Arte Magazine n°2016-16 16 avr 2016
Arte Magazine n°2016-16 16 avr 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-16 de 16 avr 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Arte concert festival.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vendredi 22 avril à 20.55 La rouTE d’IsTAnbul Lire page 24 efi DR Hassen BRAHITI Fiction La guerre en arrièRE-plan Dans La route d’Istanbul, présenté à la Berlinale, Rachid Bouchareb raconte la quête désespérée d’une femme à la recherche de sa fille partie en Syrie. Un chemin intimiste en marge d’une actualité brûlante. Entretien. Est-ce le désir de vous emparer d’événements omniprésents dans l’actualité qui vous a inspiré ce film ? Rachid Bouchareb  : J’avais écrit et tourné La route d’Istanbul bien avant les attentats du 13 novembre. Comme pour tous mes films, je suis parti d’un fait particulier pour la simple raison qu’il me touchait  : celle d’une mère vue un soir à la télévision, qui avait essayé de passer en Syrie pour retrouver sa fille. De même que London river * n’avait pas le terrorisme pour sujet, mais racontait la rencontre de deux parents, chacun à la recherche de son enfant disparu après les attentats de Londres, ce film parle seulement du chemin accompli par une femme prête à tout pour sauver sa fille et rétablir le contact avec elle. Il décrit aussi sa solitude absolue. Je ne raconte jamais que des « petites » histoires, même si parfois, comme dans Indigènes, elles croisent la grande, la guerre, la colonisation. Ici, la guerre ne figure qu’en lointain arrière-plan. La solitude d’Élisabeth existe d’emblée, puisque elle habite une maison isolée, au bord d’un lac… Je savais dès le départ que je voulais travailler en Belgique, car j’aime qu’un tournage soit l’occa- 6 N°16 – semaine du 16 au 22 avril 2016 – ARTE Magazine sion d’un dépaysement, pour commencer avec un œil neuf. Lors des repérages, j’ai eu envie de laisser la ville derrière moi. Cette campagne, cette maison à la fois belle et inquiétante se sont imposées, et le lieu a conditionné en partie l’atmosphère du film. J’ai demandé à Benoît Chamaillard, le chef opérateur, de privilégier la pénombre, les couleurs sombres, pour installer une ambiance presque fantastique, à la fois paisible et oppressante. Astrid Whettnall compose avec une remarquable sobriété ce personnage de mère dévastée… C’est quelque chose qu’elle a trouvé d’elle-même, au jour le jour. La confiance entre nous s’est installée très vite. Ensemble, nous avons surtout parlé de nos enfants respectifs, de ce que signifiait pour chacun être parent. Nous avions le souci commun de raconter avec vérité le chemin de cette femme. Il fallait être le plus sincère possible. C’est ce réalisme-là qui m’importait. Propos recueillis par Irène Berelowitch * Coproduit et diffusé par ARTE en 2009. Rachid Bouchareb a ensuite réalisé pour la chaîne Just like a woman (2012).
Documentaire Vue(s) de l’esprit Scienfifilms Cécile Denjean (Le ventre, notre deuxième cerveau) et Amine Mestari sondent notre conscience et notre intelligence dans deux stimulants documentaires sur le cerveau. L’occasion de mettre à l’épreuve quelques notions de base. La conscience de soi naît vERs 2 ans VRAI, si l’on en croit le test du miroir, élaboré dans les années 1970. À cet âge, un enfant qui regarde son reflet touche instinctivement une tache faite à son insu sur son visage, alors qu’avant il reste sans réaction. Preuve qu’à 2 ans il réalise que c’est bien lui-même qu’il voit dans la glace. Nous soMMEs plus vifs que nos aïeux… pas sûr. Le professeur de psychologie Jan te Nijenhuis a compulsé une quinzaine d’études et il est convaincu  : par rapport aux hommes de la seconde partie du XIX e siècle, nous mettons 50 millisecondes * de plus à traiter une information simple. Ce décalage paraît infime mais, multiplié par le nombre de décisions à prendre au quotidien, il peut causer un certain retard à l’allumage. Cela ne signifie pas que nous soyons devenus plus bêtes, puisqu’il existe diverses façons d’apprécier l’intelligence. Le constat s’avère néanmoins savoureux, à l’heure du tweet et des applis en temps réel. * L’équivalent d’un millième de seconde. il n'y a que la MATière grise qui compte Faux. Méconnue, la matière blanche joue aussi un rôle capital. Si la « grise » abrite les indispensables neurones, ceux-ci sont reliés entre eux par des axones, des « câbles » couverts d’une membrane blanche, la myéline. Cette gaine protectrice permet aux infos de circuler plus rapidement à l’intérieur de notre cerveau. Elle se crée après la naissance et lui permet d’évoluer tout au long de notre vie. Le libre ARbitre est relatif VRAI. Selon le scientifique John Dylan-Haynes, en observant l’activité cérébrale d’une personne, on peut prédire ses décisions sept secondes à l’avance. Notre moi croit décider alors qu’en réalité il entérine des choix issus de mécanismes inconscients. Des circuits de notre cerveau s’activent en toute opacité et rendent leurs arbitrages en fonction de notre système de valeurs, luimême façonné par nos gènes et notre éducation. Si la sentence finale a des chances de nous convenir, elle s’accompagne d’un sentiment de liberté en partie créé par notre cerveau. Noémi Constans N°16 – semaine du 16 au 22 avril 2016 – ARTE Magazine Vendredi 22 avril à 22.25 Les pouvoirs du CERveau Déchiffrer la conscience – Voyage dans l’étoffe de nos pensées Lire page 25 Le second volet, consacré à l’intelligence, sera diffusé vendredi 29 avril à 22.25. a + jacketrtp EDITION Le dvd, ainsi que le livre Les pouvoirs incroyables du cerveau – L’intelligence dévoilée d’Amine Mestari, coédité par Tallandier, sont à paraître le 3 mai. 7



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