Arte Magazine n°2016-14 2 avr 2016
Arte Magazine n°2016-14 2 avr 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-14 de 2 avr 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Molly s'en va-t-en guerre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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BBC Drama, Out of Africa entertainment en couverture « De l’empathie pour les soldats » Our girl raconte le parcours d’une jeune Londonienne qui donne un sens à sa vie en s’engageant dans l’armée, direction l’Afghanistan. Entretien avec Tony Grounds, le scénariste de cette série mêlant romance et questionnements sur l’engagement militaire. 4 N°14 – semaine du 2 au 8 avril 2016 – ARTE Magazine
Jeudi 7 avril à partir de 20.55 Our girl (1-4) le combat d’une femme Lire pages 22-23 Quelle était votre ambition pour la série ? Tony Grounds  : Je voulais écrire une fiction dramatique sur le quotidien des soldats envoyés en Afghanistan. La chaîne de commandement est longue dans l’armée. Je me suis dit qu’il serait intéressant de parler de la guerre du point de vue d’une nouvelle recrue, comme la soldate de deuxième classe Molly Dawes, qui, avant d’entrer dans l’armée, ne savait même pas où se situait l’Afghanistan… et encore moins en orthographier le nom. Dans l’unitaire de l’an dernier [Our girl était d’abord un téléfilm, prolongé ensuite en série, NDLR], Molly recevait sa formation militaire de base. Nous suivions une trajectoire relativement linéaire. Avec l’arrivée de Molly en Afghanistan, en tant qu’aide-soignante, la série offre la possibilité d’explorer des enjeux liés aux réalités que les soldats vivent sur place. N°14 – semaine du 2 au 8 avril 2016 – ARTE Magazine Qu’est-ce qui change chez Molly au fil de la série ? Ce séjour en Afghanistan la fait grandir. Elle n’a jamais été à l’étranger auparavant et ne sait donc pas à quoi s’attendre. Quelles que soient les idées qu’on puisse avoir de ce pays par le biais des médias, on le découvre différemment à travers les yeux de Molly  : elle le perçoit comme le plus bel endroit qu’on puisse imaginer. Par ailleurs, comme chez toutes les personnes impliquées dans une guerre, l’expérience change la jeune Anglaise pour toujours. Ses camarades de la section 2 deviennent comme une famille pour elle, notamment parce qu’ils sont les seuls capables de comprendre les réalités de sa nouvelle vie. Son âme a été marquée de manière indélébile par l’Afghanistan et par ses camarades. Une romance se profile-t-elle pour Molly ? Elle tombe follement amoureuse du capitaine James, qui dirige la section 2. La jeune fille s’entiche de l’univers nouveau qu’il incarne, et n’aurait jamais imaginé que quelqu’un comme lui puisse poser les yeux sur elle. Molly voit bien que James se trouve à un tout autre niveau par rapport à ses petits amis passés, ou même à un garçon comme « Schtroumpf », lui aussi amoureux d’elle. Évidemment, cela représente un énorme tabou pour les personnages  : il est interdit d’avoir une relation intime avec une personne de sa section – et à plus forte raison son officier supérieur. C’est une faute qui vous vaut une expulsion de l’armée. Il règne un fort esprit de camaraderie au sein de la section. En était-il de même entre les acteurs ? Honnêtement, on aurait cru voir une vraie section. Les acteurs ont passé six mois ensemble sans s’être jamais rencontrés auparavant, comme dans l’armée. Ils ont subi une période d’entraînement, courte mais intense, pour se préparer mentalement à la vie militaire. Il fallait qu’ils s’entendent bien, qu’ils tissent des liens et qu’ils travaillent ensemble pour ressembler le plus possible à une section. Nous avons voulu tirer parti de leur énergie juvénile, et cela a fonctionné. Qu’espérez-vous que les téléspectateurs retiennent de cette série ? On aimerait qu’ils comprennent ce que cela doit faire de débarquer en Afghanistan à cet âge, et qu’ils ressentent ce qu’éprouve Molly, soudainement jetée dans un univers nouveau et déconcertant. Cette série dépasse la question de l’engagement dans l’armée. On aimerait que le public ait de l’empathie pour les soldats mais aussi qu’il se mette à aimer l’Afghanistan, avec un peu d’espoir en l’avenir. Propos extraits d’une interview donnée par Tony Grounds à la BBC, qui a produit la série. 5



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