Arte Magazine n°2015-43 17 oct 2015
Arte Magazine n°2015-43 17 oct 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-43 de 17 oct 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : movie driver.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
octobre 19 lundi 20.55 CINÉMA Le temps de l’innocence Un avocat new-yorkais, promis à une belle ingénue, s’éprend d’une comtesse émancipée. Martin Scorsese superpose amour impossible et peinture de mœurs dans ce chef-d’œuvre de lyrisme, avec Daniel Day-Lewis et Michelle Pfeiffer. New York, dans les années 1870. Newland Archer, avocat en vue, profite du traditionnel bal de l’opéra pour annoncer ses noces prochaines avec la jeune et pure May Welland. La soirée marque également le retour de la cousine de la fiancée, Ellen Olenska, rentrée d’un long exil en Europe après la débâcle de son mariage. Alors que les plus folles rumeurs courent sur la comtesse, menaçant la réputation de ses proches, May prie son amoureux d’infléchir la conduite de cette dernière selon les desseins de sa famille. Au fil de leurs entretiens, Newland succombe à la spontanéité et à l’indépendance d’esprit d’Ellen... Violente bienséance En 1993, Martin Scorsese réinvestit son terrain de jeu favori, la Grosse Pomme, tout en abordant un changement de registre radical. Portant à l’écran le roman et prix Pulitzer, d’Edith Wharton, il se glisse dans les intérieurs cossus de la haute société new-yorkaise du XIX e siècle, théâtre d’une violence invisible mais tout aussi dévastatrice que celle de ses Affranchis. Ici, les individus sont anesthésiés par le poison des commérages et broyés par la rigidité des conventions. D’inspiration picturale, la reconstitution raffinée et maniaque de cet univers étriqué sert de toile de fond à une émouvante tragédie amoureuse, exaltée par les compositions de Strauss et de Gounod, et les fulgurances de la mise en scène (écrans de couleur en guise de transitions, emballements de la caméra, ralentis langoureux...), qui traduisent les élans du cœur des deux amoureux. Rivalisant d’intensité, Daniel Day-Lewis et Michelle Pfeiffer, subtilement secondés par Winona Ryder, habillent leurs personnages d’une complexité pleine de grâce. Meilleurs costumes, Oscars 1994 - Meilleure actrice dans un second rôle (Winona Ryder), Golden Globes 1994 - Meilleure actrice dans un second rôle (Miriam Margolyes), Bafta Awards 1994 Lire aussi pages 4-5 Cycle Martin Scorsese (Age of innocence) Film de Martin Scorsese (États-Unis, 1993, 2h13mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Martin Scorsese, Jay Cocks, d’après le roman éponyme d’Edith Wharton - Avec  : Daniel Day-Lewis (Newland Archer), Michelle Pfeiffer (Ellen Olenska), Winona Ryder (May Welland), Miriam Margolyes (Mrs. Mingott), Richard E. Grant (Larry Lefferts), Geraldine Chaplin (Mrs. Welland) - Image  : Michael Ballhaus - Montage  : Thelma Schoonmaker - Musique  : Elmer Bernstein Costumes  : Gabriella Pescucci - Production  : Columbia Pictures Corporation, Cappa Production, De Fina Production 16 N°43 – semaine du 17 au 23 octobre 2015 – ARTE Magazine Sony Pictures
WDR/Atlas Film 23.05 CINÉMA Mean STreets Scorsese raconte les frasques de jeunes malfrats en quête de réussite. Entre code d’honneur et tergiversations morales, Robert De Niro et Harvey Keitel se livrent à un face-à-face explosif, sur des tubes des Stones et de Clapton. Dans la «petite Italie» de New York, une bande d’amis, unis par des trafics en tout genre, tente de se faire une place dans le monde de la mafia. Charlie a la chance d’avoir un oncle haut placé dans le milieu  : s’il file droit, il réussira. Mais il prend sous son aile un jeune noceur écervelé et insolent, Johnny Boy. Son protégé, criblé de dettes, rue dans les brancards et constitue une source inépuisable d’ennuis. Tony, de son côté, tient un bar plutôt minable. Quant à Michael, il surveille les docks et en profite pour faire passer des cargaisons louches... Scorsese meeTS De Niro Réalisé avec un petit budget et tourné caméra à l’épaule, ce film nous offre la première collaboration du cinéaste avec le tout jeune Robert De Niro. Celui-ci étoffe son rôle de gamin orgueilleux et récalcitrant par un jeu brillant qui crève l’écran. Maître de la provocation irrévérencieuse et du sourire en coin, il donne la réplique à un Harvey Keitel remarquable en jeune poulain de la mafia. Les seconds rôles sont tenus par David Proval et Richard Romanus, tandis que David Carradine fait une apparition d’anthologie en poivrot. La parfaite maîtrise du scénario permet à Scorsese de donner libre cours à sa verve cinématographique. À son hommage aux films de la Warner des années 1930, il mêle une réflexion sur l’enfer dont il évoque le double tranchant  : la brûlure physique et la douleur morale. Film de Martin Scorsese (États-Unis, 1973, 1h47mn, VOSTF) - Scénario  : Martin Scorsese et Mardik Martin Avec  : Robert De Niro (Johnny Boy), Harvey Keitel (Charlie), David Proval (Tony), Amy Robinson (Teresa), Richard Romanus (Michael), Cesare Danova (Giovanni), Victor Argo (Mario), David Carradine (le poivrot) Image  : Kent Wakeford - Montage  : Sidney Levin - Production  : Warner Bros., Taplin-Perry-Scorsese Productions - (R. du 16/1/2003) Lire aussi pages 4-5 Cycle Martin Scorsese N°43 – semaine du 17 au 23 octobre 2015 – ARTE Magazine D.R. 0.55 Un voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma américain (3) Suite et fin du voyage au long cours de Scorsese à travers l’histoire du cinéma américain. Dans ce troisième épisode de son voyage, Scorsese poursuit sa réflexion sur le réalisateur contrebandier, ou passeur d’images. Il montre en particulier comment, à force de ruse et de pugnacité, certains grands metteurs en scène comme Douglas Sirk, Nicholas Ray ou Allan Dwan ont su déjouer les pièges de la censure maccarthyste. Ce qui amène naturellement Scorsese à aborder la troisième qualité dont, selon lui, doivent faire preuve les cinéastes  : ceux-ci doivent être iconoclastes, bousculer les idées reçues, au risque de déplaire, comme Orson Welles ou Chaplin. Si la censure officielle a peu à peu disparu, des restrictions plus ou moins avouées à la liberté de création ont perduré. C’est pourquoi certains réalisateurs, comme John Cassavetes, sont carrément entrés en guérilla contre les grandes compagnies... La première et la deuxième partie sont diffusées le dimanche 18 octobre à partir de 23.05. Cycle Martin Scorsese CMJN 00/80/100/00 En partenariat avec/fichier Illustrator CS3 du logotype PRINT f}1 ; : ; ililfid ton direct Pantone Matching System PMS 165 C PMS 165 U Documentaire en trois parties noir seul de Martin Scorsese et Michael Henry Wilson (États-Unis/Royaumenoir + soutien de bleu CMJN 60/00/00/100 Uni/France, 1995, 3h44mn) - (R. du 29/5/1995) octobre lundi 17 19



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :