Arte Magazine n°2016-15 9 avr 2016
Arte Magazine n°2016-15 9 avr 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-15 de 9 avr 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : au côté des réfugiés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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avril 11 lundi 20.50 Salaire net et monde de brutes Caricaturiste free-lance Drolatique et autobiographique, une chronique à quatre mains du monde du travail temporaire. Seb a une idée pour Élise : pourquoi n’utiliserait-elle pas ses talents de portraitiste pour gagner sa pitance ? Motivée, elle s’installe sur les quais de Seine avec son bloc à dessin, et commence à entreprendre les touristes pour qu’ils acceptent de se faire croquer. Hélas, les choses ne se passent pas comme prévu pour Élise, qui ne comprend pas pourquoi ses jolis portraits déclenchent une telle hostilité chez les gens ! Série d’animation (France, 2015, 30x3mn) - Scénario : Élise Griffon et Sébastien Marnier, d’après leur bande dessinée éponyme (éditions Delcourt) - Réalisation : Jérémy Guiter - Avec les voix de Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm et Marianne James - Coproduction : ARTE France, Slow Production, La Station Animation © 1992 Universal Studios/All Rights Reserved 20.55 | CINÉMA La mort vous va si bien Duel de chirurgie esthétique entre deux ennemies mortelles. Une bataille d’effets spéciaux menée par deux stars survoltées, Meryl Streep et Goldie Hawn. Pour être sûre de l’amour de son fiancé, Helen décide de lui faire passer l’épreuve “Madeline Ashton”. Elle voue une haine tenace à cette actrice sur le retour, fausse amie qui lui a déjà soufflé plusieurs hommes. Malheureusement, Ernest succombe immédiatement aux minauderies de Madeline. Ravagée et obèse, Helen atterrit dans une clinique psychiatrique. Six mois plus tard, elle ne sort de sa torpeur que pour prononcer le nom de son ennemie. Un petit gommage ? Spécialiste de la comédie assaisonnée d’effets spéciaux, Robert Zemeckis met ici ses talents au service d’un réjouissant crêpage de chignon. Meryl Streep et Goldie Hawn donnent libre cours à leur fantaisie, sous l’œil effaré d’un Bruce Willis étonnant dans un rôle à contre-emploi de chirurgien esthétique veule et moustachu. Lorsque le fantastique s’en mêle – les harpies découvrant un sérum magique qui les rend jeunes et éternelles – , les deux actrices passent par toutes les avanies du morphing : le cou entortillé, l’estomac perforé, la peau en capilotade… Mais, une bonne torsion, un peu de soudure et il n’y paraît plus ! Ce faisant, Robert Zemeckis tourne en dérision l’obsession de 16 N° 15 – semaine du 9 au 15 avril 2016 – ARTE Magazine Hollywood pour l’apparence, un travers qui ne guette pas ses deux comédiennes, prêtes à dynamiter leur image pour faire rire. • Meilleurs effets spéciaux, Oscars et Bafta Awards 1993 (Death becomes her) Film de Robert Zemeckis (États-Unis, 1992, 1h44mn, VF) - Scénario : Martin Donovan, David Koepp - Avec : Meryl Streep (Madeline Ashton), Goldie Hawn (Helen Sharp), Bruce Willis (Ernest Menville), Isabella Rossellini (Lisle von Rhuman), Sydney Pollack (le médecin) - Image : Dean Cundey Montage : Arthur Schmidt - Musique : Alan Silvestri Production : Universal Pictures - (R. du 20/1/2008)
© Serenity Film 22.30 | CINÉMA La comtesse Julie Delpy donne un visage humain à la “comtesse sanglante”, noble hongroise qui aurait assassiné de jeunes vierges pour les vertus rajeunissantes de leur sang. À la fin du XVI e siècle, la Hongrie, sous le règne des Habsbourg, livre un combat sans merci contre les Ottomans. Alors qu’à la tête de puissantes troupes son mari guerroie contre les Turcs, la comtesse Erzsébet Báthory administre le domaine avec talent et finance le conflit en créancière du roi. Lors d’un voyage à Vienne, elle tombe passionnément amoureuse d’un jeune bourgeois, István. Le père de celui-ci, qui cherche à étendre son pouvoir et ses terres, essaie de tirer parti de cette liaison en arrachant brutalement le jeune homme à la comtesse. Convaincue que son amant l’a abandonnée pour une femme plus jeune, la comtesse, obsédée par son âge, cherche à rajeunir par tous les moyens et sombre dans la folie. Bientôt, elle se persuade que le sang de jeunes vierges serait pour elle un élixir de jouvence. Émouvante et terrifiante Évitant avec brio l’horreur de son sujet, malgré quelques scènes sanglantes mémorables, Julie Delpy, qui, outre le rôle-titre, a porté le scénario, la réalisation et la musique, cherche tout au long du film à faire comprendre la folie de son personnage. Elle évoque ainsi le poids du contexte historique, des alliances et des manipulations politiques, possible responsable de la fragilité psychologique de la comtesse Báthory. Tour à tour émouvante et terrifiante, l’actrice souffle le chaud et le froid avec un talent indéniable. De meurtre en meurtre, ce film funèbre se drape de la beauté cruelle des vanités condamnées. Lire aussi page 9 Film de Julie Delpy (France/Allemagne/États-Unis, 2009, 1h35mn) - Scénario : Julie Delpy - Avec : Julie Delpy, (Erzsébet Báthory), Daniel Brühl (István Thurzó), William Hurt (György Thurzó), Anamaria Marinca (Anna Darvulia), Sebastian Blomberg (Dominic Vizakna) - Image : Martin Ruhe - Montage : Andrew Bird Musique : Julie Delpy - Production : Serenity Film, Celluloid Dreams, EMC Filmproduktion, Fanes Film, Mirabelle Pictures, Social Capital, The Steel Company, Tempête sous un Crâne N° 15 – semaine du 9 au 15 avril 2016 – ARTE Magazine 0.05 | CINÉMA Frankenstein L’un des premiers avatars à l’écran du roman de Mary Shelley. L’interprétation de Boris Karloff a marqué plusieurs générations de cinéastes. Henry Frankenstein est un jeune scientifique persuadé de pouvoir rivaliser avec la puissance divine. Il rêve ainsi de façonner une créature humaine. Aidé par son assistant bossu Fritz, il concrétise ce dessein en récupérant des organes et des membres de cadavres. Mais l’expérience tourne au cauchemar, son monstre ayant le cerveau d’un criminel. Il échappe au contrôle du savant fou pour commettre plusieurs meurtres. Rayonnement mondial Peu après Dracula, Universal se lance au tout début des années 1930 dans une nouvelle adaptation d’un livre mythique de l’épouvante : Frankenstein de Mary Shelley. Après de multiples péripéties, le projet est confié à James Whale, réputé excellent adaptateur de pièces de théâtre. Le réalisateur parvient avec brio à faire ressortir la cruauté extrême du monstre de Frankenstein, d’autant plus terrifiant que sa violence est mêlée de candeur enfantine. Grâce à l’interprétation de Boris Karloff et à la puissance dérangeante de certaines scènes, ce Frankenstein a marqué son époque et les décennies suivantes. Film de James Whale (États-Unis, 1931, 1h07mn, noir et blanc, VF/VOSTF) - Scénario : Garrett Fort, Francis Edward Faragoh, John L. Balderston, d’après le roman Frankenstein ou le Promethée moderne de Mary Shelley - Avec : Colin Clive (Henry Frankenstein), Mae Clarke (Elisabeth), Boris Karloff (le monstre), John Boles (Victor Moritz) - Image : Arthur Edeson - Montage : Clarence Kolster - Musique : Bernhard Kaun Production : Universal Pictures © © 1931 Universal Studios avril lundi 17 11



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