Arte Magazine n°2016-06 6 fév 2016
Arte Magazine n°2016-06 6 fév 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-06 de 6 fév 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : trepalium.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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février 8 lundi Pathé 20.55 CINÉMA Section spéciale Quand le régime de Vichy dévoyait la loi pour mettre en place des tribunaux d’exception et condamner à mort. Une reconstitution rigoureuse de Costa-Gavras qui garde sa féroce pertinence sur la raison d’État. Le 21 août 1941. Peu après la dénonciation du pacte germano-soviétique et l’attaque par Hitler de l’URSS, un jeune militant communiste, Frédo, surnommé «le colonel Fabien», abat au métro Barbès un officier de marine allemand. Anticipant les exigences de représailles de l’occupant, le gouvernement de Vichy, à l’initiative du zélé et fraîchement nommé ministre de l’Intérieur Pierre Pucheu, adopte prestement, avec l’aval de Pétain, une loi d’exception, antidatée et rétroactive, pour condamner à mort six prévenus – militants ou juifs – pourtant déjà jugés. Après quelques réticences, Joseph Barthélémy, le garde des Sceaux, se soumet à l’injonction. Pour les juger dans l’urgence, la cour d’appel est alors dotée d’une section spéciale, composée de cinq magistrats, convaincus de servir la raison d’État. Criminelle mascarade Dans la lignée de ses films politiques (Z, L’aveu), Costa- Gavras reconstitue scrupuleusement une semaine sombre de l’histoire judiciaire française pour explorer la complexité des rapports de l’homme avec le pouvoir. D’une rigueur et d’une efficacité remarquables, le film montre comment, à la faveur d’un contexte de crise ou de guerre, la machine étatique peut s’emballer dans une effrayante dérive pour dévoyer le droit et la justice, dans un aveuglement partagé et par là même autolégitimé. Les protagonistes, détournés de leur conscience par la manipulation ou l’ambition, s’acharnent à préserver les apparences légales de l’illégalité, notamment à travers la mascarade du procès, alors même que les condamnés ont déjà été désignés. Habités par une peur diffuse et confits dans leurs privilèges, les magistrats ne sont ébranlés que lorsque l’un des prévenus, Lucien Sampaix, journaliste communiste et tribun éloquent (interprété par le charismatique Bruno Cremer) leur brandit une menace plus grande encore, celle de leur avenir après une défaite allemande qu’il leur annonce certaine. Près de quarante ans après, cette chronique féroce n’a rien perdu de sa pertinence. Prix de la mise en scène, Festival de Cannes 1975 Sur le Web, le cycle Costa-Gavras sera accompagné d’une curation d’articles signés Olivier Père, directeur général d’ARTE France Cinéma et directeur de l’unité Cinéma d’ARTE France. Film de Costa-Gavras (France/Italie/Allemagne, 1975, 2h) Scénario  : Costa-Gavras et Jorge Semprún, d’après le livre L’affaire de la section spéciale d’Hervé Villeré - Avec  : Louis Seigner (Joseph Barthélémy), Roland Bertin (Dayras), Michael Lonsdale (Pierre Pucheu), Ivo Garrani (l’amiral), François Maistre (le marquis Brinon), Jacques Spiesser (Frédo), Bruno Cremer (Lucien Sampaix) - Image  : Andréas Winding - Montage  : Françoise Bonnot - Musique  : Éric Demarsan - Production  : KG Productions, Les Productions Artistes associés, Reggane Films, Goriz Films, Janus Film und Fernsehen 16 N°6 – semaine du 6 au 12 février 2016 – arte Magazine Berlinale 2016 Spécial Ulrich Seidl Paradis  : amour, mercredi 3 février à 23.20 Paradis  : foi, lundi 8 février à 22.55 Paradis  : espoir, mercredi 10 février à 0.00 Ulrich Seidl et les méchants garçons, documentaire, mercredi 10 février à 23.10 Cycle Costa-Gavras Amen., dimanche 7 février à 20.45 Section spéciale, lundi 8 février à 20.55 L’aveu, mercredi 10 février à 20.55 Hanna K., jeudi 11 février à 23.30 Z, lundi 15 février à 20.55 Et aussi La série Couples, à partir du dimanche 7 février Raison et sentiments, dimanche 14 février à 20.45 La femme du ferrailleur, dimanche 14 février à 23.00 Les trois lumières, lundi 15 février à 0.35 Cinékino – Balades cinématographiques entre la France et l’Allemagne, documentaire, mercredi 17 février à 22.15 et mercredi 24 février à 22.55 Leçons d’harmonie, mercredi 17 février à 23.10 Eka et Natia, chronique d’une jeunesse géorgienne, jeudi 18 février à 23.25 Court-circuit n°783 – Spécial Berlinale, vendredi 19 février à 0.10 Cérémonie des 30 ans des Teddy Awards, samedi 20 février à 0.20
