Arte Magazine n°2015-47 14 nov 2015
Arte Magazine n°2015-47 14 nov 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-47 de 14 nov 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : occupied.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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novembre 19 jeudi Aksel Jermstad M i 20.55 série Occupied (1 & 2) Dans un futur proche, la Russie occupe la Norvège avec l’accord de l’Union européenne pour s’approprier son pétrole. Un thriller politique en dix épisodes sur un postulat d’une vertigineuse efficacité, imaginé par le maître du polar Jo Nesbø. 1-rt., N I r - ql irlt‘ i 22 N°47 – semaine du 14 au 20 novembre 2015 – ARTE Magazine I 1. Avril Dans un futur qui ressemble à notre présent, la Norvège vit des heures historiques. Après avoir exploité durant des décennies le pétrole offshore qui a fait sa richesse, le pays, sous l’impulsion de son Premier ministre écologiste Jesper Berg, décide de stopper l’exploitation des énergies fossiles pour lutter contre le changement climatique. Lors de l’inauguration d’une centrale au thorium, un combustible nucléaire «vert», il est enlevé, en hélicoptère, par un commando masqué, sous les yeux de son garde du corps Hans Martin Djupvik et du journaliste d’investigation Thomas Eriksen. À bord, le Premier ministre est confronté par visioconférence à deux commissaires européens. Ils l’informent que la Russie, à la demande de l’UE, va prendre le contrôle des gisements norvégiens de gaz et de pétrole. S’il refuse, les forces russes attaqueront... 2. Mai Voici plusieurs semaines qu’un important contingent de «conseillers» russes, que le Premier ministre prend soin de ne pas appeler «occupants», s’est installé à Oslo, sans chars ni bruits de bottes. Mais le 17 mai, jour anniversaire de la Constitution et fête nationale, l’ambassadrice russe Irina Sidorova s’impose dans une cérémonie de remise de médailles à la Garde nationale. Elle manque de se faire abattre par un soldat. Le garde du corps Djupvik parvient de justesse à dévier le tir. Le coupable est aussitôt embarqué par les services russes... Cauchemar politique Résister, au risque de tout sacrifier à des idéaux patriotiques et démocratiques abstraits, ou s’accommoder de cette occupation «douce», qui perturbe si peu, en apparence, l’ordre des choses ? Chacun des personnages se retrouve confronté à cette alternative, que la finesse du scénario comme de la mise en scène rend crédible. Orchestrant avec maestria la montée des tensions, en écho vertigineux aux réalités politiques d’une Europe en panne d’idéal, ce thriller extrêmement efficace s’inscrit dans la grande, quoique jeune, tradition scandinave. La Russie a peu goûté le pitch, s’empressant de dénoncer, par la voix de sa véritable ambassade à Oslo, et avant même la diffusion à domicile, un «programme qui tente d’effrayer les téléspectateurs avec une menace inexistante venue de l’Est». Lire aussi pages 4-5 En partenariat avec arteCREOTIVE LE ZIGARO LoPoint e Jouez et entrez dans la peau des cinq personnages principaux de la série, et confrontez-vous au même choix décisif  : résister ou collaborer ? (Okkupert) Série d’Erik Skjoldbjærg, sur une idée de Jo Nesbø (Norvège/Danemark/Suède/France, 2015, 10x45mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Jo Nesbø, Karianne Lund, Erik Skjoldbjærg et Erik Richter Strand - Avec  : Henrik Mestad (Jesper Berg), Eldar Skar (Hans Martin Djupvik), Vegar Hoel (Thomas Eriksen), Ane Dahl Torp (Bente Norum), Lisa Loven (Astrid Berg), Hippolyte Girardot (le commissaire de l’Union européenne), Ingeborga Dapkunaite (Irina Sidorova), Ragnhild Gudbrandsen (Wenche Arnesen), Selome Emnetu (Hilde), Stig Ryste Amdam (le commandant Harald Vold), Sondre Larsen (Stefan Christensen) - Image  : John Andreas Andersen - Montage  : Sverrir Kristjánsson - Musique  : Nicholas Sillitoe - Coproduction  : TV2 Norway, ARTE France, Yellow Bird, GTV (Groupe Zodiak Media), SVT, Hummelfilm
