Arte Magazine n°2016-07 13 fév 2016
Arte Magazine n°2016-07 13 fév 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-07 de 13 fév 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : la double vie d'Alice.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EN COUVERTURE ALICE TAGLIONI PREND LA CLÉ DES CHAMPS Habituée des comédies populaires, l’actrice élargit sa palette et continue à surprendre avec L’annonce, un subtil téléfilm en forme de romance rurale. Elle y joue le rôle d’une mère célibataire qui cherche à refaire sa vie auprès d’un éleveur. Rencontre. 4 N°7 – Semaine du 13 au 19 février 2016 – ARTE Magazine
TS PRODUCTIONS Vendredi 19 février à 20.55 L’ANNONCE Lire page 24 VIOLENCE ET DOUCEUR «Ce film est adapté de L’annonce, le roman de Marie-Hélène Lafon. Il raconte la rencontre par petite annonce de Paul, un paysan doux mais seul depuis trop longtemps, et d’Annette, qui trimbale un passé douloureux. Pour fuir Didier, le père de son fils, brutal et alcoolique, Annette force son arrivée dans la vie rurale Est-ce vous qui avez souhaité rejoindre le projet ou la réalisatrice Julie Lopes Curval qui est venue vous chercher ? Alice Taglioni  : J’avais envie depuis un certain temps d’un autre type de rôle et de registre, et Julie est arrivée. Malgré tout, quand elle m’a parlé d’Annette, mon personnage, je me suis demandé si elle ne s’était pas trompée, si c’était bien à moi qu’elle proposait le rôle ! Mais je me sentais prête à aller dans cette direction. Est-ce que la télévision est un endroit plus propice que le cinéma pour ce genre de contre-emploi ? Pas du tout, cela n’a rien à voir. Simplement, on commence à me proposer des rôles différents de ceux qui m’ont fait connaître. Est-ce parce que j’en exprime l’envie ou parce que les réalisateurs me voient différemment ? Il faut en tout cas arrêter de parler de contre-emploi à chaque fois que je m’éloigne de mon image. Un acteur sait tout jouer dès lors qu’il le souhaite. Je ne cracherai jamais sur une bonne comédie, comme On a marché sur Bangkok avec Kad Merad, mais sortir de l’image qu’on dégage libère tellement ! Je suis très heureuse de ne pas être dans la maîtrise ni dans une stratégie de carrière. de Paul et débarque à la ferme avec son petit garçon. Ils se retrouvent isolés au milieu de l’hiver et des champs enneigés. Dans la nudité de ces paysages, dans cet isolement, impossible de tricher, tout se voit, se ressent. Il faut apprivoiser cette vie nouvelle, apprendre à être ensemble quand on ne sait rien l’un de l’autre. C’est dans les détails, les N°7 – Semaine du 13 au 19 février 2016 – ARTE Magazine Comment avez-vous abordé ce personnage avec Julie Lopes Curval ? Je trouve Annette très touchante, et Julie a su rester sobre dans son écriture  : elle n’a jamais «chargé» le personnage. Elle s’est servie de moi, en filmant une partie de ce que je suis. Elle a épuré ma voix par exemple, qu’elle m’a forcée à rendre plus grave, plus posée, presque monocorde, avec moins de variations que lorsque je joue dans une comédie. Elle m’a amenée vers quelque chose de plus centré. C’est pour cela que je dis que je n’aime pas le terme de «contre-emploi», car en travaillant avec Julie, nous sommes allées chercher ensemble un aspect de ma personnalité qu’elle voulait voir à l’écran. Comment s’est passé le tournage ? Je dois avouer que j’ai tout de même eu peur au début. Mais nous avons fait des lectures avec Éric Caravaca, mon partenaire dans le film, et tout s’est débloqué immédiatement. Je ne connaissais pas Éric, mais nous avons su créer une atmosphère très protectrice dans ce mini huis clos. J’ai découvert qu’on pouvait filmer des choses dures, des situations lourdes, tout en restant léger sur le plateau. Vous avez été révélée au grand public relativement tard, après un parcours éclectique allant du mannequinat à la musique. Que vous ont apporté ces années avant la célébrité ? Du recul. L’idée qu’on ne doit pas tout miser sur un seul domaine. Je n’étais pas très douée pour le mannequinat, qui m’ennuyait. J’ai réalisé que je voulais faire pareil, mais en parlant ! J’ai également fait quinze ans de piano avant d’arriver au cinéma. Je suis contente d’avoir commencé tard car, sans parler de lassitude, c’est un métier si prenant qu’il faut savoir se ménager des pauses. En ce moment, par exemple, j’ai une terrible envie de passer derrière la caméra. Ne pas avoir à jouer, ne pas être celle qu’on attend dans la loge… Après avoir réalisé le court métrage C’est fini avec Loïc, je travaille actuellement sur un projet de long métrage, pour lequel j’ai trouvé un producteur et écrit le scénario. Mais je préfère ne pas en dire plus pour l’instant… Propos recueillis par Emmanuel Raspiengeas regards, les corps que j’ai voulu montrer les peurs, les doutes mais aussi le désir, l’amour qui peu à peu lient ce couple interprété par Alice Taglioni et Éric Caravaca. Le film progresse dans ce double mouvement, de violence et de douceur, à l’image de cette nature âpre et sensuelle qui est partout.» Julie Lopes Curval, la réalisatrice 5



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