Ulrich seidl film 22.55 CINÉMA Paradis  : foi Une fervente catholique prêchant l’amour du Christ retrouve son mari musulman paralysé après une longue absence. Deuxième volet d’une trilogie à la fascinante rigueur plastique. Dans une pièce aux volets clos, Anna Maria, une quinquagénaire autrichienne, implore Jésus de la libérer du désir charnel avant de se flageller. Assistante dans un centre de radiologie, cette fervente catholique met à profit ses vacances d’été pour faire du porte-à-porte dans les banlieues défavorisées, avec l’objectif de prêcher l’amour du Christ. Sur le sol briqué de son pavillon, elle effectue aussi de longs chemins de croix. Après deux ans d’absence, son mari, un musulman paralysé, revient à la maison. La cohabitation tourne à l’affrontement. Péché de chair «Bien aimé, Jésus, accepte mon sacrifice pour le péché de luxure. Tant de gens sont obsédés par le sexe. Libère-les de cet enfer. Libère-les de leur désir charnel.» Par cette imploration d’Anna Maria (formidable Maria Hofstätter) débute la deuxième partie du triptyque Paradis de l’Autrichien Ulrich Seidl. Traité en longs plans fixes et cadres larges, ce portrait quasi muet d’une ultracatholique fascine par son hyperréalisme sans affect et son extrême rigueur plastique. Le style unique de ce réalisateur dans le paysage du Berlinale 2016 cinéma contemporain a été récompensé par le Prix spécial du jury à la Mostra de Venise. Prix spécial du jury, Mostra de Venise 2012 Sur le Web d’ARTE, retrouvez une interview d’Ulrich Seidl, un éclairage sur sa méthode de travail, un zoom sur son documentaire Sous-sols et les critiques d’Olivier Père, directeur général d’ARTE France Cinéma, sur Paradis  : amour et Paradis  : espoir. Paradis  : amour a été diffusé le mercredi 3 février à 23.20 et Paradis  : espoir sera diffusé le mercredi 10 février à 0.00. (Paradies  : Glaube) Film de Ulrich Seidl (Allemagne/Autriche/France, 2013, 1h53mn, VOSTF) - Scénario  : Ulrich Seidl, Veronika Franz - Avec  : Maria Hofstätter (Anna Maria), Nabil Saleh (Nabil), René Rupnik (M. Rupnik), Natalya Baranova (une femme russe ivre), Trude et Dieter Masur (un couple marié) - Image  : Edward Lachman, Wolfgang Thaler - Montage  : Christof Schertenleib Coproduction  : ARTE France Cinéma, WDR/ARTE, Ulrich Seidl Film Produktion GmbH, Tatfilm, Société parisienne de production, ORF Film, ARD Degeto Film N°6 – semaine du 6 au 12 février 2016 – arte Magazine 0.45 Cycle Buster Keaton ARTE diffuse huit courts métrages de Buster Keaton, restaurés en 2015. Issus des dix-neuf comédies en deux bobines que le cinéaste tourne entre 1920 et 1923, ces films représentent un incroyable laboratoire où le génie du muet développe son univers en toute liberté. Keaton expérimente sans limite et affine son personnage d’«homme qui ne rit jamais», sa façon de concevoir et de tourner les films, d’utiliser la caméra et le montage au service de son art. Durant cette période créative frénétique, il se consacre corps et âme à son travail, délaissant toute vie privée. «Nous faisions des films, nous mangions, et en dormant nous rêvions encore des films à venir», explique-t-il dans une interview de 1964. Dénués de sentiments, empreints d’un univers surréaliste, voire bizarre, ces films demeurent – avec les douze de Chaplin tournés pour la Mutual en 1916 et en 1917 – le plus merveilleux ensemble de courts métrages burlesques du septième art. Au programme  : Frigo à l’Electric Hotel, Malec chez les fantômes, Malec l’insaisissable, Malec chez les Indiens, Frigo fregoli, Frigo déménageur, La maison démontable et Malec forgeron. Courts métrages (États-Unis, 1920/1923, 2h55mn) février lundi 17 8



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