Arte Magazine n°2015-53 25 déc 2015
Arte Magazine n°2015-53 25 déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-53 de 25 déc 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : 2016 se lève.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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en couveRTure Au PReMIer matin du monde Instant magique, le lever du jour sonne l’éveil de la vie. Avant la diffusion d’une série documentaire en cinq volets, le film de Laurent Joffrion explore les équilibres de la nature à travers cinq écosystèmes sauvages. Un magnifique voyage sur trois continents coordonné par le producteur Alexandre Soullier. Comment s’est imposée chez Bonne Pioche la production d’un film et d’une série documentaire animalière autour de l’aube ? Alexandre Soullier  : Nous voulions donner à voir la subtilité des liens entre les espèces. L’aube constitue une fenêtre privilégiée pour révéler les grands mécanismes organisationnels du vivant. Après l’obscurité, le retour de la lumière concentre un maximum d’activités animales. Il permet d’embrasser les grandes notions écologiques qui structurent la vie, et offre un magnifique spectacle avec toute sa palette poétique de lumières. Quelles sont les caractéristiques les plus remarquables des cinq milieux où vous avez tourné ? Dans la forêt amazonienne, la compétition territoriale entre espèces s’exprime à l’aube par une multitude de chants et de cris. Dans le désert de Basse-Californie au Mexique, où les températures diurnes peuvent dépasser les 50 °C, de nombreuses espèces ont dû trouver des stratégies pour survivre. Dans la taïga norvégienne, l’aurore a la particularité de s’étaler sur plusieurs semaines. Le réveil de la nature après des mois de nuit polaire prend des airs 4 N°53 – semaine du 26 décembre 2015 au 1er janvier 2016 – ARTE Magazine +it
bonne pioche * 0 de printemps  : la fonte des glaces et le bourgeonnement des arbres accompagnent le tumulte de la vie qui regagne ses droits. Au lever du jour, la Colombie- Britannique offre des paysages fantomatiques, noyés dans la brume et le brouillard. Lorsqu’enfin pointe le soleil, c’est toute la chaîne alimentaire qui s’active, du phytoplancton au saumon dans les fjords, du redoutable grizzly aux oiseaux à la cime des arbres. Quant à la savane de Zambie, elle nous a permis de saisir comment les animaux interagissent entre eux. Avec une petite fierté, celle d’avoir réalisé un film animalier en Afrique sans aucune scène de prédation ! Quels ont été vos premiers choix éditoriaux ? Quand nous avons commencé à préparer le projet avec Laurent Joffrion et Judith Haussling, qui en est à l’origine, nous voulions nous démarquer des productions animalières anglo-saxonnes, qui magnifient la domination de l’espèce humaine sur toutes les autres. Nous souhaitions susciter la contemplation, d’où le choix d’un montage qui prenne le temps d’introduire les animaux. L’idée était aussi de proposer une illustration musicale qui tranche avec les partitions orchestrales classiques. Selon les moments, notre bande-son aligne rythmes électro et tempos plus lents. Mais avant tout, il s’agissait de valoriser le savoir-faire de l’école française de filmmakers animaliers (réalisateurs, chefs opérateurs…), en donnant à chacun la possibilité Samedi 26 décembre à 20.50 Un matin sur Terre Lire page 11 N°53 – semaine du 26 décembre 2015 au 1er janvier 2016 – ARTE Magazine **+ d’exprimer sa sensibilité et d’assumer une certaine french touch. Au final, un de nos grands défis a été de trouver le juste équilibre entre l’approche artistique, qui sollicite l’imaginaire, et l’information écologique rigoureuse, qui enrichit les connaissances. Quels dispositifs filmiques ont été utilisés par vos équipes pour obtenir ces images exceptionnelles ? Tout ce que nous ont permis la technique et l’ingéniosité car nous avons filmé sur terre, dans les airs et sous l’eau  : véhicules spécialement équipés, affûts, mais aussi drones et machinerie. Afin de filmer au plus près les singes hurleurs, nous avons installé des plates-formes dans la canopée amazonienne à plus de trente mètres du sol. Pour certaines séquences propices à la rêverie, nous avons joué sur des plans larges, mais aussi sur les flous et les contre-jours. Comment se sont passés les tournages ? Trois équipes ont passé entre six et sept semaines dans chacun des cinq écosystèmes. Avec un temps de tournage matinal qui n’excède pas deux heures, elles devaient être à pied d’œuvre bien avant le lever du jour. Sans la confiance et le soutien d’ARTE France, et, à l’international, du Canada et du Brésil, il est évident que nous n’aurions jamais pu maintenir notre ambition artistique et éditoriale. Propos recueillis par Christine Guillemeau 4r * 5 *



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