Arte Magazine n°2015-48 21 nov 2015
Arte Magazine n°2015-48 21 nov 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-48 de 21 nov 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : alerte climat.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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%NO Mardi 24 novembre à 22.40 Nos chers PAradis Lire pages 4-5 et 19 sorte. INF@ Lacs, rivières, forêts, plages, glaciers…  : l’Europe regorge de beautés naturelles. Avant la COP21, 800 anonymes ont partagé l’amour qu’ils leur portent et leur crainte de les voir disparaître pour le documentaire participatif Nos chers paradis. Documentaire Bonheurs en sursis Lancé à l’initiative de l’équipe web d’ARTE, le projet bimédia Opération climat a rassemblé, entre mai et août 2015, plus de huit cents contributions de citoyens européens, originaires de quarante-neuf pays, de l’Atlantique à l’Oural, des rives de la Méditerranée aux fjords du Grand Nord. «En Europe, au sens large, nous formons une communauté de destins, culturelle et environnementale. Nous avons tous tissé des liens émotionnels intimes et forts avec la nature qui nous entoure, relève Blandine Grosjean, coréalisatrice du documentaire participatif Nos chers paradis. En contrepoint de l’expertise scientifique et des enjeux pour l’avenir que va soulever la cop21, donner la parole aux citoyens permet d’aborder d’une manière différente la palette des problématiques engendrées par le dérèglement climatique.» Une nature fragile Des Européens de tous âges (10 ans pour le plus jeune, 100 pour le doyen, un Chypriote qui évoque la sécheresse croissante sur son île) ont envoyé leurs vidéos, dont le film réunit une sélection emblématique. Ils vivent dans une métropole ou un coin de campagne en Serbie, en Lettonie, en 6 N°48 – semaine du 21 au 27 novembre 2015 – ARTE Magazine Norvège, en Espagne ou en Azerbaïdjan. Dès qu’ils le peuvent, ils s’échappent pour admirer un paysage aimé, se ressourcer au milieu d’arbres familiers, écouter le bruissement d’un ruisseau, guetter un lézard entre les rocailles ou un renard dans les sous-bois. Leur petit coin de nature idyllique, ces anonymes l’ont parfois découvert en famille, quand ils étaient enfants. Ils y sont attachés et ne veulent pas le voir disparaître. Ils l’ont trouvé au bord de la Rà ut, une rivière de Moldavie, ou de la Caspienne, toutes deux promises à l’assèchement ; au pied des glaciers alpins, dont la fonte engloutira peut-être le lac d’Annecy ; près de Chapel Porth, au sommet des fières falaises galloises, qui s’affalent dans la mer sous le poids des tempêtes. Tressant avec poésie, créativité formelle ou humour leur ode à leur bout de verdure préféré, certains délivrent des messages qui interpellent, comme le Géorgien Kirill Chatirov  : «J’espère de tout mon cœur que lorsque nos descendants iront à Chatili, ils le trouveront aussi beau et magique que je le vois et que notre civilisation matérialiste, qui cherche à tirer profit de tout pour de l’argent, ne touchera jamais à cet endroit.» Christine Guillemeau Eléphant & Cie
Walter films artrà C) NCERT arte. cREC)TivE Documentaire Étienne Daho face caméra À l’occasion d’une soirée spéciale, rythmée par un élégant portrait intime (Étienne Daho – Un itinéraire pop moderne) et un concert de sa tournée 2014, le chef de file de la pop française se confie sur ses trente-cinq ans de carrière. Samedi 21 novembre à 22.20 Étienne dAho un itinéraire pop moderne Lire page 12 Explorez l’univers musical du prince de la pop avec Daho stellaire et des bonus vidéo. Pourquoi avez-vous accepté de participer à ce film ? Étienne Daho  : Jusque-là, j’avais toujours refusé de participer à ce type de projets. Ce n’était jamais le bon moment. Mais Antoine Carlier, le réalisateur, m’a semblé avoir une vision juste de mon travail. Il propose un portrait intime sans voyeurisme. Je ne suis pas le mieux placé pour en parler, mais il se dégage une cohérence entre le chanteur qui débute en 1981 avec l’album Mythomane et ce que je suis aujourd’hui. Ces deux personnes ne se sont pas trahies en cours de route, c’est rassurant ! Vous vous êtes lancé dans la musique sur les conseils de vos amis des Stinky Toys (groupe de rock français né dans les années 1970 et lié au mouvement punk). Votre carrière s’est-elle décidée sur une phrase ? J’étais étudiant à Rennes. Les membres du groupe, Elli [Medeiros, NDLR] et Jacno, venaient de se produire en concert. Nous avons discuté ensuite. Pour la première fois, je rencontrais des gens à qui m’identifier. Comme moi, ils aimaient autant le Velvet Underground et les Stooges que Françoise Hardy. C’était rare à l’époque. Le rock avait ses codes. Moi, je cherchais à m’échapper de son cadre trop strict. Cette nuit-là, j’ai pu effectivement formuler mes désirs. N°48 – semaine du 21 au 27 novembre 2015 – ARTE Magazine La scène rock rennaise était alors très vivante. Revoyez-vous des artistes de cette époque ? J’étais l’outsider et c’est moi qui ai connu le succès. Pendant longtemps, j’en ai éprouvé une forme de culpabilité. Heureusement, nous nous sommes retrouvés. Dernièrement, j’ai repris «Chelsea girls» sur scène avec Philippe Pascal, du groupe Marquis de Sade. Et je viens de produire une chanson sur le deuxième album des Nus, trente-cinq ans après leurs débuts. La boucle est bouclée. Quel regard portez-vous sur les années 1980 ? Longtemps, on s’est cantonné à la partie la moins glorieuse. Mais quand on creuse, c’est fascinant  : tous les genres et disciplines se mélangent. Des ponts se créent entre l’art, la littérature et la musique. Cela se faisait de manière festive. Notre ambition n’était pas de devenir des hommes d’affaires, mais de produire de belles choses. Socialement, rien n’était cloisonné. Préparez-vous un nouvel album ? Je pense m’y remettre en novembre. En fait, si toutes ces années ont filé si vite, c’est que je n’ai pas arrêté de travailler. Il y a toujours des chansons qui attendent de voir le jour. Propos recueillis par Ludovic Perrin 7



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