Arte Magazine n°2015-50 5 déc 2015
Arte Magazine n°2015-50 5 déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-50 de 5 déc 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Jésus et l'Islam.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Samedi 5 décembre à 20.50 Chambord Le château, le roi et l’architecte Lire page 11 documentaire Le château des énigmes Chambord, l’un des onze châteaux érigés par François I er, est loin d’avoir livré tous ses secrets, comme en témoigne un documentaire de Marc Jampolski. Visite guidée avec Luc Forlivesi, conservateur général du domaine. Ce qui rend Chambord unique ? «Son architecture conceptuelle, assure Luc Forlivesi. De l’escalier central à double révolution à la duplication selon un plan giratoire d’appartements de superficies identiques, Chambord procède par concentration d’innovations.» Inscrit depuis 1981 au patrimoine mondial de l’Unesco, le château, en plus de ses hardiesses architecturales et techniques, est investi d’une portée symbolique. «Avec ce projet, poursuit le conservateur général du domaine national de Chambord, François I er manifeste en majesté, par la pierre, sa puissance politique, dynastique et spirituelle. » Avec ses 5 500 hectares clos de 32 kilomètres de 6 N°50 – semaine du 5 au 11 décembre 2015 – ARTE Magazine murs depuis 1660, une superficie quasi égale à celle de Paris intra-muros, le domaine royal constitue en outre «un cas d’école», au cœur des forêts giboyeuses du Val de Loire. Un vaste champ de recherches Mais Chambord, c’est également une avalanche de questions. Même si l’esprit du génial Léonard de Vinci, mort avant les premiers coups de pioche en 1519, plane assurément sur certains éléments de la demeure royale, le nom de son architecte reste inconnu. De même, on en sait peu sur ses différentes phases de construction au fil des siècles, sur son réseau hydrologique ou encore sur l’histoire des paysages et des peuplements du site. «Il reste beaucoup à trouver, rappelle Luc Forlivesi. C’est pourquoi nous sommes engagés dans une dynamique passionnante de recherches interdisciplinaires.» Terrain de chasse pour plus d’une cinquantaine de chercheurs (historiens, historiens de l’art ou de l’architecture de la Renaissance, archéologues et scientifiques), Chambord attire chaque année quelque 780 000 visiteurs. Pour partager leurs découvertes académiques, le domaine développe de nombreuses actions de médiation culturelle. «Cette année, qui marque le 500 e anniversaire du couronnement de François I er, précise Luc Forlivesi, nous avons par exemple mis à la disposition du public un outil de visite inédit  : l’HistoPad Chambord. Grâce à la réalité augmentée, chacun peut ainsi découvrir, sur tablette numérique, plusieurs pièces du château comme elles l’étaient à l’origine.» Une innovation, elle aussi, royale. Christine Guillemeau léonard de serres
Fiction Voyage d’hiver Réalisateur d’une trentaine de films, Alain Tasma est connu pour ses fictions historiques ambitieuses (Nuit noire, 17 octobre 1961, Harkis, Alias Caracalla...). Sa lucidité s’exprime aussi de manière plus intimiste, comme dans Neuf jours en hiver. Entretien. Vendredi 11 décembre à 20.55 Neuf jours en hiver Lire pages 24-25 J.-P. BALTEL/AREZZO F/ROCHE PROD. Qu’est-ce qui vous a amené à porter à l’écran le roman d’Arnaud Cathrine, Je ne retrouve personne ? Alain Tasma  : J’ai beaucoup aimé ce roman quand je l’ai lu. Sur le moment cependant, je n’ai pas imaginé qu’il pourrait devenir un film. Je crois que l’idée a travaillé par la suite, malgré moi. L’écriture d’Arnaud Cathrine décrit les sentiments avec une grande délicatesse, et cette fragilité m’attirait. J’y voyais des thèmes proches de certains films que j’ai pu faire, comme Emma, et en même temps l’occasion d’explorer un terrain nouveau. Ce récit n’est pas structuré par des événements forts  : il tient essentiellement par le style, une manière sensible de traduire des impressions. Je pouvais donc faire un film qui repose avant tout sur les acteurs, et sur leur capacité à faire passer des émotions. Un film qui cherche à retranscrire la délicatesse du roman avec d’autres moyens, sans passer forcément par la parole. De fait, les comédiens sont remarquablement justes, à commencer par Robinson Stévenin... Robinson Stévenin s’est assez vite imposé car il y a chez lui quelque chose de terrien, une animalité dans le regard, la manière de bouger, qui nous permettait d’éviter le cliché «bobo» de l’écrivain parisien. Par ailleurs, il dégage une vulnérabilité qui cor- N°50 – semaine du 5 au 11 décembre 2015 – ARTE Magazine respondait parfaitement au personnage. Je crois que pour jouer le désarroi d’Aurélien, il est allé chercher en lui quelque chose de très personnel. Pour moi, le travail avec les acteurs consiste moins à les projeter vers un personnage qu’à rapprocher ce personnage de ce qu’ils sont. Ce sont eux que je filme, leur intimité. Je leur demande donc beaucoup ! Robinson a eu cette générosité, tout comme Yannick Choirat, Patrick Mille, Catherine Hiegel... Beaucoup de vos films traitent de sujets forts, historiques ou d’actualité. Comment abordezvous vos films plus intimistes, comme Neuf jours en hiver ? Ce qui m’intéresse, et qui fait le lien entre tous les sujets que j’ai pu traiter, c’est le thème du conflit. Qu’il soit historique, social, familial ou personnel. Dans Nuit noire, 17 octobre 1961 ou Fracture, le conflit dépasse les personnages ; dans Neuf jours en hiver, il vient d’eux. Ils le créent et le subissent. Le défi consiste à partir d’un conflit personnel, qui n’est pas d’emblée compréhensible, pour essayer d’y intéresser le plus grand nombre. C’est justement de ce mystère, de cette opacité, que naît la fiction. Propos recueillis par Jonathan Lennuyeux-Comnène Jean-Philippe BALTEL/AREZZO F/ROCHE PROD. JEAN-PHILIPPE BALTE/AREZZO F/ROCHE PROD. I 7



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