Arte Magazine n°2015-44 24 oct 2015
Arte Magazine n°2015-44 24 oct 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-44 de 24 oct 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : au service de la France.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
octobre 26 lundi Sony Pictures 20.55 CINÉMA Taxi driver À New York, la dérive meurtrière d’un chauffeur de taxi, vétéran du Viêtnam. Tourné dans l’urgence, un chef-d’œuvre absolu de Martin Scorsese, avec un Robert De Niro au sommet. Vétéran du Viêtnam et insomniaque, Travis Bickle, devenu chauffeur de taxi, parcourt la nuit les rues de New York. Enfermé dans sa solitude, il observe avec amertume un monde urbain qu’il juge décadent et violent. Bientôt, il s’éprend jusqu’à l’obsession de Betsy, une jeune bourgeoise blonde engagée dans la campagne électorale d’un sénateur, Charles Palantine. Mais lorsqu’elle s’éloigne de lui, effrayée par son comportement, il se réfugie dans sa macabre passion pour les armes à feu, convaincu qu’il est investi d’une mission de justicier... Ange exterminateur Film culte de Scorsese, sur un scénario du fidèle Paul Schrader, qui valut au cinéaste une Palme d’or à Cannes et offrit à Robert De Niro l’une de ses plus ahurissantes performances («You’re talking tome ? »), Taxi driver traverse les nuits new-yorkaises à un rythme d’enfer, révélant magistralement les névroses d’une Amérique hantée par la guerre du Viêtnam. Antihéros humilié et oublié autant qu’ange exterminateur en treillis, Travis Bickle, dont les loisirs se limitent au cinéma porno de son quartier, voit défiler une ville souillée à travers les vitres de son taxi, comme à travers le filtre de son esprit malade. Sans cesse confronté à ses impuissances, ce puritain pervers tente, dans un ultime salut, d’arracher une jeune junkie prostituée (débuts éblouissants de Jodie Foster) aux griffes de son proxénète, avant d’être emporté dans une dérive meurtrière scandée par l’angoissante bande originale de Bernard Herrmann, la dernière de ce compositeur 16 N°44 – semaine du 24 au 30 octobre 2015 – ARTE Magazine fétiche d’Hitchcock. Inspiré et tourné dans l’urgence, ce chef-d’œuvre à la morale trouble, habité par la folie, revisite le cinéma des maîtres de Scorsese pour mieux tendre vers le cinéma indépendant des années 1970. Lire aussi page 9 Palme d’or, Cannes 1976 - Prix du meilleur second rôle et du jeune espoir (Jodie Foster) et Prix Anthony-Asquith de la musique de film, Bafta Awards 1977 Cycle martin Scorsese arirtucC)NEmA Film de Martin Scorsese (États-Unis, 1976, 1h49mn, VF/VOSTF) Scénario  : Paul Schrader - Avec  : Robert De Niro (Travis Bickle), Jodie Foster (Iris), Harvey Keitel (Sport), Cybill Sheperd (Betsy), Albert Brooks (Tom), Leonard Harris (Charles Palantine), Peter Boyle (Wizard) - Image  : Michael Chapman - Montage  : Tom Rolf et Melvin Shapiro - Musique  : Bernard Herrmann- Production  : Columbia Pictures Corporation, Bill/Philips, Italo/Judeo Productions
12 e' 4Vs é isf ee.. — i p.4..a,Ceoellic,00. cioe-300, spee.ese. essilléoo0.. 104 e 6151leielleeeetil Illatiele>letali oie 0 tee z eV ib ia% e 0 - 0 s 1 1. b, j rA n a...—,—.6.II seeires ill mes".41111.. g. efee.cre. allie. 0 ili Ose. eje, d, a s g Ii.. 9 s 4,1—a. 0 i. dietaojr.s.s Deo., seq_, 411 e eeeiro s e oies os » ihjo obse: wor io IF''.. 9 es a IF.% IV 0 ego% su -7‘.idiesseoidi ./aen:d il..15leen Or e_...e die_..." Je'go.:41:- 14.. 024 *de Ifė "".. os eli-o 22.45 CINÉMA La valse des pantins Un comédien harcèle une vedette de la télévision pour passer dans son émission, puis l’enlève... Une comédie amère de Martin Scorsese, véritable satire de la société du spectacle. Star du show télévisé qui porte son nom, Jerry Langford est assailli chaque soir par ses fans à la sortie des studios. Parmi ceux-ci, Rupert Pupkin, un comédien convaincu de posséder un grand talent comique et qui désire obtenir une place à la télévision. Un soir, il pénètre de force dans la voiture de Langford afin que ce dernier l’invite dans son émission. Mais Langford refuse. Pupkin le harcèle alors, dans ses bureaux, puis dans sa propriété, jusqu’au jour où il organise son enlèvement. La crise du rire Film en apparence plus léger que Mean streets, Taxi driver ou Raging bull, La valse des pantins a dérouté le public de Scorsese. L’utilisation à contre-emploi de Jerry Lewis y est sans doute pour quelque chose. Pourtant, la veine de Scorsese est bien là, notamment dans la figure de Pupkin. Avec sa rage de vaincre, sa détermination à rejoindre le petit écran, Pupkin ressemble aux héros hallucinés et désespérés que le Q a. a. if.6 Pane =el N°44 – semaine du 24 au 30 octobre 2015 – ARTE Magazine gZei 04 « ro-. cinéaste met habituellement en scène. À travers la médiocrité des présentateurs et l’adulation du public, Scorsese montre l’aveuglement produit par les feux de la rampe. La valse des pantins se révèle une brillante critique de la société du spectacle. Cycle martin Scorsese (The king of comedy) Film de Martin Scorsese (États-Unis, 1982, 1h44mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Paul Zimmerman - Avec  : Robert De Niro (Rupert Pupkin), Jerry Lewis (Jerry Langford), Diahnne Abbott (Rita Keane), Sandra Bernhard (Masha), Ed Herlihy (le présentateur) - Image  : Fred Schuler - Montage  : Thelma Schoonmaker - Musique  : Robbie Robertson Production  : Twentieth Century Fox - (R. du 27/10/2004) filmtank/Sven O. Hill 0.30 la lucarne De l’ordre des choses Un essai à la fois décoiffant et angoissant sur le besoin irrépressible qu’ont certains individus de mettre de l’ordre ou de vérifier que l’ordre règne. Chez certains, l’obsession de l’ordre impose des diktats rocambolesques  : un goût quotidien pour les statistiques farfelues, des expériences complexes visant à contrôler le bon fonctionnement du corps, etc. Ce que tentent de façonner ces citoyens anxieux, c’est un univers magique, bien plus harmonieux que la banale réalité. Inoffensives à l’échelle intime, ces dispositions pour la norme deviennent plus problématiques lorsqu’elles s’expriment à l’échelle d’une société et prennent la forme de projets monstrueux imaginés par l’État et les décideurs économiques. Découpé en sept chapitres, ce documentaire, qui navigue entre beauté et cauchemar, rationnel et absurdité, suit notamment des géomètres, des «mesureurs» compulsifs, des collectionneurs de bactéries et des chercheurs environnementaux. Il observe par ailleurs le comportement des automobilistes allemands quittant une place de parking et montre que les carapaces des tortues reflètent l’ordre intrinsèque du monde. Documentaire de Jürgen Brügger et Jörg Haaßengier (Allemagne, 2013, 1h21mn) octobre 26 lundi 17



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :