Arte Magazine n°2016-13 26 mar 2016
Arte Magazine n°2016-13 26 mar 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-13 de 26 mar 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : ça va disjoncter !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mars 28 lundi transatlantic pictures 20.55 Cinéma La corde L’un des films d’Hitchcock les plus expérimentaux (tourné en un seul plan-séquence !) , qui fait la part belle au refoulé et au suspense. Deux jeunes New-Yorkais homosexuels, Brandon et Philip, étranglent de sang-froid leur camarade d’études David avec un bout de corde. Ils pensent ainsi mettre en pratique une théorie pseudo nietzschéenne de leur ancien professeur, Robert Cadell, selon laquelle des hommes supérieurs auraient le droit de supprimer un être sans utilité pour la société. Après avoir caché le cadavre dans un coffre, ils dressent sur ce meuble la table pour une cocktail party à laquelle sont invités les parents et la fiancée de la victime, ainsi que Cadell luimême. Cette mise en scène macabre excite Brandon, alors que Philip cache difficilement sa nervosité. Expérience filmique Pour coller à la pièce de Patrick Hamilton, dont l’action se déroule en temps réel, le cinéaste décide de faire un film en un seul plan. La corde se compose donc de huit bobines de dix minutes raccordées discrètement, avec les prouesses que cela implique  : murs sur rails s’écartant pour dégager le champ, éclairage simulant un coucher de soleil sur New York. Premier film en couleurs réalisé par Hitchcock, La corde occupe une place centrale dans l’œuvre du cinéaste. C’est aussi l’un des plus sérieux et expérimentaux qu’il ait jamais tournés. (Rope) Film d’Alfred Hitchcock (États-Unis, 1948, 1h17mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Arthur Laurents et Hume Cronyn, d’après la pièce éponyme de Patrick Hamilton - Avec  : James Stewart (Rupert Cadell), Joan Chandler (Janet), John Dall (Brandon), Farley Granger (Philip), Sir Cedric Hardwicke (M. Kentley), Dick Hogan (David Kentley), Edith Evanson (Mme Wilson) - Image  : Joseph Valentine, William V. Skall Montage  : William H. Ziegler - Musique  : David Buttolph Production  : Transatlantic Pictures, Warner Brothers (R. du 10/6/2013) PRINTEMPS DU polar 16 N°13 – semaine du 26 mars au 1er avril 2016 – ARTE Magazine Master Licensing, Inc. 22.10 CINÉMA La cité sans voiles Signé Jules Dassin, un film noir phare dans l’histoire du cinéma, dont New York constitue le personnage principal. New York, 1948. Jean Dexter, une mannequin de 26 ans, est assassinée. Les indices de départ sont minces  : la disparition des bijoux de la victime, un pyjama masculin dans le panier à linge. L’inspecteur Muldoon, un vieux routier des affaires criminelles, secondé par un jeune père de famille bouillant de faire ses preuves, Jimmy Halloran, est chargé de l’enquête. Sur le vif Le producteur Mark Hellinger et le scénariste Malvin Wald voulaient tourner un film sur le vif, en extérieurs et loin d’Hollywood, en incorporant la vie trépidante de New York à une intrigue policière. De filatures en rebondissements, de Manhattan au Bronx, La cité
sans voiles capte une formidable matière documentaire et s’attache à retransmettre les réalités sociales et urbaines de la mégalopole. Notamment grâce au travail novateur du chef-opérateur William Daniels, justement couronné d’un Oscar. L’écrivain Albert Maltz, qui avait collaboré avec Fritz Lang et dont ce fut le dernier film avant de devenir l’un des «Dix d’Hollywood» proscrits par le maccarthysme, a supervisé le scénario. Jules Dassin, qui allait bientôt figurer à son tour sur la liste noire du sénateur McCarthy et s’exiler en France, fut médusé que son film reçoive aussi l’Oscar du meilleur montage, s’étant vu privé par le producteur Hellinger du final cut. Au-delà des conflits, leurs talents réunis ont produit un film noir à l’atmosphère unique et aux magnifiques images, porté par l’immense énergie et les contrastes spectaculaires de la Grosse Pomme. Meilleure image noir et blanc, meilleur montage, Oscars 1949 PRINTEMPS DU POLAR (The naked city) Film de Jules Dassin (États-Unis, 1948, 1h32mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Malvin Wald, Albert Maltz - Avec  : Barry Fitzgerald (Dan Muldoon), Don Taylor (Jimmy Halloran), Howard Duff (Frank Niles), Dorothy Hart (Ruth Morrison), Ted de Corsia (Willie Garzah), Frank Conroy (le capitaine Donahue), Virginia Mullen (Martha Swenson), House Jameson (le Dr Stoneman), Anne Sargent (Mme Halloran), Adelaide Klein (Mme Batory) Image  : William H. Daniels - Montage  : Paul Weatherwax Musique  : Frank Skinner, Miklós Rózsa - Production  : Hellinger Productions, Universal International Pictures Lixnawman 2014 23.45 LA LUCARNE Innocence of memories Orhan Pamuk, éloge de la mélancolie À travers Le musée de l’innocence, le roman d’Orhan Pamuk devenu musée véritable, une déambulation onirique et littéraire dans Istanbul. Dans le cadre du festival Cinéma du réel 2016 sont prévues deux rencontres au Centre Pompidou avec Orhan Pamuk après la projection du film  : le 18 mars à 18.30 et le 19 mars à 15.20. N°13 – semaine du 26 mars au 1er avril 2016 – ARTE Magazine Avec l’argent de son prix Nobel, l’écrivain turc Orhan Pamuk a ouvert un étonnant musée dans un vieux quartier populaire d’Istanbul – un musée-fiction, fascinante mise en abyme de son huitième roman, Le musée de l’innocence (Gallimard, 2011), histoire d’un amour impossible qui revit à travers une collection fétichiste d’objets. Dans la maison qu’aurait habitée dans les années 1970 la belle Fusun, héroïne du roman, et que Kemal, son amoureux, aurait achetée après sa mort, sont exposées 83 vitrines faisant écho aux 83 chapitres du livre. Fusun et le «husun» Avec comme points de départ le texte et le lieu, ce film propose une déambulation nocturne et onirique dans les rues de la métropole turque, peuplées de souvenirs et de mélancolie – le husun, saudade locale dont Pamuk donne sa propre définition, d’une savoureuse amertume. L’ancienne vedette de cinéma Türkân Şoray, le photographe Ara Güler, un chauffeur de taxi, un marin de ferries, un chiffonnier évoquent en parallèle leur relation aux perpétuelles métamorphoses d’Istanbul. Une méditation délicieusement labyrinthique sur la perte, l’amour et la ville, devenue pour Pamuk (qui avoue ne l’avoir jamais quittée, même quand il était censé s’être exilé) une partie de lui-même, «comme une extension de [son] propre corps». Lire aussi page 9 Documentaire-fiction de Grant Gee (Royaume-Uni, 2015, 1h25) Voix off écrite par Orhan Pamuk - Production  : Hot Property Production, Illuminations Films, Venom Films, In between Art Film, Vivo Film, en association avec Finite Films et ARTE France-La Lucarne mars 28 lundi 17



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