Arte Magazine n°2015-53 25 déc 2015
Arte Magazine n°2015-53 25 déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-53 de 25 déc 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : 2016 se lève.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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décembre 28 lundi Les films de Mon Oncle 20.55 Cinéma Mon oncle Où M. Hulot, apparu en vacancier en 1953, est lancé par son créateur, telle une bombe à déflagration lente, dans l’univers délirant de la modernité «fonctionnelle». Monsieur Hulot, gentil hurluberlu, habite un modeste deux-pièces dans un vieux quartier populaire. Il rend parfois visite à sa sœur, mariée à M. Arpel, un riche industriel qui fabrique des tuyaux en plastique. Les Arpel habitent une villa ultramoderne pourvue de tous les derniers perfectionnements de l’électroménager. Gérard, leur fils, âgé de 9 ans, adore cet oncle fantaisiste qui sait si bien partager ses jeux. C’est suffisant pour que M. Arpel cherche à les éloigner l’un de l’autre. Il trouve à son beau-frère un emploi dans son usine mais Hulot, incapable d’un travail suivi, y sème le désordre… Feu d’artifice L’humour de Mon oncle repose entièrement sur l’inadaptation d’un homme «normal», mais timide et lunatique, dans un monde qui a perdu tout sens de la raison et de la mesure, malgré son obsession de la rentabilité et du fonctionnalisme. Satire du snobisme et des délires architecturaux (la villa Arpel est l’autre personnage inoubliable du film), d’un univers pavillonnaire aliénant, Mon oncle est avant tout un feu d’artifice de trouvailles de mise en scène, avec une nouvelle fois l’invention d’un burlesque moderne qui exploite le moindre objet, le moindre détail à des fins comiques et poétiques, sans parler du perfectionnisme formel de Tati sur la couleur, qu’il utilise pour la première fois. Le cinéaste développe aussi ses recherches sur le son et le langage, après les ruminations paysannes du facteur François dans Jour de fête – bribes de phrases, babil mondain, expressions toutes faites qui côtoient onomatopées et propos incompréhensibles… Godard s’en souviendra, allant jusqu’à rendre un hommage explicite à Tati dans Soigne ta droite (Tati écrivit un court métrage réalisé par René Clément  : Soigne ton gauche). Oscar du meilleur film étranger, 1959 Film de Jacques Tati (France, 1958, 2h) - Scénario et dialogues  : Jacques Tati et Jean L’Hôte, avec la collaboration artistique de Jacques Lagrange - Avec  : Jacques Tati (M. Hulot), Jean-Pierre Zola (Charles Arpel), Adrienne Servantie (Mme Arpel), Alain Bécourt (Gérard Arpel) - Image  : Jean Bourgoin Décors  : Henri Schmitt - Musique  : Franck Barcellini, Norbert Glanzberg et Alain Romans - (R. du 13/12/1993) - Version numérique restaurée 16 N°53 – semaine du 26 décembre 2015 au 1er janvier 2016 – ARTE Magazine Cycle Jacques Tati Lundi 21 décembre Les vacances de monsieur Hulot à 20.55 Tati express, documentaire, à 22.20 Trafic à 23.20 Lundi 28 décembre Mon oncle à 20.55 Jour de fête à 22.45 PlayTime à 0.10 Vendredi 8 janvier Court-circuit spécial Tati, avec le court métrage L’école des facteurs, à 0.15 Sur arte.tv/tati, chaque film est accompagné d’un jeu interactif.
22.45 CINÉMA Jour de fête Le 14 juillet à Follainville, François le facteur entreprend de faire sa tournée «à l’américaine». Le coup d’essai et coup de maître de Jacques Tati. À Follainville, paisible village de l’Indre, on prépare la fête nationale avec ardeur. Le naïf François, cycliste émérite et facteur indolent, se laisse éblouir par le documentaire projeté sous chapiteau, vantant la poste en Amérique. Piqué au vif par une comparaison narquoise, il se lance dans la tournée postale la plus acrobatique jamais accomplie de mémoire de Follainvillois. Le tourbillon de la vie Dans son coup d’essai, l’un des fleurons du cinéma d’après-guerre, Tati cinéaste invente une forme de burlesque gestuel et visuel inédit en France, pour un hymne à la bicyclette et à la France profonde tourné avec les habitants d’un village qu’il a rendu fameux, Sainte-Sévère. Jour de fête, qui faillit devenir le premier long métrage français en couleurs, est aussi le seul des films de Tati à s’intéresser au monde rural avec, déjà, l’idée de scruter les effets saugrenus de la modernisation dans une campagne alors presque inchangée depuis des générations. S’il n’est pas encore le chroniqueur visionnaire, mi-inquiet, mi-fasciné, de la France des Trente Glorieuses, emportée dans le tourbillon du «progrès», Tati s’affirme comme un observateur plein de finesse de la vie de tous les jours. Un portrait savoureux d’un petit monde irrémédiablement disparu. Prix du meilleur scénario à la Biennale de Venise 1949 - Grand Prix du cinéma français 1950 artp CC)NEMA Film de Jacques Tati (France, 1948, 1h16mn, noir et blanc) Scénario  : Jacques Tati, Henri Marquet et René Wheeler Avec  : Jacques Tati (François, le facteur), Guy Decomble (Roger, le forain), Paul Francœur (Marcel, le forain), Santa Relli (la foraine), Maine Vallée (Jeannette), Roger Rafal (le coiffeur), Jacques Beauvais (le cafetier), Delcassan (la commère) et les habitants de Sainte-Sévère-sur-Indre - Image  : Jacques Mercanto - Décors  : René Moulaert - Musique  : Jean Yatove - (R. du 29/11/1993) Version partiellement colorisée par Jacques Tati Les films de Mon Oncle Les films de Mon Oncle 0.10 Cinéma PlayTime Quand la poésie s’immisce dans la modernité déshumanisée… Un chef-d’œuvre de Jacques Tati, tout à la fois comédie intimiste et «film-monde» à grand spectacle. À l’aérogare d’Orly, à l’aube, une jeune Américaine débarque pour une visite de vingt-quatre heures avec son groupe de touristes. On les promène dans un Paris ultramoderne et déshumanisé. De son côté, M. Hulot, perdu dans un labyrinthe de bureaux, cherche vainement un certainm. Giffard, puis visite un «shopping center». Sa rencontre avec la jeune touriste dans un restaurant dérègle cet univers  : la vie renaît, les embouteillages deviennent carrousel de voitures, la nuit, féerie et poésie. Tati Ville Grâce au succès international, aussi bien public que critique, de ses trois premiers longs métrages (Jour de fête, Les vacances de Monsieur Hulot et Mon oncle), Tati peut consacrer plusieurs années de sa vie à l’élaboration de son chef-d’œuvre, PlayTime, qui nécessite la construction du décor gigantesque d’une ville moderne dans laquelle évoluent ses personnages, perdus dans la folie d’une grande métropole. Éblouissant, ce film d’une ambition démesurée est aussi un gouffre financier N°53 – semaine du 26 décembre 2015 au 1er janvier 2016 – ARTE Magazine qui va provoquer la faillite du cinéaste et de sa société de production. Reste une œuvre sans équivalent dans le cinéma, «film-monde» esthétiquement passionnant, comédie intimiste à grand spectacle. Meilleur film européen, Bodil Awards 1969 Retrouvez l’intégralité des articles d’Olivier Père sur son blog. CC)INEMA Film de Jacques Tati (France, 1967, 1h55mn) Scénario  : Jacques Tati et Jacques Lagrange - Avec  : Jacques Tati (M. Hulot), Barbara Dennek (la jeune étrangère), Jacqueline Lecomte (l’amie de l’étrangère), Reinhardt Kolldehoff (le directeur allemand), Billy Kearns (M. Schultz), Jack Gauthier (le guide), Yves Barsacq (l’ami de Hulot), Tony Andal (le chasseur du Royal Garden) - Images  : Jean Badal et Andréas Winding - Décors  : Eugène Roman - Musique  : Francis Lemarque - (R. du 20/12/1993) décembre 28 lundi 17



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