Arte Magazine n°2016-18 30 avr 2016
Arte Magazine n°2016-18 30 avr 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-18 de 30 avr 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : saveurs cannoises.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mai 2 lundi Studiocanal 20.55 CINÉMA Pierrot le fou Jean-Paul Belmondo se laisse entraîner par Anna Karina dans une folle cavale. Un choc esthétique et cinématographique signé Godard, pour ouvrir la programmation cannoise d’ARTE. Ferdinand Griffon, père de famille un peu désabusé, retrouve un ancien flirt, Marianne Renoir, venue faire la baby-sitter chez lui. Il décide de tout quitter et de partir avec celle qui l’appelle «Pierrot» vers le sud de la France. S’ensuit un grand périple où se mêlent trafic d’armes, rencontres incongrues et complots politiques… Faux thriller Splendide bric-à-brac truffé de citations rimbaldiennes et lové dans un Technicolor chatoyant, Pierrot le fou tient à la fois de l’intrigue policière en roue libre et du cri de révolte. «Qu’est-ce que j’peux faire ? J’sais pas quoi faire ! » La célèbre réplique du personnage interprété par Anna Karina a marqué les esprits. Du film, on ressort bouleversé par l’éclat des couleurs, la vitalité des acteurs, la liberté de la mise en scène, l’intensité de cette histoire d’amour sur fond de complots et de trafics, et la tête pleine de chansons légères et tragiques. Pierrot le fou, c’est aussi la rencontre éclatante entre deux jeunes comédiens symboles de la Nouvelle Vague, Jean-Paul Belmondo et Anna Karina. Lire aussi page 9, e\eeé. 16 N°18 – semaine du 30 avril au 6 mai 2016 – ARTE Magazine Film de Jean-Luc Godard (France/Italie, 1965, 1h46mn) Scénario  : Jean-Luc Godard - Avec  : Jean-Paul Belmondo (Ferdinand Griffon, dit Pierrot), Anna Karina (Marianne Renoir), Graziella Galvani (Maria), Dirk Sanders (Fred), Raymond Devos (Devos) - Image  : Raoul Coutard - Montage  : Françoise Colin Musique  : Antoine Duhamel - Production  : Rome Paris Films, Société Nouvelle de Cinématographie, Cinematografica SPA (R. du 19/8/2010) CANNES 2016 soirée jean-luc godard
Les films de la Pléiade 22.45 CINÉMA Vivre sa vie  : film en douze tableaux Dans un noir et blanc sublime, le (mélo)drame de Nana, tombée dans l’engrenage de la prostitution. Une ode à Anna Karina et au cinéma. Récemment arrivée à Paris, Nana voudrait être actrice. Mais en attendant, elle travaille comme vendeuse de disques sans réussir à boucler les fins de mois. Elle fréquente Paul, un journaliste, mais s’ennuie avec lui. Comme elle ne paie pas son loyer, le propriétaire la jette à la rue. Alors qu’elle déambule sur les Champs-Élysées, un homme s’approche et lui demande  : «Vous m’emmenez ? » Après cette première expérience de prostitution, une amie la présente à Raoul, un souteneur… Blason Deux exergues avant de découvrir, de profil, puis de face, et encore de profil, le magnifique visage d’Anna Karina  : «Dédié aux films de série B» puis «Il faut se prêter aux autres et se donner à soi-même» (Montaigne). Suivra l’illustration en douze tableaux qu’auraient inspirée à Godard Les onze «Fioretti» de François d’Assise réalisés par Rossellini, de l’histoire de Nana et de son choix (contraint, mais pas seulement) pour la prostitution – métier qui fascine le cinéaste, entre autres, parce qu’il y voit une métaphore des rapports sociaux. Mais Vivre sa vie  : film en douze tableaux, blason à la fois distancié et fervent, littéraire et limpide, est d’abord une variation déchirante sur la beauté et le mystère d’Anna Karina, sublimés par la caméra de Raoul Coutard et la musique de Michel Legrand, et une ode à la magie du cinéma. Susan Sontag, en son temps, décrivit le film comme «l’une des œuvres d’art les plus extraordinaires, belles et originales» qu’elle ait connues. L’éblouissement reste intact. soirée jean-luc godard Film de Jean-Luc Godard (France, 1962, 1h19mn, noir et blanc) - Scénario  : Jean-Luc Godard, Marcel Sacotte - Avec  : Anna Karina (Nana), Sady Rebbot (Raoul), André S. Labarthe (le journaliste), Guylaine Schlumberger (Yvette), Gérard Hoffman (le chef), Monique Messine (Élisabeth), Paul Pavel (Paul), Dimitri Dineff (Dimitri), Peter Kassovitz (le jeune homme) - Image  : Raoul Coutard Montage  : Jean-Luc Godard, Agnès Guillemot Musique  : Michel Legrand, Jean Ferrat Production  : Les Films de la Pléiade, Pathé Consortium Cinéma I Cannes 2016 Lire aussi page 9 Prix spécial du jury, Prix de la critique italienne, Venise 1962 N°18 – semaine du 30 avril au 6 mai 2016 – ARTE Magazine Massimo D’Anolfi 0.05 La lucarne Materia oscura Dans la campagne italienne, des paysans vivent aux abords du plus grand site d’essais militaires européen. Les sols et l’air y sont pourtant contaminés. C’est l’histoire d’une zone de guerre en temps de paix, d’un lieu silencieusement empoisonné. Dans le centre militaire de Salto di Quirra, en Sardaigne, des États testent depuis cinquante ans de nouvelles armes. Là-bas, un géologue travaille sur la pollution causée par ces expérimentations militaires. Entre les obus, les cartouches, les radars, les carcasses de tanks et de missiles, il part à la rencontre de deux frères bergers contraints de vivre avec les aléas de cette guerre fictive. Car aux abords de Salto di Quirra, les bêtes, dont les organes sont saturés de substances radioactives, naissent souvent avec des malformations. Materia oscura s’appuie également sur des archives du centre Salto di Quirra. Des images incroyables montrant la répétition générale d’une potentielle guerre à venir. Un récit d’épouvante. Documentaire de Massimo D’Anolfi et Martina Parenti (Italie, 2013, 1h17mn) - Production  : Montmorency Film mai lundi 17 2



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