Lars Skree 22.25 Les yeux du silence (The look of silence) Le second volet du diptyque de Joshua Oppenheimer sur les massacres de 1965 et 1966 en Indonésie explore la douleur des victimes, dans les pas d’un lumineux héros. En 2012, dans Indonésie 1965 – Permis de tuer (The act of killing), Joshua Oppenheimer exhumait un génocide occulté. En 1965 et 1966, au lendemain d’un coup d’État militaire qui portera au pouvoir le dictateur Suharto, plus d’un million de ses concitoyens, accusés de soutenir le communisme, mais ciblés en réalité pour leur possible résistance au régime, furent massacrés par des milices aux ordres. Sous forme d’un dérangeant face-à-face avec d’anciens exécuteurs, dont quelques potentats locaux, rejouant leurs crimes pour la caméra avec une forme de jouissance, le réalisateur américain mettait en évidence l’impunité de ces massacres et un climat de peur intact, cinquante ans après les faits. Ce second volet, tourné dans la même zone rurale, dans le nord de l’île de Sumatra, explore la souffrance des victimes et l’insupportable chape de silence qui l’empêche de s’exprimer. Il suit Adi, un ophtalmologue itinérant qui vit toujours à quelques kilomètres de la plantation où son frère fut massacré. Profitant de ses consultations professionnelles, ce lumineux héros rend visite aux assassins pour leur demander, au péril de sa vie, de reconnaître moralement leurs crimes. Il est aussi, littéralement et métaphoriquement, celui qui permet de retrouver la vue à une humanité plongée dans les ténèbres. Douleur et douceur Le montage fait alterner ces hallucinantes confrontations – au cours desquelles le courage du questionneur fait toujours surgir chez son interlocuteur une forme de vérité humaine – avec des fragments de vie quotidienne, où douleur et douceur se mêlent. En filmant Adi auprès des siens – ses parents, figés dans un deuil écrasant, ses enfants, dont l’aîné subit les énormités d’une propagande relayée par son maître d’école – Joshua Oppenheimer met en évidence le poids mortifère de l’impunité. C’est pour en libérer son fils et sa fille, comme il l’a raconté au Guardian, qu’Adi a convaincu le réalisateur de l’aider à s’aventurer au cœur du gouffre qui a englouti son frère. Un gouffre, insiste Oppenheimer, qui n’est pas l’apanage de cette lointaine campagne tropicale – qu’Adi a désormais quittée pour un lieu plus sûr –, et qui regarde chacun de nous. L’extrait d’un reportage américain, saluant la «victoire contre les communistes», rappelle d’ailleurs la responsabilité indirecte de l’Occident dans les massacres. En Indonésie, les deux films, diffusés d’abord sous le manteau, puis de plus en plus ouvertement, ont ouvert une brèche dans le silence. N°47 – semaine du 14 au 20 novembre 2015 – ARTE Magazine Prix Fipresci et Grand Prix du jury, Mostra de Venise 2014 - Prix du film pour la paix, Berlinale 2015 - Prix du public, dans la catégorie/«Longs métrages européens», Premiers Plans d’Angers 2014 Lire aussi pages 6-7 le Festival du documentaire fichier Illustrator CS3 du logotype PRINT CMJN 00/80/100/00 En partenariat avec Ilrm:ilwT-1 Documentaire de Joshua ton direct Pantone Matching System PMS 165 C PMS 165 U noir + soutien de bleu CMJN 60/00/00/100 Oppenheimer (Danemark/Indonésie/Norvège/Finlande/Royaume-Uni, 2014, 1h38mn) - Coproduction  : ARTE/ZDF, Final Cut Productions Indonésie 1965 – Permis de tuer est rediffusé à 0.10. noir seul novembre 23 19 jeudi



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