dans les facultés, ouvertes au plus grand nombre. Ce qui interpelle aussi dans votre documentaire, c’est la disparition physique de Vincennes. Comment l’expliquez-vous ? Il y a réellement eu la volonté d’éradiquer Vincennes, que le pouvoir giscardien haïssait. Ils ont tout rasé, allant même jusqu’à déraciner les arbres. Les anciens de l’université, que j’ai interviewés dans la clairière où se situait la faculté, étaient incapables de retrouver le lieu par eux-mêmes ! Retrouvez-vous l’élan de Vincennes dans Nuit debout ? À Vincennes, les gauchistes pouvaient se montrer très autoritaires. Nuit debout me frappe par son aspect à la fois extrêmement organisé et démocratique. C’est un autre moment de l’histoire, une autre manière de faire de la politique. Pour autant, après la diffusion par ARTE, j’ai prévu d’organiser une projection pour les participants de Nuit debout à l’université Paris 8 de Saint-Denis. J’aimerais qu’ils se servent du film comme de Merci patron ! Propos recueillis par Raphaël Badache 5



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