Arte Magazine n°2016-19 7 mai 2016
Arte Magazine n°2016-19 7 mai 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-19 de 7 mai 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Jordskott, la forêt des disparus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
mai 9 lundi Pretty Pictures Ir) 20.55 CINÉMA La chasse Injustement accusé de pédophilie, Lucas fait face au déchaînement de violence d’un village entier. Par Thomas Vinterberg (Festen), le récit implacable d’une chasse à l’homme, avec l’excellent Mads Mikkelsen dans le viseur. Dans la campagne danoise, Lucas, la quarantaine, travaille dans un jardin d’enfants. Éprouvé par un divorce conflictuel, il s’emploie à maintenir le contact avec son fils adolescent, Marcus, et s’abandonne dans les bras de sa collègue, Nadja. Un soir de novembre, Grethe, la responsable de la garderie, retrouve la petite Klara en larmes. La fillette lui confie qu’elle déteste Lucas, avant de l’accuser fortuitement de pédophilie en répétant des propos obscènes entendus dans la bouche de son frère. D’abord incrédule, Grethe finit par renvoyer Lucas chez lui le temps de faire la lumière sur cette affaire. Alors que les plaintes se multiplient, Lucas voit tous ses proches lui tourner le dos, à l’exception de son fils et du parrain de ce dernier, Bruun… Thriller psychologique «Je sais quand tu mens. Tu clignes des yeux», lui assène son meilleur ami au début du film. Lucas aura beau ne pas ciller lors de leur face-à-face, Theo préférera croire sa fille Klara sur parole, par instinct de protection. Lorsque la petite se rétracte, il est trop tard pour faire machine arrière  : les adultes la persuadent que le traumatisme a estompé ses souvenirs. Entre-temps, le virus du doute s’est abattu sur le village tout entier, qui met au ban l’accusé et décharge sa haine contre lui. Parfaitement intégré dans une communauté soudée par des rituels virils (parties de chasse suivies de réunions arrosées), le modeste Lucas se voit désormais contraint de lutter pour défendre son honneur autant que son intégrité physique. Des lueurs rougeoyantes de l’automne au crépuscule opalescent de la veillée de Noël, Thomas Vinterberg capte avec force détails le déraillement d’une société déboussolée, dans le sillage de son héros pris au piège, brillamment incarné par un Mads Mikkelsen fragile et digne, récompensé par le Prix d’interprétation à Cannes. Prix d’interprétation masculine (Mads Mikkelsen) et Prix du jury œcuménique, Cannes 2012 Meilleur scénario, European Film Awards 2012 Lire aussi page 9 16 N°19 – semaine du 7 au 13 mai 2016 – ARTE Magazine bai k Cannes 2016 (Jagten) Film de Thomas Vinterberg (Danemark/Suède, 2012, 1h51mn, VF/VOSTF) – Scénario  : Thomas Vinterberg, Tobias Lindholm – Avec  : Mads Mikkelsen (Lucas), Thomas Bo Larsen (Theo), Annika Wedderkopp(Klara), Lasse Fogelstrøm (Marcus), Susse Wold (Grethe), Anne Louise Hassing (Agnes), Lars Ranthe (Bruun), Alexandra Rapaport (Nadja) Image  : Charlotte Bruus Christensen Montage  : Anne Østerud, Janus Billeskov Jansen – Musique  : Nikolaj Egelund Production  : Zentropa Entertainments, Zentropa International Sweden, Film i Väst Voir aussi le moyen métrage de Thomas Vinterberg Le garçon qui marchait à reculons, vendredi 13 mai à 1.10.
Les films du Losange 22.45 CINÉMA L’inconnu du lac Aux abords d’un lac écrasé de soleil, des hommes se jaugent, s’aiment et se draguent. Une magnifique escapade hédoniste teintée d’inquiétude signée Alain Guiraudie. Un lac varois en plein été. Des hommes, souvent nus, prennent le soleil. Franck en salue certains et s’assoit près d’Henri, la cinquantaine, à l’écart, habillé et l’air bougon. Un courant (platonique) passe entre les deux hommes. Mais le jeune Franck s’éclipse, aimanté par un beau nageur, Michel, flanqué d’un copain possessif. Les jours passent. Les hommes bronzent, s’épient et se draguent. Franck et Michel entament une liaison torride et orageuse. Malgré l’amitié de Franck, le malaise d’Henri grandit. Un jour, on retrouve le cadavre de l’amant jaloux de Michel dans le lac… Eros et Thanatos Parti d’une envie de se «confronter à la représentation de [sa] propre sexualité», Alain Guiraudie dépeint un microcosme qu’il connaît bien, un lieu de drague homosexuelle idyllique. Dans ce film hédoniste et inquiétant, parfois très cru, salué par la critique comme le chef-d’œuvre du cinéaste, l’intrigue policière sert moins à entretenir le suspense qu’à pimenter ce qui est d’abord une exploration de la passion érotique. Ces accouplements furtifs, voire l’abandon corps et âme à un séduisant inconnu, comportent un risque qui, pour Franck (excellent Pierre Deladonchamps), décuple le plaisir. Le cinéaste filme ces rencontres avec sensualité, privilégiant les instants d’échange et la douceur des lumières naturelles. En même temps, des ombres planent sur cet espace de liberté  : la mort, le vide existentiel qui ronge Henri, las de cette hyperactivité sexuelle, et le consumérisme, incarné par Michel. Un superbe polar gay, qui cerne si bien son sujet qu’il touche à l’universel. Prix de la mise en scène, dans la section «Un certain regard», et Queer Palm, Cannes 2013 – Meilleur espoir masculin (Pierre Deladonchamps), César 2014 Lire aussi page 9 artpcNEMA Sur le Web, une interview d’Alain Guiraudie par Olivier Père, directeur du Cinéma d’ARTE France. Cannes 2016 Film d’Alain Guiraudie (France, 2013, 1h33mn) Scénario  : Alain Guiraudie – Avec  : Pierre Deladonchamps (Franck), Christophe Paou (Michel), Patrick d’Assumçao (Henri), Jérôme Chappatte (l’inspecteur Damroder), Mathieu Vervisch (Éric), Emmanuel Daumas (Philippe) – Image  : Claire Mathon Montage  : Jean-Christophe Hym – Coproduction  : ARTE France Cinéma, Les Films du Worso, M141 Productions, Films de Force Majeure N°19 – semaine du 7 au 13 mai 2016 – ARTE Magazine ZDF/Mutaz M. SinokROT 0.20 la lucarne Possédé par un djinnDans les cultures arabes, nombreux sont ceux qui croient aux esprits malfaisants appelés «djinns». La documentariste d’origine jordanienne Dalia Al Kury explore cet univers mystérieux et parfois dangereux. La documentariste et journaliste jordanienne Dalia Al Kury part sur les traces d’une croyance aux origines préislamiques, encore répandue dans la culture arabe  : la crainte des djinns, des êtres surnaturels qui peuvent se montrer malfaisants. Cette superstition est loin d’être inoffensive. L’enquête prend ainsi pour point de départ un fait-divers dramatique survenu en Jordanie  : le meurtre d’une petite fille de 4 ans par son propre père, qui la croyait possédée par l’une de ces créatures. Au fil de ses investigations, la réalisatrice plonge dans un monde fascinant, peuplé d’esprits, d’exorcistes et d’ensorcelés. En explorant l’inconscient collectif de sa culture d’origine, elle se trouve elle-même confrontée à ses propres contradictions… Documentaire de Dalia Al Kury (Jordanie/Allemagne, 2014, 1h10mn) mai lundi 17 9



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :