Arte Magazine n°2015-53 25 déc 2015
Arte Magazine n°2015-53 25 déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-53 de 25 déc 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : 2016 se lève.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4, documentaire Disney l’ensorceleur À la fin des années 1930, Walt Disney maîtrise mieux que nul autre la technologie visuelle et la puissance narrative. Il crée alors des films d’animation si exceptionnels qu’ils sont aujourd’hui considérés comme les «Big five» soit les cinq premiers chefs-d’œuvre d’une très longue carrière. Blanche-Neige Dans les années 1920, les cartoons, ces dessins animés truffés de gags, et leurs objets dérivés (montres, cahiers…) triomphent aux États-Unis. Âgé d’à peine 27 ans, Walt Disney, qui commence à bâtir son empire, s’interroge  : appréciés pour leur drôlerie, les cartoons peuvent-ils aussi émouvoir et faire pleurer ? Pour le savoir, il s’empare de Blanche-Neige, le conte des frères Grimm, et invente le premier long métrage d’animation fondé sur une dramaturgie. En 1938, lorsqu’il sort sur les écrans américains, le film, qui a nécessité quelque 200 000 dessins et une équipe de 600 personnes, est acclamé par le public et perçu par la critique comme une nouvelle forme d’art. Disney a compris avant les autres que les dessins animés peuvent véhiculer toutes les émotions et que les enfants supportent mieux la peur qu’on ne le croit. Plus tard, il avouera qu’il n’est jamais parvenu à faire mieux. Pinocchio Blanche-Neige a prouvé que les films d’animation peuvent aborder toutes les facettes de la condition humaine et se hisser au rang d’œuvre d’art. Disney poursuit alors sa quête avec un deuxième long métrage. À l’origine conte populaire italien de la fin du XIX e siècle narrant les aventures d’un pantin en bois imprudent qui aspire à devenir un vrai petit garçon, le scénario de Pinocchio est épuré par Disney  : dans son récit initiatique, il s’attache à traduire le passage à l’âge adulte et la manière dont l’humanité naît en chacun de nous. Il y déploie de nouvelles prouesses technologiques et artistiques. «Les effets sous-marins du film sont aussi saisissants que des images tournées avec des caméras sophistiquées», se réjouit-il. Le public est comblé, la presse dithyrambique. Mais le film, sorti au début de la guerre, est privé du marché européen et ses recettes ne couvrent pas les énormes frais de production. * 6 N°53 – semaine du 26 décembre 2015 au 1er janvier 2016 – ARTE Magazine rue des archives Fantasia Pour Fantasia (1940), Disney s’entoure d’Igor Stravinsky, de George Balanchine et de l’astronome Edwin Hubble. Le film, qui accompagne par l’animation huit morceaux classiques, relève de l’abstraction pure  : peu de dialogues, pas de personnages, rien de reconnaissable dans la nature. Selon certains, Disney a réussi le mariage de l’art visuel et de la musique. Pour d’autres, le film est un désastre, qui traîne des symphonies dans la boue. Les pertes financières sont énormes, d’autant que peu de salles sont équipées du système stéréo nécessaire à la diffusion du film. Un second volet, Fantasia 2000, est sorti en 1999.
Dumbo Dumbo, du nom d’un adorable bébé éléphant aux oreilles démesurées qui lui permettent de voler, est inspiré d’un livre pour enfants paru en 1939. Peu coûteux, le film a d’abord pour objectif d’être vite rentabilisé. Mais en 1941, les dessinateurs des studios Disney se mettent en grève pour obtenir de meilleures conditions de rémunération et en retardent la réalisation. Le film sort à la veille de l’entrée en guerre des États-Unis et reçoit un accueil chaleureux du public. Il demeure encore aujourd’hui le film préféré des enfants grâce à son histoire simple et irrésistiblement touchante. Bambi Avec Bambi, inspiré d’un roman de l’Autrichien Félix Salten sur un faon qui perd sa mère et lutte pour devenir adulte, Disney continue d’insuffler du réalisme dans ses films. Il fait même venir des animaux aux studios pour observer leurs attitudes. Sur les écrans dès 1942, les aventures de Bambi, de la mouffette Fleur et du lièvre Panpan remportent un triomphe planétaire, alors qu’une génération restera traumatisée par la mort de la mère de Bambi tuée par les chasseurs. Ce thème de la nature immaculée détruite par l’homme perdurera dans l’œuvre de Disney. Laure Naimski N°53 – semaine du 26 décembre 2015 au 1er janvier 2016 – ARTE Magazine Dimanche 27 décembre à 20.50 Walt dIsney (1 & 2) Lire page 13 courtesy of the mel birnkrant collection e COURTES), OF THE MEL BIRNKRANT COLLECTION Bientôt à l’affiche Sleigh bells, un film de six minutes de Walt Disney, vient d’être retrouvé, quatre-vingt-sept ans après son dernier visionnage, dans les archives de l’Institut du film britannique. Il sera diffusé en première mondiale le 12 décembre à Londres. Quatre jours plus tard, l’empire américain Disney- Pixar contre-attaquera avec le très attendu Star wars  : le réveil de la force (en salles le 16 décembre en France), lancé après le rachat de Lucasfilm par Disney en 2012. Le 17 février 2016, Zootopie renouera avec la tradition de la fable animalière animée, avant l’adaptation en film du cultissime Livre de la jungle, dont la sortie est prévue le 13 avril. 7



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