Arte Magazine n°2016-07 13 fév 2016
Arte Magazine n°2016-07 13 fév 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-07 de 13 fév 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : la double vie d'Alice.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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FÉVRIER 15 LUNDI UPISDE TÉLÉVISION 19.00 LE CHIEN ENQUÊTE SUR UN ANIMAL FAMILIER Sophie Massieu (Dans tes yeux) explore l’extraordinaire entente entre l’homme et le chien, forgée par quinze mille ans d’un compagnonnage unique au monde. Il est depuis quinze mille ans «le meilleur ami de l’homme». Chasse, compagnie, assistance…  : notre compagnonnage sans faille avec le chien, premier animal domestiqué au monde, est multiple. À tel point que nombre de chercheurs s’accordent à dire que ce descendant du loup, dont il existe 500 millions de spécimens et 335 races, et qui passe plus de temps avec nous qu’avec ses congénères, a dépassé le statut de simple animal. Que peut nous en dire la science ? Comment arrive-t-il à communiquer avec nous ? Est-il intelligent ? De l’institut Max-Planck de Leipzig à la faculté d’éthologie de Budapest en passant par le Muséum national d’histoire naturelle de Paris, Sophie Massieu enquête sur l’extraordinaire empathie entre les hommes et les chiens, et sur les capacités d’adaptation particulières de ces derniers aux humains. Avec, au passage, d’étonnantes ou réjouissantes rencontres, comme celle des medical detection dogs anglais, entraînés à diagnostiquer certains cancers ou à veiller sur leurs maîtres diabétiques grâce à leur odorat ; ou de la chienne de berger Jess, qui, de sa propre initiative, a appris à donner le biberon aux agneaux nouveaunés de son domaine. Lire aussi page 9 Documentaire de Pierre-François Didek et Sophie Massieu (France, 2015, 43mn) – Coproduction  : ARTE France, Upside Télévision KG PRODUCTIONS 20.55 CINÉMA Z Premier volet de la trilogie politique de Costa-Gavras (complétée par État de siège et L’aveu), ce thriller énergique sur la Grèce des colonels n’a rien perdu de son efficacité. Début 1960, «le docteur», président d’un mouvement national pour la paix, arrive dans une ville pour y tenir un meeting. En dépit des difficultés d’organisation, des menaces de mort et d’une contremanifestation, la réunion a lieu mais son issue est malheureuse  : le docteur est gravement blessé par un militant fasciste et meurt. Sans examen préalable, le procureur de la police affirme qu’il s’agit d’un accident. Un juge d’instruction et un jeune journaliste commencent une enquête au cours de laquelle, à leur grande stupéfaction, ils comprennent que le meurtre a été organisé par la police… UPPERCUT À LA DICTATURE Avec Z, Costa-Gavras adapte le roman éponyme de Vassílis Vassilikós qui retrace l’assassinat du leader de la gauche grecque Gregorios Lambrakis, planifié par la police et déguisé en accident. Écrit avec Jorge Semprún, servi par une distribution remarquable – outre Montand et Trintignant, il faut voir la prestation de Charles Denner et les larmes rentrées d’Irène Papas –, Z est un film choc, unuppercut lancé à la dictature des colonels en Grèce. «Toute ressemblance avec des événements réels, avec des personnes vivantes ou mortes, n’est pas le fait du hasard. Elle est volontaire», avertit le générique. En 1968, fraîchement naturalisé français, le cinéaste d’origine grecque utilise sa caméra comme une arme pour tordre le cou aux mécanismes d’une dictature qu’il connaît bien. Il décrit les manipulations 16 N°7 – Semaine du 13 au 19 février 2016 – ARTE Magazine de l’opinion, les intimidations des spécialistes, les opérations de purification politique. Le discours de la police emprunte la métaphore agraire selon laquelle il faut nettoyer le monde de sa mauvaise graine, le nettoyer de ses «ismes»  : le communisme, le pacifisme… De bout en bout, le manichéen Z, où le mal a l’apparence du bien et le bien celle du mal, tient le spectateur en haleine… jusqu’à ce que les masques tombent. Meilleurs film étranger et montage (Françoise Bonnot), Oscars 1970 – Prix du jury, Cannes 1969 CYCLE COSTA-GAVRAS BERLINALE 2016 Sur le Web, le cycle Costa-Gavras sera accompagné d’articles signés Olivier Père, directeur général d’ARTE France Cinéma et directeur de l’unité Cinéma d’ARTE France. Film de Costa-Gavras (France, 1968, 2h01mn) – Scénario  : Costa-Gavras, Jorge Semprún, d’après le roman de Vassílis Vassilikós – Avec  : Yves Montand (le docteur, Z), Jacques Perrin (le journaliste), Jean-Louis Trintignant (le juge d’instruction), Irène Papas (Hélène), Charles Denner (Manuel), Bernard Fresson (Matt), François Périer (le procureur régional) – Image  : Raoul Coutard – Montage  : Françoise Bonnot – Musique  : Míkis Theodorákis, Bernard Gérard – Production  : Valoria Films, Reggane Films, ONCIC – (R. du 1 er/8/2005)
