Arte Magazine n°2015-41 3 oct 2015
Arte Magazine n°2015-41 3 oct 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-41 de 3 oct 2015

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : retour d'une série culte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Musée de Versailles Documentaire Élisabeth Vigée Le Brun Peintre souveraine Élisabeth Vigée Le Brun a réalisé les portraits les plus célèbres de Marie-Antoinette. À l’heure où le Grand Palais lui consacre une première rétrospective en France, Jean-Frédéric Thibault retrace dans un docu-fiction l’exceptionnel destin de l’artiste, favorisée par sa relation privilégiée avec la reine. Samedi 3 octobre à 20.50 Le fabuleux destin d’Élisabeth Vigée Le Brun, peintre de Marie- Antoinette Lire page 11 En 1774, dans une lettre à sa mère, la reine Marie-Antoinette se dit toujours déçue par les portraits qui la représentent et conclut  : «Les peintres me tuent et me désespèrent.» Elle ignore encore que quatre ans plus tard, elle rencontrera enfin «sa» peintre en la personne d’Élisabeth Vigée Le Brun, qui devient sa portraitiste officielle. En 1778, la première tentative se révèle 6 N°41 – semaine du 3 au 9 octobre 2015 – ARTE Magazine déjà une réussite. Le portrait dit «en robe à paniers» estompe le menton en avant, la lèvre inférieure épaisse et les yeux légèrement globuleux de la reine. «Elle a ce talent d’adoucir ses défauts physiques pour créer l’image d’une femme d’une très grande beauté qui ne répond pas du tout à la réalité», confie Xavier Salmon, directeur du cabinet d’arts graphiques au Louvre et commissaire au Grand Palais à Paris de la première rétrospective * consacrée à la portraitiste la plus célèbre de son temps. PEINTURE et MUSIQUE Femme d’ambition, Élisabeth Vigée Le Brun désire s’élever au sommet du pouvoir. Elle y parvient à force de talent mais aussi d’intelligence. Durant les séances, son art de la conversation charme les modèles  : «Les gens détestaient prendre la pose et en particulier les membres de la famille royale. Il fallait les divertir», rapporte Katharine Baetjer, conservatrice du département des peintures européennes au Metropolitan Museum of Art à New York. Nul mieux qu’elle ne sait entrer en empathie avec ses modèles et mettre en valeur leurs atouts naturels tels «la grâce, la noblesse et l’éclat du teint de la reine», que l’artiste loue dans ses mémoires. Un lien se tisse entre les deux femmes qui partagent une même passion pour l’opéra. Il n’est pas rare que les séances de pose s’achèvent par une pause musicale où la peintre interprète les airs à la mode, accompagnée à la harpe par Marie- Antoinette. La reine permet aussi à sa portraitiste d’intégrer le genre noble de la peinture d’histoire, un domaine pourtant réservé aux hommes. Mais la Révolution sépare les deux femmes. L’artiste choisit l’exil. Pendant treize ans, Élisabeth Vigée Le Brun est invitée dans les plus grandes cours d’Europe où elle immortalise de souverains visages. Lorsqu’elle s’éteint, à 86 ans, en 1842, Louis Daguerre vient à peine de commercialiser son daguerréotype, lequel sonne le glas des portraitistes officiels. Laure Naimski * Élisabeth Louise Vigée Le Brun (1755-1842) au Grand Palais, du 23 septembre 2015 au 11 janvier 2016
Corbis outline Documentaire Warren Beatty L’hoMMe à flammes Séducteur mythique, acteur-cinéaste-producteur flamboyant devenu star évanescente... Dans un documentaire, Olivier Nicklaus explore l’une des personnalités les plus complexes d’Hollywood, entre ombres et lumières. N°41 – semaine du 3 au 9 octobre 2015 – ARTE Magazine Dimanche 4 octobre à 22.45 Warren Beatty Une obsession hollywoodienne Lire page 15 Usant et abusant de son charme ravageur, Warren Beatty fut l’un des rois du Nouvel Hollywood, parenthèse enchantée qui dura plus d’une décennie, de 1967 à 1981, et pendant laquelle des cinéastes rebelles prirent le pouvoir pour imposer leur vision du monde. Crevant l’écran dès son premier rôle à 23 ans dans La fièvre dans le sang d’Elia Kazan (1961), le petit frère de Shirley MacLaine séduit le public en même temps que sa partenaire Natalie Wood. Les débuts d’un parcours de star et de tombeur stakhanoviste hors norme, comme en témoigne le documentaire d’Olivier Nicklaus. Mais son statut de sex-symbol le dessert auprès de la critique. Soucieux d’être pris au sérieux, l’acteur prend sa revanche en 1967 avec un film qui dynamite les codes  : Bonnie and Clyde d’Arthur Penn. Pour ce projet qu’il a porté à bout de bras, et dont l’idée lui a été suggérée par François Truffaut, l’acteur devenu producteur touche le jackpot. entre john reed et Howard Hughes Les seventies offrent alors à Warren Beatty son âge d’or. Outre le nombre vertigineux de ses conquêtes féminines – on parle de plus de douze mille –, il collectionne les rôles d’anti-héros dans des films singuliers (John McCabe, western iconoclaste de Robert Altman, ou À cause d’un assassinat, thriller paranoïaque d’Alan Pakula) et les succès avec des comédies qu’il écrit, interprète, produit (Shampoo) ou met en scène (Le ciel peut attendre). Enfin, en 1981, le Casanova de Hollywood réussit la gageure, alors que l’ultraconservateur Reagan accède au pouvoir, de faire financer son chef-d’œuvre  : Reds, une fresque hollywodienne de plus de trois heures sur John Reed, journaliste et activiste communiste américain, observateur ardent et bientôt déçu de la révolution russe de 1917. Le film, qui mêle avec force fiction et entretiens de témoins, consacre Warren Beatty, avec à la clé l’Oscar 1981 du meilleur réalisateur. Mais depuis lors, son étoile n’a cessé de pâlir. L’acteur tourne peu – et certains de ses films comme Ishtar en 1987, avec Dustin Hoffman et Isabelle Adjani, frôlent le désastre. Le cinéaste se fait plus rare encore, hormis le plutôt réussi Dick Tracy en 1990, et Bulworth en 1998, une satire politique où ce militant engagé, qui se définit comme «un démocrate gauchiste», affirme ses opinions. Réputé pour son ambition, son perfectionnisme, son côté manipulateur et son obsession du contrôle, Warren Beatty ne pouvait que se reconnaître dans le milliardaire Howard Hughes, autre homme à femmes compulsif sur lequel il vient de réaliser, dans le plus grand secret, un film en gestation depuis 1976 qui pourrait bien sonner comme son testament. Marie Gérard 7



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