Arte Magazine n°2016-04 23 jan 2016
Arte Magazine n°2016-04 23 jan 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-04 de 23 jan 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : irrespirable pollution.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Pierre Javaux Productions Pierre Javaux Productions en couverture Petits désordres familiaux Dans Au nom du fils, Olivier Péray (Petits désordres amoureux) confronte un père et son fils à la douleur du deuil dans un monde qui change. Une quête initiatique sociale et sensible, entre Bretagne et Colombie. Entretien. 4 N°4 – semaine du 23 au 29 janvier 2016 – ARTE Magazine Vendredi 29 janvier à 20.50 Au nom du fils Lire page 20 Qu’est-ce qui vous a donné envie d’adapter la bande dessinée de Serge Perrotin et Clément Belin* ? Olivier Péray  : En partant en Colombie à la recherche de son fils, Michel, ouvrier syndicaliste d’un chantier naval, est plongé dans un univers à mille lieues de ses repères. Il m’a semblé intéressant d’ancrer son dépaysement dans une réflexion politique et d’esquisser des questions plus larges  : que faire des utopies progressistes quand on s’aperçoit que son industrie, bousculée par la mondialisation, est menacée ? Quelle place peut conserver une communauté autochtone comme celle des Kogis, Indiens dont le mode de vie reste inchangé depuis des siècles, dans un environnement investi par les multinationales ? Quelles libertés avez-vous prises avec l’histoire originale ? La bande dessinée était située dans la Colombie d’il y a quinze ans, en proie notamment à la guérilla des FARC [Forces armées révolutionnaires de Colombie, NDLR]. J’ai étroitement travaillé avec Serge Perrotin, son scénariste, pour en réactualiser le contexte. Nous avons aussi renforcé les personnages secondaires, qui jouent un rôle clé dans le ressort dramatique. J’ai mis beaucoup de moi dans cette aventure et j’ai greffé au scénario une histoire personnelle, celle du deuil. La douleur de la perte d’un être cher apporte au récit une tension intime. Elle pousse Michel et Étienne, son fils, à la nécessité d’un voyage intérieur. Quelle image souhaitiez-vous donner de la Colombie ? Ce grand pays d’Amérique latine a traversé des décennies de violence meurtrière, et pourtant, sa population est étonnamment dynamique, accueillante et joyeuse. Je voulais en saisir l’ambiance à travers la variété de ses paysages urbains et naturels, puisque nous sommes allés tourner à Bogotá, mais aussi près de la côte, sur les terres des Kogis, dans la Sierra Nevada de Santa Marta. Les personnages vont de l’ombre à la lumière… Votre film s’apparente aussi à une histoire de transmission… Oui, celle de la mémoire ouvrière, de ses gestes et de ses combats, de ses valeurs de solidarité et de générosité. À travers leurs quêtes respectives, le père et le fils empruntent des routes différentes, mais ils vont tous deux s’ouvrir au désir, retrouver le chemin des autres et la volonté de s’offrir un nouveau départ. Propos recueillis par Christine Guillemeau * La bande dessinée Au nom du fils est rééditée en janvier 2016 chez Futuropolis.
EFE/Hao Bin/afp DOCUMENTAIRE Quelques clartés sur la pollution Mardi 26 janvier à 20.50 Irrespirable Des villes au bord de l’asphyxie ? Lire pages 14-15 Déclinée à la fois en documentaire et en livre, une grande enquête de la journaliste Delphine Prunault dresse le bilan de santé d’une planète malade de sa pollution atmosphérique. Sur un mode ludique, décrassage de quelques idées reçues. La crise est la meilleure ennemie de la pollution. Vrai… En 2013, une étude révèle qu’en Grèce, après six années de crise, les taux de dioxyde d’azote ont baissé de 30 à 40%. En effet, un tiers des petites et moyennes industries ont mis la clef sous la porte et les gens se déplacent moins en voiture… … et faux. Dans le même temps, le taux des particules fines PM2.5, autre polluant atmosphérique, explose. L’explication ? Restant chez eux avec un pouvoir d’achat moindre, les Grecs se chauffent avec des combustibles de faible qualité, comme du bois ou des matériaux issus de déchets. Mieux vaut oublier le vélo si l’on veut éviter l’asphyxie. Faux. L’habitacle d’une voiture est un piège à monoxyde de carbone et à dioxyde d’azote dans lequel le conducteur étouffe. L’air inhalé par le cycliste est bien moins saturé d’agents toxiques… à condition de ne pas stationner derrière un poids lourd. Il ne sert à rien de porter un masque en tissu pour se protéger. Vrai. Un masque n’est d’aucune utilité contre les particules fines qui passent entre les mailles et N°4 – semaine du 23 au 29 janvier 2016 – ARTE Magazine finiront toujours par atteindre les poumons. En revanche, il peut atténuer les odeurs de la pollution. Pour échapper au smog, courez ! Faux. Mieux vaut éviter, durant les jours très pollués, d’augmenter les litres d’air inspirés (quinze mille par jour sans faire d’effort) et donc la quantité de polluants inhalés. Préférer le vélo d’appartement, à la limite, ou le Scrabble, moins énergivore. La ville de Chartres est plus polluée que Paris. (Presque) vrai. Dopés par le soleil, les pics de pollution parisiens à l’ozone ne stagnent presque jamais au-dessus de la ville  : les vents déplacent souvent les masses d’air vers… Chartres. On peut contrôler soi-même le niveau de pollution. Vrai. Des capteurs à prix réduits couplés à des smartphones ont récemment fait leur apparition. Les citoyens peuvent faire de la science participative et devenir des collecteurs d’infos. Pascal Mouneyres Pour tout savoir sur le crowdsourcing  : www.proximamobile.fr Irrespirable – Comment échapper à l’asphyxie, de Delphine Prunault et Alice Bomboy (en coédition avec Tallandier), est disponible chez ARTE Éditions. 5



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