Arte Magazine n°2015-42 10 oct 2015
Arte Magazine n°2015-42 10 oct 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-42 de 10 oct 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Gérard le gourmand.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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OCTOBRE 11 DIMANCHE PAUL BLIND 20.15 VOX POP «MON REIN SUR FACEBOOK» Chaque semaine, Vox pop enquête sur la société européenne. L’enquête  : les dons d’organes entre particuliers, qui se multiplient sur les réseaux sociaux. Autorisés aux Pays- Bas et au Royaume-Uni entre des personnes qui n’ont de lien ni familial ni affectif, ces dons restent sous haute surveillance. Derrière quelques vraies âmes généreuses se dissimulent des offres beaucoup moins altruistes. Le résultat peut être catastrophique, voire mortel. L’interview  : l’acteur et réalisateur Richard Berry a donné son rein à sa sœur, il y a dix ans. Le «Vox report»  : comment, à Dublin, la facturation de l’eau courante jusque-là payée par l’impôt, décidée à l’instigation de la Troïka, a révolté les Irlandais. Et le tour d’Europe des correspondants. Magazine présenté par John Paul Lepers (France, 2015, 26mn) Coproduction  : ARTE France, Magneto Presse GAUMONT 20.45 CINÉMA UN TAXI POUR TOBROUK En 1942, le périple de quatre résistants et de leur prisonnier allemand dans le désert libyen. Un film drôle et touchant, porté par les dialogues d’Audiard, avec Lino Ventura et Charles Aznavour. Engagés dans la Résistance pour des motifs plus ou moins louables, quatre soldats des Forces françaises libres se retrouvent à Tobrouk, en Libye. Livrés à eux-mêmes après la mort de leur chef, ils s’enfuient dans le désert en direction d’El-Alamein, où les combats font rage. Leader par défaut de ce commando, le brigadier Théo Dumas (Lino Ventura) peine à tenir ses hommes, plus doués pour la parlote que pour l’art de la guerre. COMMANDO D’ORATEURS Denys de La Patellière a voulu évoquer dans ce film l’absurdité d’une guerre qui a coûté la vie à plusieurs membres de sa famille. Grâce au génie de Michel Audiard, son plaidoyer pacifiste se double d’une ironie féroce et désopilante, superbement maniée par Lino Ventura et Charles Aznavour, étonnant en médecin juif dont le père, vichyste, «a la légalité dans le sang». Le périple de ce «commando d’orateurs» égarés dans les sables se déguste sans modération. 14 N°42 – Semaine du 10 au 16 octobre 2015 – ARTE Magazine SOIRÉE MICHEL AUDIARD Film de Denys de La Patellière (France/Espagne, 1960, 1h35mn) - Scénario  : Michel Audiard, Denys de La Patellière, René Havard, d’après le roman éponyme de René Harvard - Avec  : Lino Ventura (Théo Dumas), Charles Aznavour (Samuel Goldmann), Maurice Biraud (François Gensac), Hardy Krüger (Ludwig von Stegel), Germán Cobos (Jean Ramirez) - Image  : Marcel Grignon - Musique  : Georges Garvarentz - Montage  : Jacqueline Thiédot - Production  : Franco London Films, S.N.E. Gaumont, Procusa, Continental Film
INA 22.20 MICHEL AUDIARD J’PARLE PAS AUX CONS, ÇA LES INSTRUIT Disparu il y a trente ans, Michel Audiard, ciseleur de dialogues hors pair, se dévoile dans ce documentaire riche en archives et en témoignages, dont celui de son fils, le cinéaste Jacques Audiard. Enfant abandonné, formé à l’école de la rue dans le Paris des années 1920, Michel Audiard, certif’en poche, tente vainement d’embrasser une carrière de coureur cycliste, avant de se faire voleur de bicyclettes pour survivre sous l’Occupation. Après la guerre, le voilà critique de cinéma dans une revue sur les vedettes et auteur de trois polars où éclate son goût pour les petits malfrats et les blondes plantureuses. La suite est connue  : plus de cent films comme dialoguiste des années 1950 à 1960, dont les cultissimes Tontons flingueurs, huit comme réalisateur dans la décennie suivante, et ce talent inégalé pour instiller de l’élégance dans la gouaille, de la tendresse dans le cynisme. Il livre sa recette  : «Tout le monde dit des choses intéressantes, il suffit de savoir les écouter. [...] J’ai des lectures, j’ai tout piqué.» ALCHIMISTE DU VERBE «C’était un littéraire à l’état pur», confirme son fils Jacques (Palme d’or en 2015 à Cannes pour Dheepan, actuellement sur les écrans), qui, auparavant, s’était toujours refusé à parler de son père en interview. Grand lecteur, Michel Audiard apprécie aussi bien Proust et saint Augustin que Céline. Entre les expressions qu’il chaparde sur les zincs des bis- SOIRÉE MICHEL AUDIARD trots pour mieux les ciseler et sa connaissance encyclopédique, il a créé un style jubilatoire qui frotte les registres de langue, du plus soutenu au plus argotique. Dans ce film riche en archives et en témoignages, ses acteurs fétiches Bernard Blier, Lino Ventura, Michel Serrault (Mortelle randonnée), Mireille Darc (seule femme de la bande) et son mentor et ami Jean Gabin (Un singe en hiver) évoquent le grand copain qui leur mettait si bien les mots en bouche. Trente ans après sa disparition, ses tirades demeurent, comme le savoureux  : «Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.» Lire aussi page 7 Documentaire d’Yves Riou et Philippe Pouchain (France, 2015, 52mn) - Coproduction  : ARTE France, Cinétévé, INA N°42 – Semaine du 10 au 16 octobre 2015 – ARTE Magazine MONIKA RITTERSHAUS 23.15 LES VOIES DE LA MUSIQUE (1 & 2) AVEC DANIEL BARENBOIM Une réflexion sur la musique, sa signification et son pouvoir en compagnie de Daniel Barenboim, artiste à l’enthousiasme et à la clairvoyance rares. Pour Daniel Barenboim, la musique, langue universelle, se joue des frontières. Avec elle pour seule arme, l’artiste cosmopolite tente de dépasser tensions et conflits. Dans son West-Eastern Divan Orchestra, il est ainsi parvenu à faire jouer ensemble de jeunes musiciens venus d’Israël et de pays arabes voisins. Un inlassable engagement dont sa visite dans la bande de Gaza en 2011 a constitué un point d’orgue au puissant retentissement. Dix ans plus tôt, le musicien avait essuyé la fureur du public et de la classe politique israélienne après avoir dirigé à Jérusalem le prélude de Tristan et Isolde, de Wagner, compositeur indissociablement lié au régime nazi pour le pays. Convaincu d’avoir à lever un tabou, Daniel Barenboim a continué son combat en faveur de la musique, fédératrice et universelle. Documentaire en deux parties de Paul Smaczny (Allemagne, 2012, 57 et 26mn) - Production  : Accentus music UG - (R. du 15/11/2012) OCTOBRE DIMANCHE 15 11



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