Arte Magazine n°2016-02 9 jan 2016
Arte Magazine n°2016-02 9 jan 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-02 de 9 jan 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : meurtre au pays du volcan.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Víðir Sigurðsson série Crise et crimes en Islande Un flic au bord du gouffre enquête sur le meurtre d’un banquier véreux après le krach boursier… Première série islandaise diffusée par ARTE, Meurtre au pied du volcan plonge avec brio en lave profonde. Après la Suède, la Norvège et le Danemark, et avant la Finlande (Au cœur de l’hiver, à l’antenne en février 2016), ARTE s’aventure sur une autre terre scandinave  : l’Islande, ses terres volcaniques, son (et ses) esprit(s) insulaire(s), sa créativité bouillonnante pour quelque 330 000 habitants et sa propension aux extrêmes, y compris dans la sphère économique. En témoigne le krach boursier foudroyant qu’a connu le pays en octobre 2008… L’île mystérieuse, patrie de Björk, s’est aussi illustrée ces dernières décennies en produisant nombre de brillants polars littéraires, à travers les chefs de file Arnaldur Indriðason, Árni Þórarinsson et Jón Hallur Stefánsson, lesquels dressent un portrait en clair-obscur d’une société fragilisée, rongée par l’alcool et la drogue. C’est cette veine, d’une sombre mélancolie, qui innerve Meurtre au pied du volcan. Dans la tradition des fictions venues du Nord, la minisérie met en scène les enquêtes du détective Helgi Rúnarsson, flic instinctif autant que père tourmenté et inconsolable. Terres enclavées Incarné tout en finesse par Björn Hlynur Haraldsson, acteur star dans son pays, le détective 4 N°2 – semaine du 9 au 15 janvier 2016 – ARTE Magazine Jeudi 14 janvier à 20.55 Meurtre au pied du volcan Lire pages 18-19 de Reykjavik doit composer avec Gréta, jeune inspectrice novice qui n’a pas froid aux yeux. Un duo ombre/lumière, dont l’approche diverge face au crime maquillé en suicide d’un banquier véreux ayant réchappé à la ruine après la crise. Le binôme va arpenter Snæfellsnes, au nord-ouest de l’île, sous un pâle soleil. D’une beauté rude à couper le souffle, cette péninsule lunaire étend ses champs de lave comme autant de champs de mines. Car en ces terres enclavées, refuge perdu des laissés-pour-compte, les rancœurs sédimentent et l’éruption de la violence se reproduit depuis des lustres. Selon une légende islandaise, un serial killer y aurait sévi au XVI e siècle. Sur un rythme haletant, servie par un impeccable casting et une bande originale faisant la part belle à la musique insulaire, la série, récompensée en sa patrie par un Edda Award, chronique, au fil de ses quatre épisodes, le quotidien de cette communauté recluse et éprouvée du bout du monde. Une balade islandaise d’une séduisante noirceur. Sylvie Dauvillier
@ PARKS CANADA PARKS CANADA Documentaire Archéologie en eaux profondes En 2014, vous avez découvert l’épave de l’Erebus, à l’ouest de l’île du Roi- Guillaume. Où en est la recherche du second navire, le Terror ? Marc-André Bernier  : Si l’Erebus a été localisé près de la côte, à seulement une dizaine de mètres sous la surface, tout porte à croire que le Terror se trouve plus au nord, en eaux profondes. Nous utilisons donc un sonar pour ratisser les fonds marins. Les temps de recherches dans l’Arctique sont réduits. Cet été, nous n’avons travaillé sur place qu’aux mois d’août et de septembre. Près des trois quarts du périmètre que nous avons délimité ont été couverts mais nous devrons attendre l’année prochaine pour reprendre les observations, lorsque les glaces se seront retirées. Les témoignages des Inuits, transmis à travers les générations, ont facilité la découverte de l’Erebus. Cela ouvre-t-il une nouvelle ère pour l’archéologie arctique ? Tout à fait. La justesse de leurs indications, vieilles de plus d’un siècle et demi, donne beaucoup de crédibilité à cette tradition orale, qui constitue notre première base d’investigation. Les missions de sauvetage de l’expédition Franklin, au XIX e siècle, avaient N°2 – semaine du 9 au 15 janvier 2016 – ARTE Magazine Samedi 9 janvier à 20.50 Une épave de l’expédition Franklin retrouvée dans l’Arctique Lire page 9 En 2014, une équipe scientifique * a découvert l’épave d’un des deux navires de l’expédition Franklin, engloutis sous les glaces depuis la moitié du XIX e siècle. Où en sont les recherches du second bateau ? Les explications de Marc-André Bernier, archéologue arctique. déjà recueilli certains de ces témoignages, mais c’est la première fois qu’ils ont pu servir aussi efficacement. Nous allons travailler de plus en plus avec les Inuits, car ces paroles transmises de génération en génération suscitent de nouvelles hypothèses sur le déroulement du drame. Quel a été l’impact de cette découverte sur la société canadienne ? L’écho a été impressionnant. Cette histoire résonne profondément parmi les Canadiens. Elle rappelle comment le territoire a été exploré, qu’il s’agissait de l’un des premiers contacts avec les populations autochtones. De plus, elle met en évidence le mystère propre à cette région sauvage, hostile et encore majoritairement inexplorée. Pendant nos campagnes de recherches, nous devons également cartographier cette zone arctique, ce passage du Nord-Ouest. En somme, aujourd’hui, nous poursuivons la mission des équipages de l’Erebus et du Terror. Propos recueillis par Emmanuel Raspiengeas * Cette équipe travaille pour Parcs Canada, agence publique axée sur la préservation du patrimoine naturel et culturel. 5



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