MK2 23.00 CINÉMA SHAME Les errances d’un accro au sexe confronté au retour de sa sœur dépressive. Avec Michael Fassbender et Carey Mulligan, époustouflants, une œuvre implacable sur la solitude contemporaine. Trentenaire new-yorkais, Brandon mène une vie traversée de secousses, au rythme de son addiction sexuelle  : il se masturbe sous la douche, dans les toilettes de son entreprise, consomme du porno en ligne, s’offre les services de professionnelles, drague dans les bars à l’affût de chair fraîche. Un soir, en rentrant chez lui, il trouve sa sœur Sissy dans son appartement, qui le supplie de l’héberger quelques jours. Mais la présence de cette dernière, chanteuse fragile et délurée, bouleverse son (dés)équilibre… CORPS ÉPROUVÉS Comme dans Hunger en 2008, SteveMcQueen braque un regard frontal, presque clinique, sur son sujet, sans sombrer dans la trivialité. Et comme dans son terrassant premier opus, qui accompagnait la lente agonie du résistant irlandais Bobby Sands, le cinéaste britannique – consacré depuis par 12 years a slave, Oscar du meilleur film en 2014 – malmène le corps de Michael Fassbender, transformé en prison aliénante. Du premier plan immobile où, allongé sous un drap bleu, il promène son regard délavé sur le vide qui l’entoure, à une fugue de Bach accrochée à son ample foulée, en passant par son visage défiguré par une jouissance sans plaisir ou sublimé par le sillon d’une larme, l’acteur, magistral, insuffle une intensité bouleversante à ce personnage en proie à l’incommunicabilité et au dégoût de soi. Lire aussi page 9 Meilleur acteur (Michael Fassbender) et Prix Fipresci, Mostra de Venise 2011 – Meilleurs image (Sean Bobbitt) et montage (Joe Walker), Prix du cinéma européen 2012 Film de SteveMcQueen (Royaume-Uni, 2011, 1h37mn, VF/VOSTF) – Scénario  : SteveMcQueen, Abi Morgan – Avec  : Michael Fassbender (Brandon), Carey Mulligan (Sissy), James Badge Dale (David), Hannah Ware (Samantha), Nicole Beharie (Marianne) – Image  : Sean Bobbitt Montage  : Joe Walker – Musique  : Harry Escott – Production  : See-Saw Films N°7 – Semaine du 13 au 19 février 2016 – ARTE Magazine ZDF/FWMS BERLINALE 2016 0.35 LE MUET DU MOIS LES TROIS LUMIÈRES Voyageuse lasse et solitaire, la Mort tente de séparer un jeune couple amoureux. Le huitième film muet de Fritz Lang, qui assoira sa réputation comme grand créateur du courant expressionniste. Sous les apparences d’un voyageur à la silhouette longiligne et au visage triste, la Mort tente de séparer deux jeunes amants. Mais lasse de toujours triompher, elle accepte d’accorder à la jeune fille trois chances de sauver l’élu de son cœur. L’amoureuse est ainsi mise à l’épreuve en étant précipitée dans trois récits différents de couples en danger  : à Bagdad, dans un décor des Mille et une nuits, à Venise sous la Renaissance, et en Chine dans le palais de l’empereur. LÉGENDE EXPRESSIONNISTE Huitième film muet de Fritz Lang, Les trois lumières, réalisé en 1921, assoit la réputation du cinéaste comme grand créateur. C’est avec lui qu’il s’intègre dans le courant expressionniste. Dans cette légende d’inspiration très germanique, dont le scénario est de la romancière populaire Thea von Harbou (qui devint sa femme peu de temps après), le réalisateur dessine une allégorie de l’existence comme un combat perdu d’avance devant la destinée. Avec une nouvelle orchestration enregistrée en ciné-concert le 12 février lors de la Berlinale 2016 (Der müde Tod) Film muet de Fritz Lang (Allemagne, 1921/2015, 1h34mn, noir et blanc) Scénario  : Thea von Harbou, Fritz Lang – Avec  : Lil Dagover (la jeune femme), Bernhardt Goetzke (la Mort), Walter Janssen (le jeune homme), Hans Sternberg (le bourgmestre) – Image  : Erich Nitzschmann, HermannSaalfrank, Fritz Arno Wagner – Production  : Decla-Bioscop AG, ZDF FÉVRIER LUNDI 17 15



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