Arte Magazine n°2016-17 23 avr 2016
Arte Magazine n°2016-17 23 avr 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-17 de 23 avr 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : Tchernobyl, trente ans de radioactivité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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avril 25 lundi 20.55 CINÉMA Le songe d’une nuit d’été Transposée dans la Toscane de la fin du XIX e siècle, une adaptation de la facétieuse comédie de Shakespeare, double chassé-croisé amoureux plein de charme(s), avec Michelle Pfeiffer en reine des fées. Le duc Thésée s’apprête à épouser Hippolyta quand il reçoit la visite d’Égée. Celui-ci se plaint que sa fille Hermia, éprise de Lysandre, refuse Démétrius, l’époux qu’il lui destinait. La jeune fille s’enfuit alors dans un bois avec celui qu’elle aime, et s’y s’endort avec lui. Ils sont bientôt rejoints par Helena, amoureuse, elle, de Démétrius, ainsi que par Oberon et Titania, le roi et la reine des fées, qui se querellent. Furieux contre cette dernière, Oberon charge Puck d’utiliser une fleur magique pour ensorceler Titania, qui succombera ainsi au charme du premier venu, et d’intervenir aussi auprès de Démétrius. Mais Puck commet des erreurs… Éros maître du jeu S’il transpose l’irrésistible comédie de Shakespeare dans la Toscane du XIX e siècle, le cinéaste Michael Hoffman reste fidèle à l’esprit de la pièce, double chassé-croisé amoureux qui mêle légèreté, charme et facéties dans une forêt enchantée, hantée par les fées. Derrière le rêve et l’élégance délicate des sentiments, le mystérieux Éros, déguisé en lutin farceur, mène le jeu, faisant tourner les têtes, les cœurs et les corps. Avec une vivifiante liberté, le film exalte la magie de 16 N°17 – semaine du 23 au 29 avril 2016 – ARTE Magazine Mary Evans Picture Library 2010 ce songe aux multiples rebondissements. Fantaisie, poésie et malice  : une partition d’une folle cocasserie pour un casting de choix, à commencer par Michelle Pfeiffer, impériale reine des fées. Le génie william Shakespeare Les 400 ans de sa mort Lire aussi pages 6-7 (A midsummer night’s dream) Film de Michael Hoffman (Italie/Royaume-Uni/États-Unis, 1999, 1h56mn, VF/VOSTF) Scénario  : Michael Hoffman, d’après la pièce éponyme de William Shakespeare - Avec  : Michelle Pfeiffer (Titania), Kevin Kline (Nick Bottom), Ruppert Everett (Oberon), Stanley Tucci (Puck), Calista Flockhart (Helena), Anna Friel (Hermia), Christian Bale (Démétrius), Dominic West (Lysandre), David Strathairn (Thésée), Sophie Marceau (Hippolyta) Image  : Oliver Stapleton - Montage  : Garth Craven Musique  : Simon Boswell - Production  : Fox Searchlight Pictures, Regency Enterprises, Taurus Film, Panoramica
Studiocanal 22.50 CINÉMA Ran Kurosawa transpose superbement Le roi Lear dans le Japon du XVI e siècle. Une fresque épique dont le tournage a duré près de cinq ans. Au XVI e siècle, le grand seigneur Hidetora Ichimonji, sentant sa mort prochaine, décide de partager son royaume entre ses trois fils. En contrepartie, il demande à conserver les honneurs de son rang et à être hébergé chez chacun d’eux. Les deux aînés, Taro et Jiro, acceptent l’héritage, mais le benjamin, Saburo, refuse par amour pour son père. Furieux, ce dernier le déshérite et le bannit. Une fois en possession du royaume, les deux aînés chassent le vieil homme de leurs demeures et s’affrontent pour le pouvoir. Humilié et trahi, Hidetora, au bord de la folie, erre dans la lande, escorté de son bouffon et d’un fidèle chevalier. À travers son désespoir, Akira Kurosawa dit la vanité du pouvoir, voué in fine au chaos (ran en japonais). Beauté et cruauté Fresque guerrière à grand spectacle, Ran est une adaptation libre de la tragédie shakespearienne du Roi Lear, dont Kagemusha (Palme d’or à Cannes en 1980) n’était selon le cinéaste que la répétition générale. Avant de les filmer, le cinéaste a peint l’intégralité des scènes. Le tournage, dont le cinéaste Chris Marker a raconté l’aventure épique dans A.K., a duré près de cinq ans. Le rythme du kyogen (genre théâtral comique japonais) et du nô, très stylisé, guident la mise en scène, splendide. Les batailles, que Kurosawa a voulues conformes à l’authenticité historique, sont filmées comme d’immenses ballets, où cruauté et beauté se confondent. Meilleurs costumes, Oscars 1986 – Meilleur film étranger, Bafta Awards 1987 Film d’Akira Kurosawa (Japon, 1985, 2h42mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Akira Kurosawa, Hideo Oguni, Masato Ide, d’après Le roi Lear - Avec  : Tatsuya Nakadai (Hidetora Ichimonji), Akira Terao (Taro), Jinpagi Nezu (Jiro), Daisuke Ryu (Saburo), Mieko Harada (Kaede), Yoshiko Miyazaki (Sue), Hitoshi Ueki (Nobuhiro Fujimaki) - Image  : Takaoi Saito - Montage  : Akira Kurosawa - Musique  : Toru Takemitsu - Production  : Greenwich Film Productions, Herald Ace, Nippon Herald Films (R. du 12/9/1994) Le génie william Shakespeare Les 400 ans de sa mort Lire aussi pages 6-7 N°17 – semaine du 23 au 29 avril 2016 – ARTE Magazine Alexa Karolinski 1.25 La lucarne Oma & Bella À Berlin, deux délicieuses grands-mères juives parlent avec humour et naturel de la Shoah tout en faisant la cuisine. Elles sont largement octogénaires, mais continuent de dévorer la vie à pleines dents. Regina Karolinski, dite Oma, originaire de Pologne, a été internée dans un camp en 1941, à l’âge de 14 ans. Bella Katz, qui vient de Lituanie, a réussi à s’échapper du ghetto de Vilnius et à rejoindre les rangs des partisans. Les aléas de l’après-guerre les ont amenées à Berlin. Amies depuis longtemps, elles partagent depuis cinq ans le même appartement. Elles se baladent, vont au cimetière juif, écument les marchés à la recherche des ingrédients qu’elles cuisineront ensuite. Tout en préparant le bouillon de poule – la «pénicilline» des juifs – ou en rasant les poils de pieds de veau, elles racontent la Shoah sous l’œil de la petitefille de Regina. Où il est question de familles et d’amis, de ceux qui sont morts et de ceux qui ont survécu, des dix commandements, du mythe du juif errant ou encore des jeunes qui ne veulent rien savoir des vieux. À l’évocation de cauchemars récurrents répondent de grands éclats de rire et des conseils avisés en matière de cuisine. Documentaire d’Alexa Karolinski (Allemagne/États-Unis, 2011, 1h15mn) (R. du 12/2/2013) avril 25 lundi 17



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