Arte Magazine n°2016-09 27 fév 2016
Arte Magazine n°2016-09 27 fév 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-09 de 27 fév 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : total K. Dick.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DR. IIPHILIP En 2005, le chercheur américain David Hanson court les conférences pour présenter Phil, copie robotique de l’illustre auteur de science-fiction Philip K. Dick. Mais entre deux aéroports, la tête de l’humanoïde se volatilise pour ne plus réapparaître. «Grands fans de l’écrivain», dont ils ont dévoré les ouvrages et scruté toutes les adaptations, le producteur Antoine Cayrol et le réalisateur Pierre Zandrowicz ont fait de cet épisode le point de départ de la fiction I, Philip. «L’idée de la réalité virtuelle s’est rapidement imposée  : il nous semblait que l’empathie serait plus forte si nous pouvions être à la place de ce robot qui commence à se croire humain», explique le premier. Protagoniste du court métrage, le spectateur muni d’un casque de réalité virtuelle est ainsi catapulté dans un laboratoire de recherche, une gigantesque salle de réunion, une chambre d’hôpital ou une plage baignée de soleil. Un simple mouvement de tête suffit à embrasser du regard ces différents environnements et les personnages qui y évoluent  : un journaliste assis à votre droite, des infirmières qui s’agitent au second plan, cette femme rayonnante qui s’approche doucement pour prendre une photo à vos côtés. WEBFICTION LES ANDROÏDES RÊVENT-ILS D’AMOURS ÉLECTRIQUES ? Le pôle web d’ARTE propose I, Philip, première fiction française en réalité virtuelle. Une vision à 360 degrés et en 3D pour une immersion troublante dans l’univers de Philip K. Dick. «Le principal challenge consistait à privilégier les points fixes afin d’éviter de donner la nausée au public», précise le producteur. Si le spectateur n’a pas de prise sur la progression du scénario, cette technologie offre une immersion d’autant plus saisissante qu’elle fait écho aux réflexions sur les frontières du réel développées par l’écrivain. MISE EN ABYME Alors que le robot, auquel on a implanté la mémoire du romancier, est submergé par les souvenirs d’une ancienne histoire d’amour et se revendique comme le véritable Philip K. Dick, le spectateur expérimente lui-même le trouble d’un rapport brouillé entre réalité et virtualité. Pour Antoine Cayrol, «la réalité virtuelle va permettre de faire des films différemment, qui parviennent à leurrer le cerveau en nous donnant l’impression d’avoir participé aux événements». Les casques de réalité virtuelle n’en étant qu’à leurs débuts, la fiction a également été pensée pour la 2D. En déplaçant leur smartphone ou leur tablette, les utilisateurs de l’application interactive ARTE360 (voir ci-contre) pourront eux aussi bénéficier d’une vision à 360 degrés. Manon Dampierre 6 N°9 – Semaine du 27 février au 4 mars 2016 – ARTE Magazine arteb cREC>rivE I, Philip Court métrage de Pierre Zandrowicz (France, 2016, 14mn) Coauteurs  : Pierre Zandrowicz, Rémi Giordano Coproduction  : ARTE France, Okio Studio, Saint George En ligne le 22 février sur arte.tv/iphilip La nouvelle application gratuite ARTE360 (pour Android et iOs) vous fait vivre concerts, courts métrages et documentaires en immersion totale. Après +/- 5 mètres, Polar sea 360 °, Exploring mont Blanc et I, Philip, elle permettra prochainement de regarder d’autres productions, dont de spectaculaires séquences documentaires associées au prochain film de Luc Jacquet, avec Laurent Ballesta, sur une expédition en Antarctique.
Une nuit d’insomnie, Élise Griffon, jeune auteure et illustratrice en devenir, rumine les dix ans de galère durant lesquels elle a enchaîné mille petits boulots mal payés dans la jungle du travail temporaire. Elle appelle Sébastien, un ami d’infortune, jeune romancier, scénariste et réalisateur également fauché, rencontré sur les bancs de la fac de cinéma à Saint-Denis. Outre la précarité, ils ont en commun un ardent désir de consacrer leur vie à l’art. «Furax, je lui dis ma haine des petits chefs à la noix et des producteurs foireux et l’idée germe de raconter nos expériences humiliantes sur un mode humoristique.» Leur vengeance, intitulée Salaire net et monde de brutes, devient une chronique illustrée, féroce et cocasse, du monde du travail temporaire. D’abord proposée en blog sur le site de Libération, elle reçoit plus d’un million de visiteurs, avant d’être éditée en BD (Delcourt, 2013). Première réussite pour un projet à quatre mains. LA STATION ANIMATION SÉRIE D’ANIMATION LES AVENTURIERS DU PETIT BOULOT Créateurs fauchés, Élise Griffon et Sébastien Marnier ont longtemps survécu en enchaînant les CDD. Cela leur a inspiré un blog vengeur et drôle sur le travail temporaire, adapté en BD, puis en série d’animation. AFFREUX, DRÔLE ET MÉCHANT Avant cela, les deux complices étaient tout de même parvenus à réaliser deux courts métrages remarqués dans les festivals et à rencontrer Jeanne Moreau, qui les a soutenus sur leur projet de premier long. «Il a échoué car notre producteur s’est cassé la figure», ajoute Sébastien. Pour ARTE, les duettistes, qui partagent aussi une ténacité à toute épreuve, ont aujourd’hui porté à l’écran sous forme de série d’animation courte le monde hallucinant des petits boulots mal payés. Résultat  : trente épisodes de trois minutes à l’humour corrosif, diffusés à partir du 29 février à l’antenne. «On aime quand c’est drôle et méchant», résume Sébastien, qui se souvient encore avec effroi du team building à l’américaine, censé souder les équipes, où il devait ingurgiter les dix commandements du parfait vendeur de fringues. «On se tourne aussi nous-mêmes en dérision», ajoute Élise, évoquant un job chez Disneyland où elle passait son temps à essayer de coincer la bulle. Aujourd’hui, tous les deux voient aboutir également leurs projets en solo. Une récente BD pour Élise, Peau neuve, chez Delcourt toujours, et un premier long métrage pour Sébastien, Irréprochable, avec Benjamin Biolay et Marina Foïs, qui doit sortir au printemps. Un thriller sur… le monde du travail. Laure Naimski N°9 – Semaine du 27 février au 4 mars 2016 – ARTE Magazine WHO’S WHO Jérémie Elkaïm (réalisateur et acteur) interprète Sébastien, Valérie Donzelli (réalisatrice et actrice) interprète Élise et Marianne James (chanteuse et actrice) prête sa voix au troisième personnage principal  : l’invisible donneuse de «missions» de l’agence Avenir Intérim. artpcREC)TivE Sur le site ou sur Facebook, tentez vous aussi de trouver un job. Avenir Intérim ne vous garantit rien ! À partir du lundi 29 février à 20.50 SALAIRE NET ET MONDE DE BRUTES Lire pages 16 et 22 7



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